La justice a demandé au gouvernement britannique de limiter plus strictement les émissions de particules en suspension pour éviter des morts liées à la pollution de l’air, après avoir déterminé qu’elle avait contribué au décès d’une fillette à Londres. «Des mesures devraient être prises pour éviter de futurs décès et je crois que vous et votre organisation avez le pouvoir de prendre de telles mesures», a conclu dans un rapport publié mercredi et adressé aux ministères de l’Environnement, des Transports et de la Santé, Philip Barlow, le coroner adjoint de l’arrondissement londonien de Southwark. Cet agent de justice s’était penché sur les causes de la mort d’Ella Adoo-Kissi-Debrah, décédée le 15 février 2013 d’une grave crise d’asthme. Il avait conclu en décembre 2020, au terme de deux semaines d’audiences, que la pollution de l’air avait «contribué» à ce décès, une première en matière de justice. Cette petite fille de neuf ans vivait à Lewisham, à moins de 30 mètres du South circular, une voie très empruntée du Sud londonien, et avait été exposée à des niveaux de dioxyde d’azote et de particules en suspension -les polluants les plus nocifs- dépassant les directives de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans son rapport, le coroner recommande de considérer les directives de l’OMS «comme des exigences minimales». «Des objectifs juridiquement contraignants fondés sur les directives de l’OMS réduiraient le nombre de décès dus à la pollution de l’air au Royaume-Uni», a-t-il souligné. Entre 28.000 et 36.000 décès survenant au Royaume-Uni chaque année sont estimés être liés à la pollution de l’air.
La justice demande au gouvernement britannique d’agir
LE MATIN
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21 Avril 2021
À 22:14
