La mesure, décidée par le Premier ministre et entrée en vigueur dès sa publication vendredi, impose aux négociants en pétrole opérant sous le régime de la loi sur le commerce des carburants de suspendre temporairement les exportations de plusieurs produits énergétiques jusqu'à nouvel ordre.
Sont concernés les produits pétroliers raffinés, notamment l'essence, l'essence mélangée à l'éthanol, le diesel à haute vitesse, le carburant d'aviation Jet A-1, ainsi que le gaz de pétrole liquéfié.
Les autorités invoquent l'incertitude entourant l'évolution de la guerre au Moyen-Orient et ses répercussions possibles sur l'approvisionnement énergétique du pays, alors que les tensions dans la région continuent de peser sur les chaînes d'approvisionnement mondiales.
Pour renforcer la sécurité énergétique nationale, le gouvernement exige également des négociants qu'ils maintiennent des réserves de produits pétroliers raffinés destinés au marché domestique, à hauteur de 1,5% à partir du 31 mars et de 3% à compter du 30 avril, conformément aux dispositions de la législation encadrant le commerce des carburants.
Parallèlement, Bangkok a mis en place un Centre de gestion et de suivi de la situation liée aux combats au Moyen-Orient, chargé de coordonner la réponse gouvernementale face aux répercussions potentielles du conflit.
Cette structure aura notamment pour mission de suivre l'évolution de la situation, de superviser l'application des mesures décidées par les autorités et de proposer, si nécessaire, de nouveaux dispositifs destinés à limiter l'impact de la crise sur l'économie thaïlandaise et la sécurité énergétique du pays
