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Vendredi 15 Mai 2026
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Dossier du Sahara : piqûres de rappel de Massad Boulos, conseiller du Président Trump

Dans un message diffusé sur la plateforme X au terme d'une série d'interviews accordées à Al Jazeera Mubasher, Al-Arabiya et Sky News Arabia, Massad Boulos, conseiller principal du Président américain Donald Trump pour les affaires arabes et africaines, a réitéré le soutien des États-Unis à la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l'ONU sur le Sahara. Le conseiller américain a également renouvelé la condamnation, par Washington, des récentes attaques du Front polisario contre la ville d'Es-Smara.

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C'est dans le cadre d'un tour d'horizon couvrant la crise soudanaise, la transition libyenne, le dialogue stratégique avec l'Éthiopie et le dossier saharien que Massad Boulos, conseiller principal du Président américain Donald Trump pour les affaires arabes et africaines, a tenu à rappeler la ligne américaine. Sur ce dernier volet, le conseiller du Président Trump indique avoir «réitéré le soutien des États-Unis à la résolution 2797 du Conseil de sécurité» et à l'aboutissement d'un règlement «pacifique et mutuellement acceptable» au différend, tout en réaffirmant la «condamnation par Washington des récentes attaques du Polisario contre la ville d'Es-Smara».

Une parole publique alignée sur la doctrine de Washington

L'intervention, conçue comme une synthèse à portée internationale, ne dévie d'aucun trait de la trajectoire diplomatique américaine engagée depuis la reconnaissance, en décembre 2020, de la souveraineté du Royaume sur ses provinces du Sud. Elle réinscrit la position de Washington dans une séquence resserrée, marquée par les frappes du polisario sur Es-Smara au début du mois de mai. La résolution 2797, adoptée le 31 octobre 2025 par le Conseil de sécurité, demeure la matrice de référence : le texte a entériné l'initiative marocaine d'autonomie comme socle des négociations politiques à venir. La référence appuyée à ce cadre, dans un message s'adressant aux opinions arabe et africaine via trois chaînes panarabes de premier plan, traduit une volonté de visibilité assumée.

Plus d'une quinzaine de chancelleries dans le sillage de Washington

La sortie de Massad Boulos s'inscrit dans une séquence où les condamnations internationales se sont enchaînées à un rythme inédit. Plus d'une quinzaine de pays et d'institutions ont, en quelques jours, exprimé leur réprobation des frappes du 5 mai. La France, le Royaume-Uni, l'Espagne, la Belgique, la République tchèque, le Liberia ainsi que l'Union européenne ont publié des déclarations dénonçant les tirs et rappelant la primauté du processus politique enclenché par la résolution 2797. Côté arabe, les Émirats arabes unis, l'Arabie saoudite, le Qatar, le Bahreïn et la Jordanie ont apporté un soutien explicite à la souveraineté marocaine et à l'initiative d'autonomie. Cette convergence, occidentale, européenne, arabe et africaine, traduit, sur le terrain diplomatique, un resserrement du paysage international autour de la position marocaine et un isolement croissant des séparatistes.
En couplant condamnation des frappes et rappel du cadre onusien, le conseiller du Président Trump opère un lien direct entre la fin des hostilités armées et la voie politique tracée par la résolution 2797. À l'approche du prochain examen du dossier par les Nations unies, et alors que le mandat de la Minurso devra être réexaminé à l'automne, la séquence ouverte par Massad Boulos consolide une dynamique que Rabat structure méthodiquement depuis plusieurs années : des soutiens renforcés des grandes capitales occidentales aux ralliements successifs d'États africains et arabes en faveur de la solution d'autonomie sous souveraineté marocaine. Pour le conseiller du Président Trump, désigné comme principal interlocuteur américain sur le dossier nord-africain, le calendrier paraît désormais aussi déterminant que le contenu.
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