Le déroulement des élections législatives du 23 septembre a été suivi par 3.006 observatrices et observateurs, selon le bilan présenté par le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit. Ce dispositif comprenait 2.023 représentants d’associations de la société civile et 783 observateurs relevant du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), ainsi que 200 observateurs étrangers représentant des organisations non gouvernementales et des instances internationales et régionales d’Afrique, d’Europe, d’Amérique du Nord, d’Amérique latine et du Moyen-Orient.
Le ministère de l’Intérieur a également renforcé sa coordination avec le CNDH, auquel ont été communiquées les données et informations relatives au déroulement des opérations électorales afin de faciliter le travail des observateurs. Le scrutin s’est tenu dans 40.694 bureaux de vote, regroupés autour de 3.931 bureaux centraux, pour un corps électoral de 15,8 millions d’inscrits, selon les chiffres présentés par le ministre.
Un dispositif également chargé de suivre les infractions
En parallèle de l’observation du scrutin, une commission centrale ainsi que des commissions régionales et provinciales ont assuré le suivi de l’opération électorale. Selon Abdelouafi Laftit, elles avaient notamment pour mission de prendre les mesures nécessaires pour garantir le respect des opérations électorales et de réagir aux faits susceptibles d’y porter atteinte jusqu’à l’annonce des résultats.
Ces commissions étaient également chargées de constater les infractions électorales lorsqu’elles disposaient des éléments nécessaires et d’engager, le cas échéant, les procédures d’enquête ou de poursuites judiciaires prévues par la loi.
Selon le bilan dressé par le ministre de l’Intérieur, les opérations de vote se sont déroulées dans des conditions qu’il a qualifiées de bonnes et normales sur l’ensemble du territoire national, malgré des cas isolés qui n’ont pas, selon lui, affecté le déroulement général du scrutin. Abdelouafi Laftit a également indiqué que les infractions et plaintes enregistrées avaient été traitées conformément à la loi et que les faits présentant des soupçons d’actes illégaux avaient été transmis aux autorités compétentes.
Le jour du scrutin, une affaire distincte a notamment été portée à la connaissance du public par le parquet de Tanger. Un individu a été interpellé mercredi dans l’enceinte d’une école abritant un bureau de vote alors qu’il était en possession d’un sac contenant des bulletins de vote, selon un communiqué du Procureur du Roi près le tribunal de première instance de Tanger.
Le parquet a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire sur les circonstances de cette affaire. L’intéressé a été arrêté pour les besoins de l’enquête et les investigations se poursuivent afin d’établir les faits et d’en tirer les conséquences juridiques.
