Menu
Search
Mardi 28 Avril 2026
S'abonner
close

Fermeture prolongée du détroit d’Ormuz : l'ONU met en garde contre le risque d'une crise alimentaire mondiale

Une perturbation prolongée du détroit d’Ormuz risque de déclencher une crise alimentaire mondiale qui plongerait des millions dans la famine, a averti lundi le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, appelant à maintenir les voies navigables internationales ouvertes, sûres et conformes au droit.

No Image
Une telle perturbation risque de "déclencher une crise alimentaire mondiale, plongeant des millions de personnes — en particulier en Afrique et en Asie du Sud - dans la faim et la pauvreté”, a prévenu le chef de l’ONU lors d’un débat de haut niveau du Conseil de sécurité consacré aux voies navigables maritimes.



Ce fardeau pèse particulièrement sur les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement, a indiqué M. Guterres, ajoutant que plus de 20.000 marins et 2.000 navires commerciaux se retrouvent pris au piège dans un contexte de risques et de restrictions à la navigation.

Pour sortir de cette situation, il est primordial de respecter le droit international et de renforcer le dialogue et la coopération entre États, organisations régionales et acteurs de l’industrie maritime, a-t-il recommandé.

Pour sa part, le Secrétaire général de l’Organisation maritime internationale (OMI), Arsenio Dominguez, a souligné la nécessité de ne pas fermer les détroits utilisés pour la navigation internationale, ajoutant qu’aucun fondement juridique n’autorise un pays à imposer des paiements ou des conditions discriminatoires dans ces passages. Toute dérogation à ces principes “créerait un précédent néfaste et compromettrait gravement l’intégrité et la stabilité du transport maritime”, a-t-il averti.

Revenant sur le blocage de milliers de marins et de navires dans ce passage maritime, M. Dominguez a indiqué que l’OMI a élaboré un cadre d’évacuation dont les aspects techniques et opérationnels sont développés avec la participation des pays de la région, assurant que l’Organisation est prête à le mettre en œuvre “sans délai”.

Selon l’ONU, environ un cinquième du commerce mondial de pétrole, un cinquième du gaz naturel liquéfié et près d’un tiers des engrais échangés à l’échelle internationale transitent par le détroit d’Ormuz.
Lisez nos e-Papers