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Mercredi 04 Novembre 2026
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Cherté de la vie : le PPS appelle le gouvernement à une intervention «rapide et efficace»

La hausse persistante des prix des carburants et des produits alimentaires a conduit le Parti du progrès et du socialisme (qui fait partie de la coalition de la majorité) à réclamer du gouvernement des mesures rapides et efficaces. Au-delà de cet appel à l’action, la position du parti traduit une conception plus structurelle de la lutte contre la vie chère : agir non seulement sur ses conséquences pour les ménages, mais également sur les mécanismes qui déterminent les prix. Déjà développée dans son programme électoral, présenté avant les élections du 23 septembre, cette approche repose sur plusieurs leviers : l’encadrement des prix des hydrocarbures, la constitution de réserves stratégiques, le contrôle des marges alimentaires et la réorganisation des circuits de distribution.

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Par son incidence sur les coûts de transport, de production et de distribution, la hausse des prix des carburants et des denrées alimentaires dépasse largement le seul enjeu du pouvoir d’achat des ménages. Elle affecte les équilibres de l’activité économique, alourdit les charges des entreprises et influe sur les conditions de commercialisation des produits. C’est précisément sur ces répercussions que le Parti du progrès et du socialisme appelle le gouvernement à intervenir rapidement et efficacement. Une intervention qui, dans l’approche défendue par le parti, doit également prendre en considération les différents maillons de la chaîne de formation des prix, depuis l’approvisionnement jusqu’à la distribution, et tenir compte des spécificités de chaque marché.



Dans son communiqué du 3 novembre 2026, le bureau politique du PPS (qui fait partie de la coalition de la majorité) appelle le gouvernement à intervenir rapidement pour contenir la hausse des prix des carburants et en limiter les répercussions sur le pouvoir d’achat. Cet appel ne s’accompagne toutefois pas de propositions nouvelles ou détaillées. Pour en cerner les leviers, il faut revenir au programme électoral du parti, présenté avant les élections du 23 septembre, qui avançait plusieurs mesures destinées à agir sur le marché des hydrocarbures.

Un mécanisme automatique de plafonnement temporaire

Le programme prévoyait notamment un mécanisme automatique de plafonnement temporaire des prix en cas de forte hausse des cours. Il proposait également d’ajuster les taux de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et de la taxe intérieure de consommation (TIC) afin d’amortir les chocs. À ces deux instruments s’ajoutait la création d’un observatoire des prix des hydrocarbures, chargé d’en assurer le suivi en temps réel.

L’intérêt de ces propositions tient à leur intervention sur les mécanismes de formation et de transmission des prix. Là où les dispositifs de soutien agissent principalement sur les revenus des ménages, le plafonnement temporaire et les ajustements fiscaux visent à contenir la hausse avant qu’elle ne se répercute sur les consommateurs et les entreprises. Leur portée aurait cependant dépendu des modalités retenues : le seuil de déclenchement du plafonnement, la durée de son application, les conditions d’ajustement de la fiscalité et, surtout, la répercussion effective de ces mesures sur les prix à la pompe. Sans règles précises ni contrôle de leur application, ces instruments auraient risqué de ne produire qu’un effet limité.

Le programme prévoyait par ailleurs la constitution d’une réserve stratégique nationale d’hydrocarbures couvrant 90 jours de consommation. Une enveloppe de 2,5 milliards de dirhams sur cinq ans était destinée à cette réserve ainsi qu’aux mécanismes de suivi et de régulation. L’objectif était moins d’agir directement sur les prix à court terme que de sécuriser l’approvisionnement national et de renforcer la capacité du pays à absorber les perturbations des marchés internationaux. L’effet d’un tel dispositif sur les prix intérieurs aurait donc été plus indirect et moins immédiat que celui attendu du plafonnement ou des ajustements fiscaux.

Le PPS associait à cette stratégie un volet industriel, à travers le dossier de la Samir. Le programme proposait l’adoption d’une loi organisant le transfert des actifs de la société à l’État, par conversion de la dette publique en actions. Cette opération devait s’accompagner d’une mise à niveau industrielle et d’un redressement financier de l’entreprise, avant une réforme de son statut dans un délai de cinq ans.

Sahara marocain : le PPS appelle à tirer les conséquences de la résolution 2797

Concernant le dossier du Sahara marocain, le PPS voit dans les derniers développements au Conseil de sécurité la confirmation d’une évolution diplomatique majeure, rendue possible par la clairvoyance de la Vision Royale et la constance de l’action menée sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Réaffirmant les positions exprimées dans sa déclaration du 30 octobre 2026, le bureau politique souligne la portée des Orientations Royales et appelle à tirer toutes les conséquences de cette nouvelle séquence, notamment à travers une réévaluation du rôle de la Minurso et la clôture du dossier dans les instances des Nations unies. Le parti estime en effet que le processus onusien est désormais instrumentalisé par les adversaires de l’intégrité territoriale pour prolonger l’impasse.

Le parti salue les acquis diplomatiques du Royaume, confortés par la mobilisation nationale et le soutien international croissant au plan d’autonomie sous souveraineté marocaine. Il accorde une portée particulière à la résolution 2797 du Conseil de sécurité, qu’il considère comme consacrant ce plan en tant que base exclusive des négociations en vue d’un règlement définitif du différend. Dans le prolongement de ces avancées, le parti appelle à consolider le front intérieur et à maintenir la mobilisation des forces politiques et vives du pays autour de Sa Majesté le Roi. Il réaffirme également son soutien au respect du cessez-le-feu, à la préservation de l’intégrité territoriale et à la sécurité nationale, soulignant que la cohésion politique, démocratique, économique et sociale demeure essentielle à la défense de la question nationale.
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