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Lundi 26 Octobre 2026
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Mélanome : un nouveau vaccin américain réduit fortement le risque de récidive ou de décès

Les laboratoires américains Merck et Moderna ont annoncé ce mois-ci les résultats d’un essai international mené auprès de 1.137 patients opérés d’un mélanome à haut risque. L’étude montre qu’un vaccin personnalisé à ARN messager, administré après l’opération avec le Keytruda — un médicament qui aide le système immunitaire à repérer et à combattre les cellules cancéreuses — a réduit de 42 % le risque relatif de récidive ou de décès. Élaboré à partir des caractéristiques de la tumeur de chaque patient, ce traitement n’a pas encore reçu d’autorisation de mise sur le marché, mais les résultats ouvrent une piste pour limiter les rechutes, alors que près de 338 000 nouveaux cas de mélanome et plus de 58 000 décès ont été estimés dans le monde pour la seule année 2024.

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Les laboratoires américains Merck et Moderna ont annoncé ce mois-ci les résultats d’un essai de phase 3 sur un vaccin personnalisé contre le mélanome, une forme de cancer de la peau. Administré après l’opération avec le Keytruda, un médicament d’immunothérapie qui aide le système immunitaire à attaquer les cellules cancéreuses, le vaccin a réduit le risque de récidive ou de décès chez des patients atteints d’un mélanome à haut risque.

Baptisé intismeran autogene, le vaccin est préparé à partir d’un échantillon de la tumeur retirée lors de l’opération. Son analyse permet de repérer les mutations propres au cancer, puis de concevoir un vaccin qui entraîne le système immunitaire à reconnaître ces caractéristiques. Le Keytruda agit de son côté en empêchant les cellules cancéreuses de freiner les défenses immunitaires, ce qui permet à l’organisme de mieux les combattre.

L’essai a suivi 1.137 patients atteints d’un mélanome de stade IIB à IV, dont la tumeur avait été retirée par chirurgie. Tous ont reçu le Keytruda ; environ deux tiers ont aussi reçu le vaccin, tandis que les autres ont reçu une injection placebo, sans vaccin expérimental.

Après un suivi médian de 24,6 mois, l’association des deux traitements a réduit de 42 % le risque relatif de récidive ou de décès, par rapport au Keytruda seul. À deux ans, 82,2 % des patients ayant reçu le vaccin et le Keytruda étaient sans récidive, contre 70 % dans le groupe traité uniquement par Keytruda.

Les effets indésirables les plus fréquents avec l’association étaient la fièvre, la douleur au point d’injection et la fatigue. Quant aux effets sévères liés au traitement, ils ont concerné 14,2 % des patients ayant reçu le vaccin avec le Keytruda, contre 13,4 % de ceux traités par Keytruda seul.

Les deux laboratoires affirment poursuivre le suivi des participants afin d’évaluer notamment la survie globale, échanger avec les autorités sanitaires en vue d’une éventuelle autorisation de mise sur le marché et étudier cette approche dans d’autres cancers, dont ceux du poumon et du pancréas.

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