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8 Mars

ELLES TÉMOIGNENT

LE MATIN

ELLES TÉMOIGNENT

Nous avons posé la question à des femmes marocaines actives pour savoir si, selon elles, la situation actuelle due à la Covid-19 affecte fortement les inégalités homme/femme. Nous avons également souhaité avoir leur avis sur ce qui devrait être entrepris pour faire face à une parité déjà fragile : comment réagir face à ce déclin ? Voici leurs réponses :

Laila Andaloussi, vice-présidente de l’Ordre des experts-comptables, fondatrice d’ABS Consulting et présidente du réseau Wimen

«La Covid a dévoilé l’ampleur de la vulnérabilité de la situation des femmes à travers le monde. Il a, en outre, accéléré les inégalités entre genres. Parce que les femmes exercent majoritairement dans le secteur informel ou dans des secteurs comme le commerce, la restauration, le tourisme, qui ont été le plus exposés. Donc il est nécessaire de renforcer la mobilisation en faveur des franges de la population les plus touchées par la crise notamment les femmes. Cela passera par le renforcement de l’éducation et des capacités entrepreneuriales des femmes notamment dans le rural. Dans les pays européens durant les 50 dernières années, le taux de croissance s’est accru en raison de l’élévation des niveaux d’éducation qui a permis aux femmes d’intégrer le marché de l’emploi. Aujourd’hui, le taux d’emploi des femmes est de l’ordre de 70% dans les pays européens, en raison de l’élévation du niveau d’éducation durant les 50 dernières années. Au Maroc, il ne dépasse pas de 21%. Nous avons également besoin de disposer d’un système de santé plus inclusif, et d’améliorer l’accès au financement en faveur des femmes. Quelque 17% d’entre elles ont accès à un compte bancaire contre 41% des hommes, selon des données récentes de la Banque mondiale.»

Nawal Houti, CEO de Brand Factory

«Les inégalités hommes-femmes ne sont pas le simple fait de la pandémie, elles sont historiques au vu de la société patriarcale dans laquelle nous vivons. Toutefois, la pandémie de la Covid 19 n’a fait qu’exacerber une situation déjà existante et qui menace de s’aggraver. Ces inégalités se ressentent autant sur le plan sanitaire que socio-économique. Sur le plan sanitaire, certains secteurs fortement féminisés représentent des professions à risque pour la femme, notamment celui de la santé où la majorité du personnel soignant, particulièrement le personnel infirmier, sont des femmes. Ces infirmières, très sollicitées, se retrouvent en frontline dans la lutte conter la pandémie et donc très exposées à la maladie. Sur le plan socio-économique, cet écart d’inégalité s’est creusé davantage. L’informel et la précarité de l’emploi en sont les principales causes et ont sévèrement impacté la hausse du chômage chez la femme en période de la Covid. Additionné à cela des facteurs psychologiques et les violences faites aux femmes en période de confinement. Pour réagir à ce déclin, plusieurs solutions à court et moyen termes. On pourrait appuyer la création de plus de fonds d’aide à l’autonomisation de la femme, promouvoir davantage la scolarisation de la petite fille, travailler sur des incitations fiscales qui favoriserait le passage vers une économie formelle. Le cas des 700 contrats pour l’emploi des femmes dans la région de F’nideq dans le secteur textile est un bel exemple à dupliquer plus largement.»

Yasmine Benamour, présidente du réseau LCI Education Afrique et DG de HEM

«Les inégalités homme/femme n’ont malheureusement pas attendu la pandémie pour être bien présentes. Le taux d’activité des femmes au Maroc ne cesse de baisser (~23%), les salaires des femmes sont, en moyenne, inférieurs de 25% à ceux des hommes, moins de 10% des conseils d’administration incluent des femmes, le plafond de verre est toujours là et tous les stéréotypes à l’égard de la femme ont la peau bien dure… Bien évidemment, le coronavirus a certainement dû aggraver la situation surtout pour les mères actives qui doivent en même temps se charger de la scolarité (en ligne) de leurs enfants en bas âge et (télé)travailler, éléments qui rendent l’équilibre vie professionnelle/vie personnelle encore plus compliqué. D’une façon générale, en matière d’inégalités homme/femme, un travail reste à faire au niveau de la culture et des mentalités, mais également au niveau légal.»

Najoua Moustatir, chef d’entreprise

«Dans une enquête réalisée par le Haut-Commissariat au Plan (HCP), qui vise à mesurer les conséquences de la crise sur le vécu des ménages et dont les résultats ont été publiés récemment, il ressort que dans la catégorie des «Cadres moyens», 30% des femmes disent avoir arrêté de travailler parce qu’elles n’avaient pas d’alternative pour la garde d’enfants qui ont continué de ne pas aller à l’école même après le déconfinement. La perte d’emploi est un des effets de la crise sur les femmes. Il y en a d’autres : l’augmentation du fardeau domestique, car le temps réservé aux tâches ménagères, travail non rémunéré, s’est allongé du fait de la présence des femmes à la maison, la charge mentale liée à la gestion de la scolarité des enfants qui a basculé de l’école à la maison subitement et malheureusement la recrudescence des cas de violence conjugale, les restrictions sanitaires ayant isolé les femmes qui n’avaient plus de recours et les obligeant par conséquent à vivre sous le même toit avec leurs agresseurs. Cette période de crise qui a exacerbé la vulnérabilité des femmes risque fort d’annihiler tous les efforts consentis depuis des décennies pour la promotion de leurs droits et de creuser encore plus les inégalités dont elles font les frais. Pour éviter cela, il est urgent de prendre la pleine mesure des répercussions de la crise sur cette partie de la population, fragilisée et vulnérable, et d’apporter des réponses à toutes les problématiques ayant résulté de cette situation sanitaire. Je voudrais citer une campagne qui a été lancée par ONU-Femmes durant le confinement visant à encourager les hommes marocains à s’engager davantage au sein de leur foyer durant cette période difficile en assumant leur part des tâches ménagères et en s’impliquant dans l’éducation et les soins des enfants. C’est une piste non négligeable pour alléger la charge de travail des femmes. D’ailleurs, l’enquête du HCP que j’ai citée plus haut a révélé que les hommes se sont plus impliqués pendant le confinement qu’avant, notamment dans les soins aux enfants. Il ne faut pas que cela soit conjoncturel. D’autre part, il faut envisager la relance économique avec les femmes en les associant à la réflexion et à la décision, car sans une pleine participation des femmes à l’économie, il sera difficile de se relever.»

Jihane Benslimane, Consultante Business Strategy Europe – Afrique chez HERA Consulting Group

La pandémie a des conséquences dévastatrices sur notre société et notre économie. Cela a bien démontré l’importance de l’appui aux femmes que ce soit dans le domaine médical, en entreprise ou dans les ménages. De plus, quelques inégalités structurelles qui étaient déjà présentes n’ont été qu’accentuées par cette crise. De nombreuses études effectuées par différentes structures mondiales notamment le Fonds monétaire International démontrent que la vie économique et productive des femmes dans le monde a été davantage affectée par la crise par rapport à celle des hommes. En effet, les femmes mettent moins d’argent de côté et assument essentiellement la charge des soins à apporter aux personnes qui vivent dans le même foyer, y compris lorsqu’elles gèrent le foyer seules. Elles ont été touchées de manière disproportionnée par les mesures restrictives de budget et les licenciements. Une fragilité de plus s’est installée quant à la participation des femmes dans la vie active ou à l’entrepreneuriat. Pour les 70% des femmes qui travaillent dans le secteur informel, les conséquences sont plus graves, car elles n’ont pas pu bénéficier d’une protection sociale ni de congés payés et elles ont agi dans l’urgence dépendantes des interactions sociales (ex : la cuisine à la maison, les soins de beauté informels, la pâtisserie informelle, les gommeuses de hamam, les neggafas…). Nous avons pu dès le premier confinement remarquer la hausse des violences conjugales et familiales ou encore le surmenage de certaines femmes qui ne savaient plus assurer la gestion de leur vie professionnelle en télétravail, la scolarité des enfants à distance et les tâches domestiques. Il devient donc primordial que nous nous concentrions davantage sur les possibilités d’aide et d’accompagnement des femmes pour qu’elles puissent gagner en équilibre entre la vie professionnelle en télétravail et la vie personnelle, et ce, dans le meilleur des cas c’est-à-dire lorsque les violences conjugales ou morales sont absentes. Dans de tels cas, les femmes pourraient être emmenées à accepter des emplois non ou mal rémunérés pour fuir le domicile. De nombreuses solutions au Maroc existaient et sont renforcées pendant la pandémie pour l’accompagnement des femmes qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat. Il semble essentiel que d’autres solutions pour encourager l’entrepreneuriat féminin et solidaire voient le jour. Ceci pourrait être en partie une solution pour le dynamisme et l’activité des femmes au Maroc.

Sara Maalal, Ingénieur Développement Produit chez HPS et Digital Transformation Committee Member chez JCI

Les hommes et responsables de foyer perdent leurs emplois à cause du Covid et leurs femmes cherchent à travailler pour subvenir aux besoins de leurs familles. Les enfants et jeunes qui suivent leurs cours en ligne et ne sont plus encadrés par leurs professeurs et du coup les femmes sont tiraillées entre le boulot, la gestion de l’enseignement de leurs enfants et de leurs foyers. Pour celles qui ne travaillent pas, c’est encore pire puisqu’elles n’arrivent pas à suivre les cours avec leurs enfants et à travailler les exercices et les devoirs de l’école avec eux. Je pense qu’il est important de travailler encore plus sur la réinsertion des gens dans le marché du travail avec des formations d’adaptation aux nouveaux métiers Covid et après Covid liés au digital et aux nouvelles technologies. Il faut également réfléchir à la création de nouveaux métiers spécialisés dans la formation et l’enseignement en ligne, ainsi que pour la garde et l’accompagnement scolaire des enfants et des jeunes.

 

 

 

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