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Les Etats-Unis vont se retirer de 66 organisations internationales, dont plusieurs relevant de l'ONU

L'administration américaine a annoncé mercredi le retrait des États-Unis de quelque 66 organisations internationales, dont près d’une trentaine relevant du système des Nations Unies, les jugeant "inefficaces", "coûteuses" ou poursuivant des objectifs "contraires aux intérêts" de Washington.

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Cette décision fait suite à un examen conduit par l’administration du président Donald Trump sur l’utilité et l’impact des organisations internationales auxquelles les États-Unis participent, selon un communiqué du département d’État.



Ces institutions seraient, selon Washington, "redondantes, mal gérées, dispendieuses, inefficaces ou influencées par des acteurs défendant des intérêts contraires à ceux des États-Unis".

La moitié des organisations concernées par le retrait américain font partie du système onusien. Ainsi, les Etats-Unis se retireront notamment du Département des affaires économiques et sociales, de son Conseil économique et social (ECOSOC), du Mécanisme international résiduel pour les tribunaux pénaux, ainsi que des bureaux des Représentants spéciaux du Secrétaire général pour les enfants dans les conflits armés et pour la violence contre les enfants.

Les États-Unis se retirent également de l’Alliance des civilisations, d’ONU Femmes, de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et du Fonds onusien pour la population (FNUAP).

En dehors du système onusien, Washington annonce aussi la fin de son adhésion à plusieurs structures multilatérales, dont la Commission de coopération environnementale, la Coalition pour la liberté en ligne, le Forum mondial de lutte contre le terrorisme et le Forum mondial sur la migration et le développement.

Figurent également sur cette liste le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’Organisation internationale de droit du développement et l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale.

"L’époque où des milliards de dollars de l’argent des contribuables étaient versés à des intérêts étrangers au détriment du peuple américain est révolue”, a tranché le département d’État.

La diplomatie américaine estime que le cadre initial de coopération internationale s’est transformé en une "vaste architecture de gouvernance mondiale", dominée par une idéologie “progressiste” et “globaliste”, accusant ces organisations de “chercher activement à restreindre la souveraineté américaine”.
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