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Vendredi 31 Juillet 2026
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Discours du Trône 2026 : la classe politique marocaine en ordre de marche avant les élections législatives

Fierté, mobilisation, continuité des réformes : au lendemain du discours prononcé par S.M. le Roi Mohammed VI à l'occasion du 27e anniversaire de Son accession au Trône, plusieurs partis politiques ont fait connaître leur lecture du texte. De la majorité gouvernementale à l'opposition, un même vocabulaire d'adhésion, mais des priorités qui, déjà, annoncent les couleurs de la campagne des législatives du 23 septembre.

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Mercredi 29 juillet, à 21 heures, la télévision et la radio publiques ont retransmis en direct le discours que S.M. le Roi Mohammed VI adresse chaque année à la nation à l'occasion de la Fête du Trône. Le Souverain y est revenu sur le bilan économique du Royaume, une croissance proche de 5% en 2025, l'essor de l'automobile et de l'aéronautique, la montée en puissance de l'hydrogène vert, avant d'appeler à une nouvelle étape du développement national, fondée sur la souveraineté industrielle, alimentaire et énergétique. Moins de vingt-quatre heures plus tard, cinq formations politiques avaient déjà rendu publique leur réaction.

La majorité revendique la continuité de son action

Premier à réagir, dans la soirée même, le Rassemblement national des indépendants (RNI) a dit sa «profonde fierté» après le Discours Royal. Le parti de Aziz Akhannouch y voit la confirmation d'une trajectoire engagée depuis plusieurs années, portée selon lui par «une vision stratégique fondée sur la continuité des réformes, l'anticipation et la stabilité». Le communiqué s'attarde longuement sur le volet économique de l'allocution : développement de l'automobile, de l'aéronautique, des énergies renouvelables, de l'agroalimentaire, mais aussi des filières d'avenir comme les batteries électriques, et retient en particulier l'appel du Souverain à mobiliser davantage les financements nationaux pour faciliter l'accès des petites et moyennes entreprises au crédit. Le RNI salue enfin la place accordée par le discours à la politique étrangère, estimant que le Royaume y est consacré comme un partenaire crédible sur la scène internationale.

Le Parti authenticité et modernité (PAM) choisit un autre point d'entrée. Réuni en bureau politique, il retient d'abord la portée symbolique du texte, saluant l'appel du Souverain à privilégier un discours «de confiance et d'optimisme» face aux discours de découragement. Le PAM s'y attarde comme sur un «levier essentiel pour relever les défis de l'étape actuelle», avant de revenir sur la stabilité politique et institutionnelle du Royaume, présentée dans le discours comme un capital stratégique dans un environnement régional marqué par les turbulences. Le communiqué se referme sur un hommage appuyé aux Forces Armées Royales, à la Gendarmerie Royale, à la Sûreté nationale, aux Forces auxiliaires et à la Protection civile, dont il salue la mobilisation constante aux côtés de S.M. le Roi Mohammed VI.

À Tétouan, où la commission exécutive de l'Istiqlal s'est réunie sous la présidence de Nizar Baraka, c'est le versant social du discours qui retient l'attention. Le parti de la Balance loue une approche qui, écrit-il, place l'être humain marocain «au cœur des priorités», citant la généralisation de la protection sociale et la recherche de justice sociale et territoriale. Il salue également les «transformations structurelles profondes» opérées sous la conduite Royale, achèvement de l'unité territoriale, projet d'autonomie pour les provinces du Sud, souveraineté industrielle, hydrique, alimentaire, pharmaceutique et énergétique, et estime que ces choix «transcendent le temps gouvernemental et électoral». Le communiqué s'achève sur un appel à la mobilisation des militants pour la défense des «constantes constitutionnelles» du Royaume, sous le mot d'ordre «Nous restons connectés».

Dans l'opposition, un registre comparable

Cette tonalité ne se limite pas aux trois partis de la coalition gouvernementale. L'Union constitutionnelle (UC), classée dans l'opposition, affirme dans son communiqué suivre le Discours Royal «avec fierté et considération». Le parti y voit une vision stratégique claire, qui dresse le bilan de vingt-sept années de construction tout en dessinant les contours d'une nouvelle étape du développement du Royaume. Il s'arrête longuement sur les chiffres de croissance, 4,9% en 2025, une dynamique appelée à se poursuivre en 2026, et sur l'essor des filières industrielles, avant de reprendre, presque mot pour mot, la formule employée par l'Istiqlal : les acquis économiques et sociaux du pays, écrit-il, «dépassent le temps gouvernemental et parlementaire». L'UC conclut en exprimant sa disponibilité à contribuer, une fois les législatives passées, à la nouvelle dynamique de développement appelée par le Souverain.

Seul parti d'opposition à avoir également réagi, le Mouvement populaire (MP) adopte un ton proche de celui de la majorité. Il retient que le Maroc a choisi, sous la conduite de S.M. le Roi Mohammed VI, de bâtir son avenir «loin des discours de doute et de désespoir», et salue les acquis relevés dans le discours en matière d'industrie, d'investissement, d'énergies renouvelables et de souveraineté alimentaire et pharmaceutique. Le parti du Tracteur reprend lui aussi l'idée que les grands chantiers de l'État se poursuivent indépendamment des échéances électorales, avant d'ajouter que la compétition politique devrait, selon ses propres termes, se concentrer sur «la qualité de la mise en œuvre» plutôt que sur les orientations elles-mêmes.
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