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Mardi 29 Septembre 2026
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Elections 2026 : la Francophonie salue un scrutin libre, fiable et transparent au Maroc

Dans sa déclaration préliminaire du 25 septembre, la Mission électorale de la Francophonie porte une appréciation favorable sur le déroulement des législatives marocaines. Elle souligne la maîtrise de l’organisation et les avancées du cadre juridique, tout en relevant plusieurs points à améliorer, notamment la participation électorale et la place des jeunes.

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Une organisation maîtrisée, un climat serein et des opérations de vote globalement conformes aux règles. Au terme de ses premières observations des législatives du 23 septembre, la Mission électorale de la Francophonie (MEF) estime que le scrutin s’est déroulé «de manière libre, fiable et transparente». Dans sa déclaration préliminaire, datée du 25 septembre à Rabat, elle salue les réformes engagées pour conforter l’ancrage du système électoral marocain dans les standards internationaux, sans éluder les difficultés de mobilisation des électeurs.

Déployée par la secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, à l’invitation de la présidente du Conseil national des droits de l’Homme, la mission était conduite par André-Magnus Ekoumou, ambassadeur du Cameroun en France et représentant personnel du Chef de l’État auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Présente au Maroc depuis le 15 septembre, elle a rencontré les institutions chargées des élections, des représentants de la société civile et certains partis politiques, ainsi que des missions d’observation nationales et internationales.

Son appréciation repose sur ces échanges, l’analyse de ses membres et leurs observations sur le terrain. Le jour du vote, ceux-ci ont visité 34 bureaux à Rabat, Témara, Harhoura, Skhirate, Kénitra, Mehdia et Chelihat. Ils ont également reçu les constats et conclusions du Collectif associatif pour l’observation des élections (CAOE), qui a déployé, avec l’appui de l’OIF, 1.622 observateurs sur l’ensemble du territoire.

Une organisation saluée, des ajustements identifiés

Dans les bureaux visités, les observateurs ont constaté la disponibilité du matériel et des documents électoraux, ainsi que la présence au complet du personnel. Les ouvertures et fermetures se sont effectuées aux heures prévues et dans le calme. Le dépouillement s’est, lui aussi, globalement déroulé conformément aux règles électorales. La mission relève une bonne maîtrise d’ensemble des procédures par les agents mobilisés. Elle note également une représentation appréciable des femmes et des jeunes parmi le personnel électoral et les représentants des formations politiques, ainsi que la présence quasi systématique de délégués des principaux partis. Les forces de sécurité ont, selon son appréciation, assuré une présence discrète et appropriée.

Ce bilan favorable s’accompagne de remarques précises. Les listes d’électeurs n’étaient pas systématiquement affichées de manière visible devant les bureaux de vote. La MEF estime aussi que les capacités du personnel gagneraient à être renforcées concernant les règles applicables à l’observation nationale et internationale, sur l’ensemble des opérations électorales. La déclaration fait par ailleurs état d’irrégularités signalées par les observateurs nationaux, «sans que cela ne remette en cause la sincérité du scrutin». Elle n’en précise toutefois ni la nature ni l’ampleur.

Des réformes reconnues, une participation à renforcer

Sur le cadre juridique, la mission considère que les textes en vigueur respectent les principes d’élections démocratiques. Elle met en avant les modifications destinées à renforcer la probité des candidats et à favoriser la participation des femmes et des jeunes, notamment au moyen d’un financement incitatif des partis politiques.

L’encadrement des médias audiovisuels reçoit également une appréciation positive : selon la MEF, la législation garantit un accès équitable des partis et une couverture équilibrée de l’information en période électorale. Plus largement, les institutions chargées de l’organisation du scrutin, de son contrôle et de la régulation des médias ont démontré, à ses yeux, leur maîtrise des missions qui leur incombent et leur mobilisation durant la campagne.

La participation demeure néanmoins un point d’attention. La mission relève une «faible mobilisation des électeurs», avec un taux de 38,02%. Les entretiens menés avant le scrutin ont aussi fait ressortir la faible inscription des jeunes sur les listes électorales, au regard de leur poids dans la population, et leur présence relativement limitée parmi les candidats des partis.

Autre sujet soulevé lors de ces échanges : la méthode de calcul du quotient électoral, fondée sur le nombre d’inscrits, et le découpage des circonscriptions ne font pas consensus. La déclaration rapporte ce constat sans formuler, à ce stade, de recommandation détaillée sur ces deux questions. L’accompagnement de l’OIF a également porté sur la participation citoyenne en amont du vote. Outre son soutien aux observateurs du CAOE, l’organisation a appuyé SimSim dans ses actions de promotion de la participation à la vie publique par les technologies numériques.

Ces premières conclusions doivent être prolongées par un rapport final, élaboré à l’issue du processus électoral. Celui-ci précisera les bonnes pratiques et les recommandations destinées à consolider le cadre juridique et l’organisation des prochains scrutins. Dans l’intervalle, la mission appelle les formations politiques à emprunter les seules voies légales en cas de contestation et à préserver un climat apaisé jusqu’à la proclamation des résultats définitifs.

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