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Jeudi 06 Août 2026
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Emploi : 15 MMDH supplémentaires pour accélérer l'insertion des jeunes

Le gouvernement passe à la vitesse supérieure dans le déploiement de sa Feuille de route nationale pour l’emploi à l’horizon 2030. Dotée d’une enveloppe supplémentaire de près de 15 milliards de dirhams, cette stratégie prévoit l’élargissement des programmes d’emploi aux jeunes non diplômés, le renforcement de l’ANAPEC et une territorialisation des politiques d’insertion. Ces annonces figurent dans une réponse écrite de Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, à une question écrite adressée à la Chambre des conseillers.

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Le gouvernement engage une nouvelle étape de sa politique de l’emploi. Dans sa réponse écrite à une question à la Chambre des conseillers, Younes Sekkouri annonce le lancement opérationnel de la Feuille de route nationale pour l’emploi 2030, appuyée par une enveloppe additionnelle de près de 15 milliards de dirhams. L’objectif est de stimuler l’investissement, préserver les emplois, notamment en milieu rural, et renforcer les dispositifs d’insertion professionnelle. Le ministre rappelle que le programme gouvernemental 2021-2026 vise la création d’au moins un million d’emplois nets, avec une priorité accordée aux jeunes les plus éloignés du marché du travail, en particulier ceux qui ne sont ni en emploi, ni en formation, ni dans le système éducatif. Cette orientation s’inscrit dans les recommandations du nouveau modèle de développement, qui place le capital humain au cœur des politiques publiques.

Les jeunes non diplômés en première ligne La feuille de route accorde une place centrale aux jeunes sortis du système éducatif. Le gouvernement prévoit d’étendre les programmes actifs de l’emploi aux personnes non diplômées, tout en renforçant les missions d’intermédiation de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC). Le dispositif comprend également des mesures destinées à lever les obstacles freinant l’accès des femmes au marché du travail, notamment par l’amélioration du transport, de l’éclairage public et de l’offre de garde d’enfants. La lutte contre le décrochage scolaire, le développement des Écoles de la deuxième chance et l’élargissement de l’offre de formation professionnelle figurent également parmi les priorités.

Une mobilisation de plusieurs leviers économiques

Pour soutenir cette dynamique, l’Exécutif mise sur plusieurs chantiers structurants. Le ministre cite notamment le Fonds Mohammed VI pour l’investissement, la stratégie «Génération Green», le développement de l’offre nationale de crèches ainsi que différentes mesures destinées à améliorer la mobilité des salariés. Le gouvernement affirme également vouloir renforcer les programmes ayant déjà fait leurs preuves en matière d’insertion économique.

Le gouvernement entend également territorialiser davantage sa politique de l’emploi. Des diagnostics seront réalisés dans chaque région afin d’identifier les secteurs créateurs d’emplois et d’adapter les dispositifs aux réalités locales. La stratégie prévoit, en outre, la création d’espaces dédiés à l’emploi et à l’entrepreneuriat, la conclusion de contrats-programmes avec les régions ainsi que la mise en place d’instances de gouvernance associant l’ensemble des partenaires. Cette approche sera par ailleurs appuyée par des programmes financés par les Conseils régionaux, portant notamment sur l’amélioration de l’employabilité des publics vulnérables, le soutien à l’auto-emploi, l’accompagnement des coopératives, le financement des projets générateurs de revenus et la création d’espaces d’orientation professionnelle. Des mécanismes de suivi et d’évaluation seront également mis en place pour améliorer la coordination entre les différents intervenants.

L’ANAPEC revoit ses ambitions à la hausse

Le ministre annonce par ailleurs une montée en puissance de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences, dont le plan stratégique 2022-2026 fixe des objectifs ambitieux. L’Agence ambitionne d’insérer 800.000 personnes sur le marché du travail, d’améliorer l’employabilité de 500.000 bénéficiaires, d’accompagner 60.000 porteurs de projets et de soutenir 33.000 très petites entreprises. En parallèle, plusieurs programmes d’insertion économique développés avec des partenaires internationaux ont déjà été lancés dans quatre régions du Royaume avant leur généralisation. Ils visent à renforcer les écosystèmes régionaux de l’emploi, soutenir l’entrepreneuriat et améliorer la gouvernance territoriale du marché du travail.

Le ministre fait enfin le point sur l’état d’avancement de la Feuille de route. Le projet de réforme du programme «Idmaj» a été transmis à la Chambre des représentants et sera élargi aux personnes non diplômées. Les travaux se poursuivent également sur la réforme du programme «Taehil», tandis qu’un nouveau dispositif d’aide unique à l’embauche est en cours de conception. Parallèlement, l’ANAPEC déploie huit chantiers de modernisation, parmi lesquels la création de cinq agences numériques pilotes, le renforcement de son réseau territorial, la modernisation de ses services et la mise en place d’un nouveau modèle de performance. Un modèle pilote de centres d’orientation professionnelle, développé avec le ministère de l’Enseignement supérieur et l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT), est également en cours de finalisation.
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