La présence du film de Driss Roukhe au Festival de Buffalo vient après trois autres participations dans des festivals internationaux, notamment au Festival de Toronto (Canada) où il a décroché sa première récompense (le Prix du «Best Film» au Toronto Film and Script Awards), au Festival de Montréal (Canada) et au Festival du film de Durban en Afrique du Sud. «Je suis très content pour ce film qui a participé dans pas mal de festivals à travers le monde, à savoir le Canada, les États-Unis, l’Afrique du Sud… Il est aussi sur la liste des films de la compétition officielle du Festival d’Alexandrie. C’est un film que j’ai fait avec cœur, avec beaucoup de réflexion et de sacrifices. Il y a eu un grand travail sur l’écriture avec mon ami Mouhejja pour réaliser un film différent et une histoire qui ne rentre pas dans le cercle des histoires classiques. On a surtout travaillé sur l’humain. Donc, quand le film est sélectionné dans des festivals internationaux, cela veut dire qu’il a son public qui le comprend et l’apprécie. Et cela me fait honneur», souligne l’acteur et réalisateur Driss Roukhe.
Synopsis
C’est l’histoire de Raniya, une jeune femme dans la trentaine qui vit avec la certitude que son mari la trompe. Chaque soir quand Omar rentre, c’est le même scénario. Une dispute qui se termine toujours par une bagarre, où Raniya sort avec un bleu dans les yeux. La jalousie et la peur de Raniya la rendent pratiquement instable. Un soir la dispute dégénère quand elle prend un couteau et assène un coup à la poitrine de son époux. Elle emballe le cadavre et l’enterre en pleine forêt. À la fin de cette histoire, on découvre que ce n’était qu’une illusion vécue par Raniya depuis le début. Car elle n’était en fait que le cobaye d’une expérience dirigée par une organisation secrète.
Parcours du réalisateur
Natif de Meknès, Driss Roukhe est un acteur et réalisateur marocain qui a suivi une formation théâtrale à l’Institut supérieur d’art dramatique et d’animation culturelle (ISADAC) de Rabat de 1990 à 1994. Suite à ce diplôme, il décroche une bourse d’études au Conservatoire national supérieur d’art dramatique (CNSAD) de Paris pour avoir une licence. Roukhe côtoie aussi plusieurs théâtres, notamment en Jordanie, en Égypte, en Suède, puis en Alexandrie. Au Maroc, avec sa troupe du Théâtre des Sept, il monte ses pièces : «Aouicha» sur la persécution des journalistes, «Figurines de papier» sur l’arbitraire du pouvoir local, «La Dernière danse» sur l’adultère ou «Callgirls» sur la prostitution. À son actif, en tant qu’acteur, plusieurs longs métrages, courts métrages, téléfilms et séries, grâce auxquels il a acquis une grande popularité. Il a aussi été sollicité pour des productions étrangères, tout en plongeant, de temps à autre, dans le monde de l’écriture de scénarios et de la réalisation.
