La Journée nationale d’innovation technologique en ingénierie (JNITI) aborde sa cinquième édition avec des attentes élevées. Pour Hassan Ammor, ce rendez-vous doit confirmer sa place dans l’écosystème national de l’innovation, non comme une simple vitrine scientifique, mais comme un espace où les idées peuvent gagner en maturité, rencontrer des partenaires et trouver leur voie vers le terrain.
D’autres projets donnent la mesure du travail engagé : une plateforme d’IA pour détecter les maladies cardiaques à partir de l’ECG, primée au Canada et au Japon lors de l’IWA 2025 ; un système d’antennes micro-cellulaires BTS conçu contre la triche aux examens, récompensé en Chine et en Corée du Sud à l’IWA 2024 ; ou encore une antenne quadri-bande GSM visant à réduire les effets thermiques et l’interaction avec le corps humain, distinguée au Canada en 2025 et en Thaïlande en 2026. À cette série s’ajoute un système avec antenne Vivaldi dédié à la détection du cancer cérébral et à la localisation de tumeurs par IA. Autant de projets qui dessinent une même trajectoire: incubation, brevetage, création de startups, exploitation de licences et collaborations en R&D avec les
entreprises.
Au fond, la JNITI 2026 défend une idée simple : l’innovation ne peut rester cantonnée aux laboratoires, aux concours ou aux prototypes. Elle doit trouver son chemin vers l’usage, répondre à des besoins identifiés et créer de la valeur. C’est cette trajectoire que cette cinquième édition entend accompagner : rapprocher les chercheurs des industriels, soutenir les jeunes talents, donner plus de visibilité aux projets à fort impact et inscrire l’université dans une logique plus affirmée de valorisation. Dans cette perspective, le thème retenu prend toute sa portée : «L’innovation vecteur de progrès et moteur de développement».
Une plateforme de convergence
Pour sa 5e édition, la JNITI 2026 veut en effet rapprocher la recherche, l’ingénierie et l’industrie. Pour Hassan Ammor, l’enjeu est de «consolider son rôle de plateforme nationale de référence», en réunissant chercheurs, ingénieurs, doctorants, industriels et décideurs autour de projets capables de dépasser le laboratoire. Les axes retenus donnent la mesure de cette ambition : intelligence artificielle, énergies renouvelables, santé, biotechnologies, industrie 4.0 et 5.0, robotique, smart cities, digitalisation, techniques micro-ondes, télécommunications et aéronautique. La rencontre entend aussi renforcer les partenariats durables, encourager la co-innovation et accompagner l’émergence de startups deep-tech à fort impact. Elle vise, selon le président de la JNITI, à devenir «une plateforme d’excellence favorisant l’innovation, le transfert technologique et la collaboration entre chercheurs et industriels».L’université face à l’exigence de l’impact
Pour Hassan Ammor, le sujet n’est plus seulement de savoir si l’université produit de la connaissance, mais ce qu’elle parvient à en faire. L’université marocaine avance, mais reste «dans une phase de transition vers un modèle pleinement orienté impact». Les outils existent – cités de l’innovation, incubateurs, interfaces de transfert technologique – et la production scientifique progresse dans des domaines stratégiques comme l’IA, l’énergie, la santé ou les télécommunications. Mais le passage vers la valeur demeure incomplet. Brevets, startups, solutions industrialisées : c’est encore là que se joue le véritable défi. Comme le résume M. Ammor, «le défi aujourd’hui n’est plus tant de produire du savoir, mais de le transformer en solutions concrètes, créatrices de valeur économique et sociale».Des moyens à organiser autrement
Face à cette ambition, la question des moyens est réelle, mais elle ne suffit pas à expliquer les blocages. Pour Hassan Ammor, la réponse tient d’abord à la manière de les mobiliser. Diversifier les financements – partenariats privés, recherche appliquée, ressources internationales – permet d’ancrer les projets dans des besoins concrets. La mutualisation des équipements et des compétences, au sein des cités d’innovation, renforce cette logique en limitant la dispersion. S’y ajoute une approche progressive : tester, valider, puis convaincre. «Ce n’est pas uniquement une question de moyens, mais de stratégie, de synergie et d’ouverture vers l’écosystème socio-économique», souligne-t-il, avant de préciser : «Il ne s’agit pas de tout financer, mais de soutenir stratégiquement les initiatives les plus prometteuses».Là où les projets quittent le laboratoire
Justement en matière de transformation du savoir et solutions concrètes, la Cité de l’innovation de Rabat compte à son actif nombre de réalisations. Hassan Ammor cite notamment un scanner intelligent de détection du cancer du sein par imagerie micro-onde, inédit et à bas coût, distingué par une médaille d’argent à la Silicon Valley, à Santa Clara, en 2025. Un distinction inédite à l’échelle arabe et africaine.D’autres projets donnent la mesure du travail engagé : une plateforme d’IA pour détecter les maladies cardiaques à partir de l’ECG, primée au Canada et au Japon lors de l’IWA 2025 ; un système d’antennes micro-cellulaires BTS conçu contre la triche aux examens, récompensé en Chine et en Corée du Sud à l’IWA 2024 ; ou encore une antenne quadri-bande GSM visant à réduire les effets thermiques et l’interaction avec le corps humain, distinguée au Canada en 2025 et en Thaïlande en 2026. À cette série s’ajoute un système avec antenne Vivaldi dédié à la détection du cancer cérébral et à la localisation de tumeurs par IA. Autant de projets qui dessinent une même trajectoire: incubation, brevetage, création de startups, exploitation de licences et collaborations en R&D avec les
entreprises.
Un écosystème de partenaires mobilisé
Cette dynamique ne repose pas uniquement sur les porteurs de projets et les structures d’innovation. Elle s’appuie aussi sur un réseau de partenaires associés à la réussite de l’événement. «Nous exprimons notre profonde gratitude à nos partenaires, l’Union européenne au Maroc, HPS, Cosumar, RD Maroc et SEM, pour leur accompagnement essentiel à la réussite de cet événement. Leur engagement témoigne de leur volonté commune de promouvoir l’innovation et de soutenir les initiatives porteuses de valeur», souligne-t-il.Au fond, la JNITI 2026 défend une idée simple : l’innovation ne peut rester cantonnée aux laboratoires, aux concours ou aux prototypes. Elle doit trouver son chemin vers l’usage, répondre à des besoins identifiés et créer de la valeur. C’est cette trajectoire que cette cinquième édition entend accompagner : rapprocher les chercheurs des industriels, soutenir les jeunes talents, donner plus de visibilité aux projets à fort impact et inscrire l’université dans une logique plus affirmée de valorisation. Dans cette perspective, le thème retenu prend toute sa portée : «L’innovation vecteur de progrès et moteur de développement».
