Rendez-vous majeur mêlant conférences, échanges et pratiques religieuses, la Rencontre annuelle des musulmans de France rassemble chaque année des milliers de participants autour de questions spirituelles, sociales et culturelles. L’événement, organisé du 3 au 6 avril 2026 au Parc des expositions du Bourget, a pourtant été interdit à la dernière minute, le 1er avril, par un arrêté du préfet de police de Paris, invoquant des risques sécuritaires dans un contexte jugé sensible.
La préfecture évoquait un risque terroriste visant la communauté musulmane, la possibilité de perturbations par des groupes d’ultra-droite ainsi qu’un climat national et international tendu. Elle pointait également un risque de propos contraires aux valeurs républicaines lors de certaines interventions.
Saisi en référé par les organisateurs, le tribunal a examiné ces éléments dans l’urgence. Dans son ordonnance rendue le vendredi 3 avril, le tribunal estime que les arguments avancés ne sont pas suffisamment étayés. Les documents produits, notamment une note des services spécialisés, ne comportent pas d’éléments précis permettant de confirmer un risque réel de troubles à l’ordre public.
Le juge souligne notamment qu’aucune preuve concrète de contre-rassemblements n’a été apportée et qu’il n’est pas établi que l’événement serait spécifiquement ciblé. Il rappelle également que les précédentes éditions de cette rencontre se sont déroulées sans incidents majeurs, y compris dans des périodes marquées par de fortes tensions sécuritaires.
Autre point relevé, les organisateurs avaient prévu des dispositifs de sécurité renforcés. Le tribunal considère que rien ne démontre que la situation nécessitait une mobilisation exceptionnelle des forces de l’ordre pouvant justifier une interdiction.
Concernant le risque de discours problématiques, le juge note qu’aucun élément précis n’a été fourni sur les intervenants visés.
Dans sa décision, le tribunal rappelle avec fermeté que la liberté de réunion et d’expression ne peut être entravée qu’en présence d’un risque réel, précis et imminent. Faute de preuves suffisantes, il suspend l’interdiction et autorise la tenue de cet événement, qui attire chaque année un public nombreux, notamment issu de la communauté marocaine de France, du 3 au 6 avril au Parc des expositions de Paris-Le Bourget.
La préfecture évoquait un risque terroriste visant la communauté musulmane, la possibilité de perturbations par des groupes d’ultra-droite ainsi qu’un climat national et international tendu. Elle pointait également un risque de propos contraires aux valeurs républicaines lors de certaines interventions.
Saisi en référé par les organisateurs, le tribunal a examiné ces éléments dans l’urgence. Dans son ordonnance rendue le vendredi 3 avril, le tribunal estime que les arguments avancés ne sont pas suffisamment étayés. Les documents produits, notamment une note des services spécialisés, ne comportent pas d’éléments précis permettant de confirmer un risque réel de troubles à l’ordre public.
Le juge souligne notamment qu’aucune preuve concrète de contre-rassemblements n’a été apportée et qu’il n’est pas établi que l’événement serait spécifiquement ciblé. Il rappelle également que les précédentes éditions de cette rencontre se sont déroulées sans incidents majeurs, y compris dans des périodes marquées par de fortes tensions sécuritaires.
Autre point relevé, les organisateurs avaient prévu des dispositifs de sécurité renforcés. Le tribunal considère que rien ne démontre que la situation nécessitait une mobilisation exceptionnelle des forces de l’ordre pouvant justifier une interdiction.
Concernant le risque de discours problématiques, le juge note qu’aucun élément précis n’a été fourni sur les intervenants visés.
Dans sa décision, le tribunal rappelle avec fermeté que la liberté de réunion et d’expression ne peut être entravée qu’en présence d’un risque réel, précis et imminent. Faute de preuves suffisantes, il suspend l’interdiction et autorise la tenue de cet événement, qui attire chaque année un public nombreux, notamment issu de la communauté marocaine de France, du 3 au 6 avril au Parc des expositions de Paris-Le Bourget.
