Lors d’un point de presse mardi à Genève, le porte-parole du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), Jens Laerke, a fait également état de 16 morts et 546 disparus en Chine.
Sur le terrain, les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent dans un contexte toujours dangereux. "La recherche et le sauvetage sont toujours en cours et la mousson n’a pas cessé", a averti Matt Baden, responsable des opérations de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) pour la crise au Népal.
Les voies d’eau obstruées font craindre de nouvelles inondations et "la menace de glissements de terrain est réelle et immédiate", a-t-il souligné. Dans les districts les plus durement touchés de Rasuwa, Nuwakot et Dhading, "des véhicules, des routes, des maisons entières sont enfouis sous des mètres de boue", a-t-il décrit.
L’accès aux zones sinistrées reste extrêmement difficile, a-t-il relevé, notant qu’"un trajet qui prenait dix minutes en prend désormais neuf heures".
Des habitants retournent néanmoins sur place pour retrouver leurs maisons et leurs proches. Une famille rencontrée par les équipes de la Croix-Rouge creusait ainsi dans la boue à la recherche d’une femme de 82 ans, restée seule lorsque les eaux sont arrivées.
Face à l’ampleur des besoins, la Croix-Rouge népalaise, soutenue par l’IFRC, distribue eau, nourriture, abris et kits d’hygiène et poursuit les opérations de secours.
L’IFRC a débloqué un million de francs suisses en urgence et lancé un appel de 25 millions pour soutenir l’aide et le relèvement. "Ce n’est que le début", a prévenu M. Baden, soulignant que des communautés restent isolées, que des logements ont été détruits et que les moyens de subsistance ont été anéantis.
Les femmes et les filles figurent parmi les populations les plus vulnérables de ces crues meurtrières. Selon Christine Arab, directrice régionale d’ONU Femmes pour l’Asie et le Pacifique, 43.000 femmes et filles ont besoin d’une aide humanitaire immédiate.
Dans certaines communautés, des femmes enceintes, allaitantes ou en situation de handicap sont "parties, emportées, parce qu’elles ne pouvaient pas courir vers les hauteurs", a-t-elle rapporté.
Les survivantes manquent de nourriture, l’accès à l’eau potable se dégrade et les risques de violences, d’exploitation et de traite augmentent, a-t-elle ajouté.
ONU Femmes souligne également que les femmes assurent environ 85% du travail domestique non rémunéré au Népal, une charge qui s’alourdit encore après la destruction des logements et des services essentiels.
L’organisation appelle à associer davantage les femmes et les organisations dirigées par des femmes aux décisions concernant l’aide et la reconstruction. Par ailleurs, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) fait état de huit établissements de santé touchés, dont certains détruits ou endommagés et deux actuellement inaccessibles.
"Les personnes sur le terrain n’ont pas accès à un établissement de santé au moment où leurs besoins sont les plus importants", a souligné Christian Lindmeier, porte-parole de l’OMS.
L’organisation redoute également une aggravation des risques sanitaires liés aux inondations, aux déplacements de population, à la promiscuité et aux eaux stagnantes. Une surveillance est mise en place pour détecter notamment une éventuelle hausse de la dengue, du typhus des broussailles et d’autres maladies transmissibles.
Des équipements de protection, du matériel médical et des sacs mortuaires sont distribués aux structures locales, tandis que des tentes médicales sont installées là où les infrastructures ne fonctionnent plus.
Les autorités népalaises dirigent les opérations de recherche et de sauvetage, tandis que les agences humanitaires prévoient de renforcer les évaluations des dégâts et des besoins à mesure que l’accès aux zones sinistrées s’améliorera.
Sur le terrain, les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent dans un contexte toujours dangereux. "La recherche et le sauvetage sont toujours en cours et la mousson n’a pas cessé", a averti Matt Baden, responsable des opérations de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) pour la crise au Népal.
Les voies d’eau obstruées font craindre de nouvelles inondations et "la menace de glissements de terrain est réelle et immédiate", a-t-il souligné. Dans les districts les plus durement touchés de Rasuwa, Nuwakot et Dhading, "des véhicules, des routes, des maisons entières sont enfouis sous des mètres de boue", a-t-il décrit.
L’accès aux zones sinistrées reste extrêmement difficile, a-t-il relevé, notant qu’"un trajet qui prenait dix minutes en prend désormais neuf heures".
Des habitants retournent néanmoins sur place pour retrouver leurs maisons et leurs proches. Une famille rencontrée par les équipes de la Croix-Rouge creusait ainsi dans la boue à la recherche d’une femme de 82 ans, restée seule lorsque les eaux sont arrivées.
Face à l’ampleur des besoins, la Croix-Rouge népalaise, soutenue par l’IFRC, distribue eau, nourriture, abris et kits d’hygiène et poursuit les opérations de secours.
L’IFRC a débloqué un million de francs suisses en urgence et lancé un appel de 25 millions pour soutenir l’aide et le relèvement. "Ce n’est que le début", a prévenu M. Baden, soulignant que des communautés restent isolées, que des logements ont été détruits et que les moyens de subsistance ont été anéantis.
Les femmes et les filles figurent parmi les populations les plus vulnérables de ces crues meurtrières. Selon Christine Arab, directrice régionale d’ONU Femmes pour l’Asie et le Pacifique, 43.000 femmes et filles ont besoin d’une aide humanitaire immédiate.
Dans certaines communautés, des femmes enceintes, allaitantes ou en situation de handicap sont "parties, emportées, parce qu’elles ne pouvaient pas courir vers les hauteurs", a-t-elle rapporté.
Les survivantes manquent de nourriture, l’accès à l’eau potable se dégrade et les risques de violences, d’exploitation et de traite augmentent, a-t-elle ajouté.
ONU Femmes souligne également que les femmes assurent environ 85% du travail domestique non rémunéré au Népal, une charge qui s’alourdit encore après la destruction des logements et des services essentiels.
L’organisation appelle à associer davantage les femmes et les organisations dirigées par des femmes aux décisions concernant l’aide et la reconstruction. Par ailleurs, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) fait état de huit établissements de santé touchés, dont certains détruits ou endommagés et deux actuellement inaccessibles.
"Les personnes sur le terrain n’ont pas accès à un établissement de santé au moment où leurs besoins sont les plus importants", a souligné Christian Lindmeier, porte-parole de l’OMS.
L’organisation redoute également une aggravation des risques sanitaires liés aux inondations, aux déplacements de population, à la promiscuité et aux eaux stagnantes. Une surveillance est mise en place pour détecter notamment une éventuelle hausse de la dengue, du typhus des broussailles et d’autres maladies transmissibles.
Des équipements de protection, du matériel médical et des sacs mortuaires sont distribués aux structures locales, tandis que des tentes médicales sont installées là où les infrastructures ne fonctionnent plus.
Les autorités népalaises dirigent les opérations de recherche et de sauvetage, tandis que les agences humanitaires prévoient de renforcer les évaluations des dégâts et des besoins à mesure que l’accès aux zones sinistrées s’améliorera.
