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Lundi 09 Mars 2026
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Macron affirme préparer une future mission défensive pour rouvrir le détroit d'Ormuz

Emmanuel Macron a affirmé lundi préparer avec ses partenaires une future mission "purement défensive" pour rouvrir le détroit d'Ormuz et escorter les navires "après la sortie de la phase la plus chaude du conflit" au Moyen-Orient, afin de permettre la circulation du pétrole et du gaz.

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Le président français s'est rendu à l'aéroport militaire de Paphos, dans le sud-ouest de l'île méditerranéenne touchée par un drone peu après le début de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février, pour apporter son soutien à son homologue chypriote Nikos Christodoulides.



"Lorsque Chypre est attaquée, c'est l'Europe qui est attaquée", a-t-il martelé. "Nous n'accepterons pas que le moindre morceau du territoire européen, comme Chypre, soit exposé au danger", a renchéri à leurs côtés le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, tout en assurant qu'il s'agissait d'actions "strictement défensives, loin de tout engagement militaire". La France, l'Italie et l'Espagne ont dépêché chacune une frégate dans la zone.

Emmanuel Macron était ensuite en route dans l'après-midi vers le porte-avions français Charles de Gaulle, qui se trouve désormais au large de la Crète après avoir été redirigé sur son ordre vers la Méditerranée orientale après le début du conflit.

Ce bâtiment est au cœur d'un important dispositif naval français appelé aussi à mobiliser "huit frégates" et "deux portes-hélicoptères amphibies" dans une vaste zone incluant la Méditerranée orientale, la mer Rouge et le détroit d'Ormuz dans le Golfe, a-t-il détaillé.

Il a notamment annoncé que la France contribuerait "dans la durée" avec "deux frégates" à l'opération Aspides mise en place en 2024 par l'Union européenne en mer Rouge, sous commandement grec. Une frégate française y participait déjà. Le Premier ministre grec a invité ses "collègues européens à renforcer cette opération avec davantage de moyens flottants".

Au-delà, "nous sommes en train de mettre en place" une "mission purement défensive, purement d'accompagnement" qui "a vocation à permettre, dès que cela sera possible, après la sortie de la phase la plus chaude du conflit", "l'escorte de porte-conteneurs et de tankers, pour rouvrir progressivement le détroit d'Ormuz", a affirmé le chef de l'Etat français.

C'est, selon lui, "essentiel au commerce international, mais également à la circulation du gaz et du pétrole qui doivent pouvoir sortir à nouveau de cette région", alors que l'impraticabilité du détroit, en raison du conflit, a fait s'envoler les cours ces derniers jours.

Emmanuel Macron a assuré préparer cette mission "strictement pacifique" avec des partenaires "européens et non européens". Des discussions sont évoquées côté français, notamment avec l'Inde et d'autres pays asiatiques fortement touchés par la situation actuelle.
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