Après quatre mois de perturbations dans les tribunaux, les avocats ont retrouvé les salles d’audience mercredi 7 octobre 2026. Cette reprise fait suite à la décision de l’Association des barreaux du Maroc (ABM) de suspendre provisoirement son mouvement de protestation contre le nouveau cadre juridique régissant la profession, entré en vigueur en août dernier.
Les avocats contestent plusieurs dispositions de cette réforme, portée par le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, qu’ils considèrent comme une atteinte à leur indépendance professionnelle. Leur mobilisation s’est traduite par une suspension des prestations professionnelles et de l’assistance judiciaire, entraînant des reports successifs d’audiences dans les différentes juridictions du Royaume.
La reprise concerne désormais l’ensemble des prestations professionnelles, notamment les plaidoiries dans les affaires pénales, civiles, commerciales, sociales et familiales. Elle s’étend également à la défense des prévenus placés en détention provisoire, dont les procédures ont été particulièrement affectées par les interruptions d’audiences.
Il ne s’agit donc pas d’un abandon des revendications professionnelles, mais d’une suspension temporaire du mouvement, dans l’attente des discussions qui pourraient s’engager avec les nouvelles autorités gouvernementales.
La question de l’indépendance de la profession demeure au centre des préoccupations exprimées par les avocats. L’évolution de ce dossier dépendra notamment de la capacité des différentes parties à engager des échanges sur les dispositions faisant l’objet de contestations.
La situation s’est révélée particulièrement sensible pour les personnes placées en détention provisoire dans l’attente de leur jugement, mais également pour les justiciables engagés dans des procédures portant sur des questions familiales ou financières urgentes. Le retour des avocats devrait permettre de rétablir progressivement le déroulement des audiences, de reprendre les plaidoiries interrompues et de faire avancer les dossiers dont l’examen avait été reporté à plusieurs reprises.
Plusieurs affaires pénales importantes figurent parmi les procédures appelées à reprendre devant les Cours d’appel du Royaume. À Casablanca, le dossier dit « Escobar du Sahara » doit revenir à l’audience le 16 octobre, tandis que le procès de Jonathan Harroch est programmé pour le 13 octobre. Les procédures impliquant Reda Abakrim, alias « Turbo », sont également concernées. À Tanger, le procès en appel du rappeur Maes a connu plusieurs reports, alors qu’à Marrakech, l’affaire dite de la « vente de diplômes universitaires » devait revenir devant la juridiction le 8 octobre. À Fès, le procès relatif à l’effondrement de deux immeubles ayant causé la mort de 22 personnes en décembre 2025 doit se poursuivre le 20 octobre.
La reprise des activités des avocats devrait ainsi permettre aux juridictions de retrouver progressivement leur rythme habituel. L’enjeu sera désormais de résorber les retards accumulés, tout en garantissant les droits de la défense et la continuité du service public de la justice. Cette normalisation intervient toutefois dans un contexte où le différend sur le cadre juridique de la profession reste entier, dans l’attente d’un éventuel dialogue avec le prochain gouvernement.
Les avocats contestent plusieurs dispositions de cette réforme, portée par le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, qu’ils considèrent comme une atteinte à leur indépendance professionnelle. Leur mobilisation s’est traduite par une suspension des prestations professionnelles et de l’assistance judiciaire, entraînant des reports successifs d’audiences dans les différentes juridictions du Royaume.
La reprise concerne désormais l’ensemble des prestations professionnelles, notamment les plaidoiries dans les affaires pénales, civiles, commerciales, sociales et familiales. Elle s’étend également à la défense des prévenus placés en détention provisoire, dont les procédures ont été particulièrement affectées par les interruptions d’audiences.
Une suspension provisoire dans l’attente du dialogue avec le futur gouvernement
La décision de l’ABM intervient dans un contexte politique marqué par les élections législatives du 23 septembre et les consultations engagées pour la formation d’un nouveau gouvernement. En choisissant le 7 octobre pour reprendre leurs activités, les représentants des avocats entendent ouvrir la voie à un nouveau dialogue avec le futur Exécutif sur les dispositions contestées de la réforme.Il ne s’agit donc pas d’un abandon des revendications professionnelles, mais d’une suspension temporaire du mouvement, dans l’attente des discussions qui pourraient s’engager avec les nouvelles autorités gouvernementales.
La question de l’indépendance de la profession demeure au centre des préoccupations exprimées par les avocats. L’évolution de ce dossier dépendra notamment de la capacité des différentes parties à engager des échanges sur les dispositions faisant l’objet de contestations.
Des audiences à relancer et des retards à résorber
Au-delà du différend entre les avocats et le ministère de la Justice, cette reprise représente un enjeu important pour le fonctionnement des tribunaux et les justiciables. Pendant quatre mois, la suspension des prestations professionnelles a entraîné une multiplication des reports d’audiences. Les conséquences ont concerné différentes catégories de contentieux, des affaires pénales aux litiges civils et commerciaux, en passant par les dossiers sociaux et familiaux.La situation s’est révélée particulièrement sensible pour les personnes placées en détention provisoire dans l’attente de leur jugement, mais également pour les justiciables engagés dans des procédures portant sur des questions familiales ou financières urgentes. Le retour des avocats devrait permettre de rétablir progressivement le déroulement des audiences, de reprendre les plaidoiries interrompues et de faire avancer les dossiers dont l’examen avait été reporté à plusieurs reprises.
Plusieurs affaires pénales importantes figurent parmi les procédures appelées à reprendre devant les Cours d’appel du Royaume. À Casablanca, le dossier dit « Escobar du Sahara » doit revenir à l’audience le 16 octobre, tandis que le procès de Jonathan Harroch est programmé pour le 13 octobre. Les procédures impliquant Reda Abakrim, alias « Turbo », sont également concernées. À Tanger, le procès en appel du rappeur Maes a connu plusieurs reports, alors qu’à Marrakech, l’affaire dite de la « vente de diplômes universitaires » devait revenir devant la juridiction le 8 octobre. À Fès, le procès relatif à l’effondrement de deux immeubles ayant causé la mort de 22 personnes en décembre 2025 doit se poursuivre le 20 octobre.
La reprise des activités des avocats devrait ainsi permettre aux juridictions de retrouver progressivement leur rythme habituel. L’enjeu sera désormais de résorber les retards accumulés, tout en garantissant les droits de la défense et la continuité du service public de la justice. Cette normalisation intervient toutefois dans un contexte où le différend sur le cadre juridique de la profession reste entier, dans l’attente d’un éventuel dialogue avec le prochain gouvernement.
