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Samedi 13 Juin 2026
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La moitié du potentiel mondial encore inexploité

En 2020, l’hydroélectricité a fourni un sixième de la production mondiale d’électricité, ce qui en fait la plus grande source d’énergie verte, rapporte l’Agence internationale de l’énergie dans sa première étude sur cette source d’énergie. Les ajouts de capacité hydroélectrique mondiale pourraient être 40% plus élevés en 2030.

La moitié du potentiel mondial encore inexploité
L’AIE recommande d’investir 127 milliards de dollars, soit près d’un quart des investissements hydroélectriques mondiaux, dans la modernisation de centrales vieillissantes, principalement dans les économies avancées. Ph. DR

«Le géant oublié de l’électricité propre». C’est en ces termes que l’Agence internationale de l’énergie (AIE) qualifie l’énergie issue des centrales «au fil de l’eau» utilisant le débit d’un fleuve, des barrages et des stations de pompage. Oublié parce que la première étude de l’AIE sur le sujet, publiée le 30 juin, évalue à 50% le potentiel économiquement viable de l’hydroélectricité dans le monde qui reste inexploité, notamment dans les économies émergentes et en développement où ce taux atteint près de 60%.

Dans 80 pays de ce groupe, cette forme d’énergie répond actuellement à la majorité de la demande d’électricité au profit de 800 millions d’habitants. L’agence explique cette faible exploitation au niveau mondial de cette énergie propre par la concurrence de l’éolien, du solaire photovoltaïque, du gaz naturel et du charbon. Cependant, l’hydroélectricité a déjà fait ses preuves : «En 2020, l’hydroélectricité a fourni un sixième de la production mondiale d’électricité, ce qui en fait la plus grande source d’énergie à faible émission de carbone», rapporte l’AIE selon laquelle l’électricité produite durant cette période dépasse celle issue «de l’ensemble des énergies renouvelables réunies».

Cette part dans le mix mondial pourrait davantage augmenter les dix prochaines années. Les ajouts de capacité hydroélectrique mondiale pourraient être 40% plus élevés en 2030 en débloquant les pipelines de projets existants. La Chine devrait rester le plus grand marché de l’hydroélectricité jusqu’en 2030, représentant 40% de l’expansion mondiale, suivie par l’Inde. Pour atteindre ce niveau de production à cette échéance, l’AIE recommande d’investir 127 milliards de dollars, soit près d’un quart des investissements hydroélectriques mondiaux, dans la modernisation de centrales vieillissantes, principalement dans les économies avancées. 

«C’est notamment le cas en Amérique du Nord, où l’âge moyen d’une centrale hydroélectrique est de près de 50 ans, et en Europe de 45 ans». Les longs délais de réalisation de nouvelles centrales, le long processus d’autorisation, les coûts liés aux risques environnementaux et l’éventuelle opposition des communautés locales sont autant d’autres obstacles à surmonter. Pour mettre le monde sur la voie de zéro émissions nettes d’ici 2050, les gouvernements devraient augmenter considérablement leurs ambitions hydroélectriques, conclut l’AIE. 

 

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