Entre les réformes engagées et les attentes qui demeurent, l’exercice du pouvoir laisse rarement un bilan homogène. Il produit des résultats mesurables, mais aussi des dossiers qui résistent aux réformes, des chantiers qui demandent davantage de temps et des difficultés dont la résolution ne peut tenir dans le calendrier d’une législature. Mohamed Chaouki, président du Rassemblement national des indépendants, est revenu sur cette période lors d’une rencontre organisée par la Fondation Lafqui Titouani dans le cadre de son programme «Fi Hadhrat Assouaal». L’échange a porté sur les principaux dossiers qui ont marqué l’action gouvernementale : protection sociale, pouvoir d’achat, prix, santé, formation, investissement et retraites.
À ces questions de bilan se sont ajoutées celles qui dessinent déjà la prochaine étape : quelle réponse apporter aux attentes de la jeunesse, quels chantiers poursuivre, comment préserver les équilibres sociaux et économiques et quelle place pour le RNI dans la configuration politique qui se dessinera après 2026 ? Sur chacun de ces dossiers, Mohamed Chaouki défend les choix du gouvernement, tout en reconnaissant que plusieurs réformes restent ouvertes.
À ces questions de bilan se sont ajoutées celles qui dessinent déjà la prochaine étape : quelle réponse apporter aux attentes de la jeunesse, quels chantiers poursuivre, comment préserver les équilibres sociaux et économiques et quelle place pour le RNI dans la configuration politique qui se dessinera après 2026 ? Sur chacun de ces dossiers, Mohamed Chaouki défend les choix du gouvernement, tout en reconnaissant que plusieurs réformes restent ouvertes.
Jeunesse : derrière les départs, la question des perspectives
La fièvre de la migration qui s’empare de beaucoup de jeunes constitue un révélateur de l’imperfection des politiques publiques dédiées à cette catégorie sociale. Et de la place que la société marocaine offre à une génération dont les aspirations ont profondément évolué. Si Mohamed Chaouki reconnaît la responsabilité politique du RNI, qui participe au gouvernement, il refuse de lier la migration irrégulière à l’action du seul Exécutif dont le mandat prend fin. Le phénomène, Selon lui, résulte de facteurs économiques, sociaux et sociologiques qui se sont accumulés dans le temps. L’attractivité des pays de destination et l’existence de réseaux facilitant les départs viennent renforcer cette dynamique.
Pour autant, le chômage est-il un facteur déterminant ? La question a tout lieu d’être posée, car le paradoxe est là : les jeunes ne trouvent pas d’emplois tandis que plusieurs secteurs éprouvent des difficultés à recruter. Entre les compétences disponibles et les emplois proposés, entre les aspirations et les conditions d’insertion, un décalage persiste. De plus, les attentes professionnelles ont changé, de même que la perception des revenus, des conditions de vie et des perspectives offertes par l’emploi. Pour le RNI, la réponse ne peut donc se limiter à produire davantage de postes. Elle doit aussi agir sur les conditions qui permettent à un jeune de construire un parcours au Maroc.
Pour Mohamed Chaouki, l’école constitue à ce titre le talon d’Achille. La lutte contre le décrochage, la qualité de l’enseignement supérieur et le rapprochement entre les formations et les besoins de l’économie doivent faire partie de la réponse à apporter aux problèmes des jeunes. Les loisirs et les services sociaux destinés aux jeunes y trouvent également leur place.
Pour autant, le chômage est-il un facteur déterminant ? La question a tout lieu d’être posée, car le paradoxe est là : les jeunes ne trouvent pas d’emplois tandis que plusieurs secteurs éprouvent des difficultés à recruter. Entre les compétences disponibles et les emplois proposés, entre les aspirations et les conditions d’insertion, un décalage persiste. De plus, les attentes professionnelles ont changé, de même que la perception des revenus, des conditions de vie et des perspectives offertes par l’emploi. Pour le RNI, la réponse ne peut donc se limiter à produire davantage de postes. Elle doit aussi agir sur les conditions qui permettent à un jeune de construire un parcours au Maroc.
Pour Mohamed Chaouki, l’école constitue à ce titre le talon d’Achille. La lutte contre le décrochage, la qualité de l’enseignement supérieur et le rapprochement entre les formations et les besoins de l’économie doivent faire partie de la réponse à apporter aux problèmes des jeunes. Les loisirs et les services sociaux destinés aux jeunes y trouvent également leur place.
Le bilan social : des acquis qui changent d’échelle
Outre la question de la migration des jeunes qui fait l’actualité depuis des semaines, un autre sujet s’est imposé dans le débat compte tenu de l’agenda politique : le bilan du gouvernement. Le RNI revendique ainsi des réformes qui ont modifié l’architecture de la protection sociale : généralisation de l’AMO, soutien social direct, investissements dans la santé et accompagnement des entreprises. Sauf que l’enjeu n’est plus seulement celui de l’accès à un dispositif. Il est désormais celui de son efficacité réelle.
La généralisation de la couverture maladie constitue ainsi une première étape. Elle doit encore se traduire par un accès effectif aux soins, une offre suffisamment disponible et des ressources humaines capables de répondre aux besoins. Sur ce terrain, le déficit en médecins spécialistes demeure une difficulté. Les recrutements engagés et l’augmentation des capacités de formation apportent une réponse, mais leurs effets ne peuvent être immédiats, estime Mohamed Chaouki. La santé révèle ainsi une caractéristique commune à plusieurs réformes : l’État peut modifier rapidement les règles et les dispositifs, mais il faut davantage de temps pour transformer les capacités réelles du service public.
L’éducation relève de la même temporalité. La baisse du décrochage scolaire et les efforts consacrés à la qualité constituent des acquis revendiqués. Mais leurs effets ne peuvent être mesurés uniquement à l’intérieur d’un mandat politique. La réforme éducative, comme celle de la santé, engage des trajectoires dont les résultats se construisent sur plusieurs années, tient à souligner le chef du RNI. C’est précisément ce qui donne, selon M. Chaouki, au bilan social sa double dimension : des réalisations déjà visibles, mais aussi des réformes dont le véritable test reste à venir.
La généralisation de la couverture maladie constitue ainsi une première étape. Elle doit encore se traduire par un accès effectif aux soins, une offre suffisamment disponible et des ressources humaines capables de répondre aux besoins. Sur ce terrain, le déficit en médecins spécialistes demeure une difficulté. Les recrutements engagés et l’augmentation des capacités de formation apportent une réponse, mais leurs effets ne peuvent être immédiats, estime Mohamed Chaouki. La santé révèle ainsi une caractéristique commune à plusieurs réformes : l’État peut modifier rapidement les règles et les dispositifs, mais il faut davantage de temps pour transformer les capacités réelles du service public.
L’éducation relève de la même temporalité. La baisse du décrochage scolaire et les efforts consacrés à la qualité constituent des acquis revendiqués. Mais leurs effets ne peuvent être mesurés uniquement à l’intérieur d’un mandat politique. La réforme éducative, comme celle de la santé, engage des trajectoires dont les résultats se construisent sur plusieurs années, tient à souligner le chef du RNI. C’est précisément ce qui donne, selon M. Chaouki, au bilan social sa double dimension : des réalisations déjà visibles, mais aussi des réformes dont le véritable test reste à venir.
Pouvoir d’achat : le terrain où le bilan rencontre le quotidien
Aucun bilan gouvernemental ne peut faire l’économie du pouvoir d’achat. C’est ici que les politiques publiques rencontrent le plus directement la perception des ménages. Le gouvernement peut faire valoir les mesures prises : soutien social direct, aides au transport, interventions sur certains produits de première nécessité et revalorisations salariales. Mais ces dispositifs se heurtent à une réalité persistante : le sentiment de cherté ne disparaît pas avec l'addition des mesures de soutien. Une partie de l’explication avancée par Mohamed Chaouki tient à l’inflation importée et à la dépendance du Maroc à certains approvisionnements extérieurs. Le prix de l’énergie occupe, à cet égard, une place particulière.
Le débat sur les carburants ne relève donc pas uniquement de la question tarifaire. Il renvoie à la dépendance énergétique du pays, à son exposition aux fluctuations internationales et à la nécessité de renforcer progressivement son autonomie. Le développement des énergies renouvelables et l’évolution du mix énergétique prennent ici une portée économique autant que stratégique. Le pouvoir d’achat devient ainsi le point de rencontre entre politique sociale, politique énergétique et souveraineté économique, explique l’invité du débat. Pour autant, la réponse défendue par le président du RNI n’est pas celle d’une intervention publique sans limite. Les mécanismes de soutien doivent rester compatibles avec les équilibres budgétaires et avec la capacité de l’État à financer dans la durée les politiques sociales. La question de la formation n’est alors pas loin.
Le débat sur les carburants ne relève donc pas uniquement de la question tarifaire. Il renvoie à la dépendance énergétique du pays, à son exposition aux fluctuations internationales et à la nécessité de renforcer progressivement son autonomie. Le développement des énergies renouvelables et l’évolution du mix énergétique prennent ici une portée économique autant que stratégique. Le pouvoir d’achat devient ainsi le point de rencontre entre politique sociale, politique énergétique et souveraineté économique, explique l’invité du débat. Pour autant, la réponse défendue par le président du RNI n’est pas celle d’une intervention publique sans limite. Les mécanismes de soutien doivent rester compatibles avec les équilibres budgétaires et avec la capacité de l’État à financer dans la durée les politiques sociales. La question de la formation n’est alors pas loin.
Des marchés de gros aux marges : agir sur la chaîne plutôt que compenser sans fin
La réflexion sur les prix conduit par la force des choses aux marchés de gros et aux circuits de distribution. Le problème n’est plus seulement celui du montant payé par le consommateur, mais celui de la manière dont ce prix se construit avant d’arriver jusqu’à lui. La multiplication des intermédiaires, l’opacité de certaines marges et la faiblesse de l’organisation des circuits peuvent contribuer à creuser l’écart entre le prix payé au producteur et celui acquitté par le consommateur. La réforme des marchés de gros apparaît ainsi comme une réponse plus structurelle au problème de la vie chère.
Cette approche est révélatrice de la position économique de Mohamed Chaouki. Selon lui, l’intervention publique peut être nécessaire lorsque le pouvoir d’achat est fortement contraint, mais elle ne saurait remplacer durablement le fonctionnement d’un marché mieux organisé et plus transparent. La question n’est donc pas seulement de soutenir le revenu ; elle est aussi de réduire les facteurs qui renchérissent les biens avant même qu’ils n’atteignent le consommateur.
Cette approche est révélatrice de la position économique de Mohamed Chaouki. Selon lui, l’intervention publique peut être nécessaire lorsque le pouvoir d’achat est fortement contraint, mais elle ne saurait remplacer durablement le fonctionnement d’un marché mieux organisé et plus transparent. La question n’est donc pas seulement de soutenir le revenu ; elle est aussi de réduire les facteurs qui renchérissent les biens avant même qu’ils n’atteignent le consommateur.
Produire davantage pour financer davantage de protection
C’est à ce stade que le raisonnement économique du RNI prend toute sa cohérence, affirme M. Chaouki. Derrière les réponses sur les prix et le pouvoir d’achat apparaît une conception plus large du modèle social : la protection ne peut être durable que si elle repose sur une économie capable de produire suffisamment de richesse. Le marché et l’État social ne sont donc pas présentés comme deux logiques antagonistes. L’initiative privée, l’investissement et la croissance doivent créer les ressources ; l’État doit ensuite les transformer en protection, en services publics et en mécanismes de solidarité.
L’investissement devient, dans cette perspective, comme l’un des fondements du modèle défendu par le RNI. Le pacte d’investissement, l’accompagnement des PME, l’attractivité des capitaux et la territorialisation des projets doivent permettre d’élargir la base productive et de créer davantage d’emplois. L’hydrogène vert et les énergies renouvelables prolongent cette ambition sur le terrain de la souveraineté énergétique. La logique est la même : réduire certaines vulnérabilités tout en créant de nouvelles capacités industrielles et économiques. La fiscalité complète cette équation. Elle doit à la fois procurer des recettes à l’État, préserver la compétitivité des entreprises et ne pas alourdir excessivement la pression sur les ménages. Le débat fiscal devient ainsi inséparable de celui sur l’investissement, l’emploi et le financement de l’État social.
L’investissement devient, dans cette perspective, comme l’un des fondements du modèle défendu par le RNI. Le pacte d’investissement, l’accompagnement des PME, l’attractivité des capitaux et la territorialisation des projets doivent permettre d’élargir la base productive et de créer davantage d’emplois. L’hydrogène vert et les énergies renouvelables prolongent cette ambition sur le terrain de la souveraineté énergétique. La logique est la même : réduire certaines vulnérabilités tout en créant de nouvelles capacités industrielles et économiques. La fiscalité complète cette équation. Elle doit à la fois procurer des recettes à l’État, préserver la compétitivité des entreprises et ne pas alourdir excessivement la pression sur les ménages. Le débat fiscal devient ainsi inséparable de celui sur l’investissement, l’emploi et le financement de l’État social.
Formation et retraites : les chantiers qui résistent au calendrier électoral
Deux dossiers permettent particulièrement de mesurer ce qui se joue au-delà du calendrier électoral : la formation et les retraites. Dans les deux cas, les décisions prises aujourd’hui engagent des équilibres dont les effets se feront sentir bien après la prochaine échéance. Sur la formation, l’enjeu ne se limite plus à faciliter l’entrée des jeunes dans la vie professionnelle. Il s’agit aussi de permettre aux actifs d’adapter leurs compétences à une économie qui évolue, et de rapprocher davantage l’univers de la formation de celui de l’entreprise. La formation continue, les liens entre universités et employeurs et l’adaptation des cursus aux besoins du marché prennent ainsi une importance croissante. Cette question rejoint celle de l’emploi. Le décalage entre les compétences disponibles et les besoins de certains secteurs explique en partie un paradoxe que Mohamed Chaouki souligne : le pays peut connaître à la fois du chômage et des difficultés de recrutement. L’enjeu n’est donc pas seulement de créer des emplois, mais de mieux faire correspondre les qualifications, les parcours de formation et les besoins de l’économie.
Les retraites relèvent d’une autre échéance, mais d’une même exigence de préparation. La réforme doit tenir compte de la soutenabilité financière des régimes, des droits des assurés et des équilibres sociaux. Mohamed Chaouki défend à ce sujet une démarche progressive, qui privilégie la préparation et le dialogue plutôt qu’une réforme menée dans la précipitation. Au fond, ces deux dossiers posent la même question : comment engager aujourd’hui des réformes dont les résultats ne seront pleinement visibles que demain ? C’est aussi ce qui les distingue des mesures dictées par l’urgence. La formation comme les retraites appellent une continuité de l’action publique, au-delà du calendrier électoral et des alternances politiques.
Les retraites relèvent d’une autre échéance, mais d’une même exigence de préparation. La réforme doit tenir compte de la soutenabilité financière des régimes, des droits des assurés et des équilibres sociaux. Mohamed Chaouki défend à ce sujet une démarche progressive, qui privilégie la préparation et le dialogue plutôt qu’une réforme menée dans la précipitation. Au fond, ces deux dossiers posent la même question : comment engager aujourd’hui des réformes dont les résultats ne seront pleinement visibles que demain ? C’est aussi ce qui les distingue des mesures dictées par l’urgence. La formation comme les retraites appellent une continuité de l’action publique, au-delà du calendrier électoral et des alternances politiques.
Une majorité qui revendique son bilan sans préempter l’après-2026
La majorité actuelle peut revendiquer un bilan commun, mais elle ne saurait, pour autant, préjuger de sa propre reconduction. Mohamed Chaouki défend l’expérience menée avec le Parti authenticité et modernité (PAM) et l’Istiqlal, tout en reconnaissant les divergences apparues au cours de la législature et les dossiers qui restent ouverts. Le bilan partagé constitue ainsi un point d’appui, non une garantie pour la prochaine étape. Car la logique électorale est tout autre. Les repositionnements des partis, les changements d’appartenance et les rapports de force qui se dessinent ne permettent pas encore de connaître la configuration de la future majorité. Celle-ci dépendra du verdict des urnes et des règles qui encadreront la formation du prochain gouvernement. Le RNI peut donc défendre l’action de la majorité sans considérer que l’expérience des cinq dernières années préjuge des alliances de demain.
Dans cette compétition, la rivalité avec les autres formations est assumée. Mais Mohamed Chaouki se montre réservé face à une lecture de la scène politique fondée sur une opposition systématique entre camps. Les divergences électorales n’excluent pas, selon lui, la possibilité de convergences lorsque les projets se rejoignent. La compétition n’a donc pas vocation à effacer la possibilité du compromis. Elle doit permettre aux électeurs de départager des projets, tout en laissant ouverte la possibilité d’un travail commun une fois le scrutin passé.
Dans cette compétition, la rivalité avec les autres formations est assumée. Mais Mohamed Chaouki se montre réservé face à une lecture de la scène politique fondée sur une opposition systématique entre camps. Les divergences électorales n’excluent pas, selon lui, la possibilité de convergences lorsque les projets se rejoignent. La compétition n’a donc pas vocation à effacer la possibilité du compromis. Elle doit permettre aux électeurs de départager des projets, tout en laissant ouverte la possibilité d’un travail commun une fois le scrutin passé.
2026 : du bilan à l’épreuve du projet
Le RNI dit préparer désormais la prochaine étape à partir de ce qu’il a vécu au gouvernement, mais aussi de ce qu’il a entendu sur le terrain. Mohamed Chaouki évoque les consultations menées auprès des élus, des jeunes, des différentes professions et des acteurs économiques. Le parti cherche ainsi à nourrir son prochain programme de situations concrètes, de demandes exprimées et de difficultés rencontrées.
Reste une question essentielle : que retenir de ces cinq années de pouvoir ? Le bilan doit permettre de défendre les réformes engagées, mais aussi de regarder les dossiers qui n’ont pas encore trouvé leur aboutissement. Le pouvoir d’achat, l’emploi, la santé, la formation ou les retraites ne se résument pas à des mesures annoncées. La crédibilité de celles-ci tient aussi à la manière dont elles seront poursuivies, financées et évaluées.
La confiance se joue précisément là. Un programme électoral ne vaut pas seulement par les engagements qu’il contient, mais par la possibilité, pour les citoyens, de savoir ce qui a été promis, ce qui a été réalisé et ce qui ne l’a pas été. La transparence et la clarté des programmes prennent, dans cette perspective, une portée très concrète. Le scrutin de 2026 ne portera donc pas uniquement sur le bilan de ce qui a été fait. Il portera aussi sur ce que le RNI propose d’en faire. Après cinq années au gouvernement, le parti devra convaincre sur son bilan, mais surtout montrer comment il entend prolonger, corriger ou compléter son action.
Reste une question essentielle : que retenir de ces cinq années de pouvoir ? Le bilan doit permettre de défendre les réformes engagées, mais aussi de regarder les dossiers qui n’ont pas encore trouvé leur aboutissement. Le pouvoir d’achat, l’emploi, la santé, la formation ou les retraites ne se résument pas à des mesures annoncées. La crédibilité de celles-ci tient aussi à la manière dont elles seront poursuivies, financées et évaluées.
La confiance se joue précisément là. Un programme électoral ne vaut pas seulement par les engagements qu’il contient, mais par la possibilité, pour les citoyens, de savoir ce qui a été promis, ce qui a été réalisé et ce qui ne l’a pas été. La transparence et la clarté des programmes prennent, dans cette perspective, une portée très concrète. Le scrutin de 2026 ne portera donc pas uniquement sur le bilan de ce qui a été fait. Il portera aussi sur ce que le RNI propose d’en faire. Après cinq années au gouvernement, le parti devra convaincre sur son bilan, mais surtout montrer comment il entend prolonger, corriger ou compléter son action.
