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Transparence, le maillon faible des économies de la région MENA

La pandémie Covid-19 et l’effondrement des prix du pétrole mettent à rude épreuve les économies de la région Afrique du Nord et Moyen-Orient. Dans son dernier rapport, la Banque mondiale recommande aux pays de la région de fournir davantage d’efforts en matière de transparence et disponibilité de la data, essentielles pour assurer la croissance et rétablir la confiance, notamment en direction des investisseurs étrangers.

Transparence, le maillon faible  des économies de la région MENA
La région MENA est confrontée à un double choc sans précédent associé à la pandémie du Covid-19 et à l’effondrement des prix du pétrole. Ces chocs ralentissent davantage la croissance économique déjà faible dans la région, souligne la Banque mondiale.

La faible croissance dans la région MENA (Afrique du Nord et Moyen-Orient) est due, pour une grande part, au manque de transparence. Une région considérée la seule au monde à avoir connu une baisse de sa capacité statistique et de transparence depuis 2005. C’est ce qui ressort du dernier rapport de la Banque mondiale, intitulé «Importance de la transparence pour la région MENA». Le besoin d’une plus grande transparence est déterminant aujourd’hui, «puisque la région MENA est confrontée à un double choc sans précédent associé à la pandémie du Covid-19 et à l’effondrement des prix du pétrole. Ces chocs ralentissent davantage la croissance économique déjà faible dans la région», déclare la Banque mondiale. Le rapport montre comment la propagation du Covid-19, associée à l’effondrement des prix du pétrole, modifie les prévisions de croissance du secteur privé et de la Banque mondiale pour l’année en cours. En effet, les prévisions du 1er avril prévoient que ces deux chocs coûteraient environ 3,7% du PIB régional, soit près de 116 milliards de dollars. Ceci alors que la Banque mondiale avait annoncé, le 19 mars, un coût de 2,1% du PIB régional. Une plus grande transparence et disponibilité de la data permettra ainsi à l’institution financière de mieux établir ses prévisions qui sont confrontées à une plus grande fluctuation en cette période incertaine. «Plus que toute autre région du monde, la région MENA est secouée par deux chocs distincts. La Banque mondiale ne ménage aucun effort pour aider les pouvoirs publics à surmonter ces chocs et ne pas faire de laissés-pour-compte. Mais pour redonner espoir à nos citoyens, nous devons apprendre et changer. Dans toute la région, la transparence peut aider à assurer la croissance et renforcer la confiance dans les années et les décennies à venir», déclare Ferid Belhaj, vice-président de la Banque mondiale pour la région MENA.

L’institution de Bretton Woods souligne que la pandémie du Covid-19 plombe les économies de la région de quatre manières, à savoir la détérioration de la santé publique, la baisse de la demande mondiale de biens et services de la région, la chute des prix du pétrole et le recul de l’offre et la demande intérieures en raison de l’application de mesures de distanciation sociale.

Elle leur recommande d’adopter deux démarches parallèles : d’une part, faire face à l’urgence sanitaire et au ralentissement économique associé, et d’autre part, commencer à adopter des réformes porteuses de transformations et sans incidence majeure sur le budget, notamment en ce qui concerne la transparence de la dette et la restructuration des entreprises publiques. 

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