Le décret fixe le début de cette catastrophe naturelle au 28 janvier 2026 à 1h du matin, pour une durée totale de 455 heures. Cette précision obéit aux standard internationaux de la réassurance et permet de faciliter le transfert à l'international des risques nationaux supportés par les compagnies d'assurances et fonds d'indemnisation.
Au total, 54 communes ont été classées parmi les zones sinistrées. La province de Larache en compte 16, dont Ksar El Kébir, Larache, Zouwada, Sahel et Bni Arous. La province de Kénitra recense également 16 communes concernées, parmi lesquelles Ameur Seflia, Sidi Allal Tazi, Moulay Bousselham, Souk El Arbaa et Arbaoua.
Le classement couvre aussi 19 communes dans la province de Sidi Kacem, notamment Mechraâ Bel Ksiri, Khnichet, Dar El Aslouji, Zirara et Sidi El Kamel. Trois communes de la province de Sidi Slimane figurent également dans la liste : Ouled Hcine, Ameur Chamalia et M’saada.
Cette publication intervient dans un contexte marqué par des interrogations autour des critères retenus pour reconnaître les zones sinistrées après les fortes intempéries ayant frappé plusieurs régions du Royaume au début de l’année. Certaines provinces touchées par les inondations n’avaient en effet pas été intégrées dans les périmètres retenus par les autorités, suscitant des débats sur les conditions d’activation du régime d’indemnisation.
Selon les explications avancées récemment autour de ce dispositif, la qualification d’« événement catastrophique » repose sur des critères juridiques et techniques précis, notamment la délimitation géographique des zones concernées et la durée officielle de l’événement. La publication au Bulletin officiel constitue ainsi une étape essentielle pour permettre aux ménages et aux acteurs économiques affectés d’engager les démarches liées à la compensation des dommages subis.
