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Jeudi 16 Avril 2026
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Bourita défend une IA au service de la paix et de la sécurité en Afrique

Le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a pris part ce jeudi à une réunion du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine consacrée à l’Intelligence artificielle et à ses implications en Afrique. Dans ce cadre, il a mis en lumière les risques liés à la désinformation, à la manipulation des opinions et à l’usage croissant de ces technologies dans les dynamiques de conflit, soulignant leurs effets sur la gouvernance et la stabilité. Face à ces enjeux, le ministre a plaidé pour la mise en place de mécanismes africains de régulation et de réponse afin de faire de ces technologies un levier de développement et de souveraineté.

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Dans la continuité de l’engagement du Maroc en faveur d’une Intelligence artificielle au service de la paix, de la sécurité et du développement durable en Afrique, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a pris part, jeudi par visioconférence, à la réunion ministérielle du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine, consacrée à l’IA et à ses implications pour la gouvernance, la paix et la sécurité en Afrique.

Dans son intervention, le ministre a indiqué que cette participation intervient dans le prolongement de la première réunion ministérielle du CPS consacrée à l’IA, tenue le 20 mars 2025 sous présidence marocaine. Il a relevé que les recommandations issues de cette rencontre ont connu des avancées, notamment à travers l’adoption de la Déclaration africaine sur l’IA et l’annonce de la création d’un Fonds africain dédié à cette technologie.

Nasser Bourita a également souligné que l’engagement du Maroc pour faire de l’IA un levier stratégique de souveraineté, de développement et d’action publique s’inscrit dans la Vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Il a, dans ce sens, salué les initiatives continentales, notamment la mise en place d’un Groupe consultatif sur l’IA, tout en réaffirmant le soutien du Royaume aux actions visant un accès équitable et souverain à cette technologie.

Abordant les transformations induites par l’IA, le ministre a mis en avant trois préoccupations majeures. La première concerne la gouvernance, marquée par la prolifération de contenus manipulés et de campagnes de désinformation susceptibles d’influencer les processus démocratiques et de fragiliser la confiance dans les institutions. La deuxième porte sur la conflictualité, caractérisée par l’usage croissant de l’IA dans les dynamiques de conflit, notamment à travers la diffusion des discours de haine et la manipulation ciblée des opinions. La troisième concerne le maintien de la paix, dans un contexte de complexification des environnements opérationnels liée à la multiplication des sources d’information et à l’émergence de menaces hybrides.

Face à ces défis, le ministre a proposé la mise en place de mécanismes africains de veille, d’alerte et de réponse rapide vis-à-vis des manipulations informationnelles, le développement de dispositifs de détection des discours de haine et de gestion des crises informationnelles, le renforcement des capacités humaines africaines dans les métiers de l’IA, ainsi que l’élaboration de cadres d’engagement avec les plateformes numériques et le développement de solutions africaines d’IA dédiées à la prévention des conflits et au soutien des opérations de paix.

En conclusion, et tout en évoquant les avancées du Royaume en matière d’IA, notamment à travers la stratégie “Maroc Digital 2030” ou encore l’initiative “AI Made in Morocco”, Bourita a réaffirmé l’engagement du Maroc à accompagner les dynamiques africaines en matière d’IA, dans l’objectif de faire émerger une IA africaine, souveraine, responsable et résolument tournée vers les intérêts des peuples du continent.
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