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Fête de la Jeunesse : la jeunesse au cœur de la Vision Royale pour le Maroc de demain

De l’éducation à l’emploi, de l’entrepreneuriat à l’innovation, du sport à la culture, en passant par l’environnement et la participation citoyenne, la jeunesse traverse aujourd’hui l’ensemble des grands chantiers du Royaume. Une place qui traduit une constante de la vision de S.M. le Roi Mohammed VI : faire de l’investissement dans le capital humain et de l’émancipation des nouvelles générations l’un des ressorts du développement du Maroc. À l’heure où le pays accélère ses transformations économiques, sociales, numériques et territoriales, l’enjeu est désormais de donner à cette jeunesse les moyens de prendre pleinement part à la construction du Maroc de demain.

03 novembre 2025-Sa Majesté le Roi Roi inaugure le Complexe Hospitalo-Universitaire International Mohammed VI de Rabat
03 novembre 2025-Sa Majesté le Roi Roi inaugure le Complexe Hospitalo-Universitaire International Mohammed VI de Rabat
La jeunesse occupe une place singulière dans le projet de société porté par S.M. le Roi Mohammed VI. Depuis Son accession au Trône, le Souverain n’a cessé de placer le capital humain parmi les priorités du développement, avec une conviction régulièrement réaffirmée : aucune transformation durable ne peut aboutir sans une jeunesse formée, qualifiée, confiante dans ses capacités et en mesure de participer pleinement à la vie économique et sociale. Cette orientation s’est traduite au fil des années par des chantiers touchant directement aux conditions d’émancipation des nouvelles générations : réforme de l’éducation et de la formation, développement de l’enseignement supérieur, renforcement de la formation professionnelle, encouragement de l’entrepreneuriat, généralisation de la protection sociale, développement de la culture et du sport, soutien à l’innovation ou encore ouverture de nouveaux espaces de participation.

La Fête de la Jeunesse offre ainsi l’occasion de mesurer le chemin parcouru, mais surtout de regarder vers l’avenir. Car la question n’est plus seulement de savoir ce que les politiques publiques font pour les jeunes. Elle est aussi de déterminer la place qu’ils peuvent prendre dans les transformations que connaît le Royaume.

Former pour préparer le Maroc de demain

Le premier défi reste celui de la formation. Avec près de 7 millions d’élèves dans le secteur public, quelque 299.000 enseignants et 12.441 établissements, l’école constitue naturellement le premier espace où se joue l’avenir des nouvelles générations. À la rentrée 2025-2026, près de 730.000 nouveaux élèves avaient rejoint le système, en hausse de 7,4%. Mais l’enjeu dépasse désormais l’accès à l’éducation. Il porte sur la qualité des apprentissages, l’acquisition des compétences et la capacité du système à préparer les jeunes aux profondes mutations du marché du travail. C’est dans cette même logique que s’inscrit la transformation de la formation professionnelle, notamment à travers les Cités des métiers et des compétences. Leur approche vise à rapprocher davantage la formation des besoins économiques des territoires et des nouvelles filières porteuses. Numérique, industrie, énergies renouvelables, tourisme, agriculture, services ou métiers liés aux nouvelles technologies : la qualification devient une condition déterminante de l’insertion. L’enseignement supérieur est lui aussi appelé à jouer un rôle plus large. Au-delà de la transmission des connaissances, l’université est progressivement poussée vers l’innovation, l’employabilité et l’entrepreneuriat. Le Statut national de l’étudiant entrepreneur illustre cette évolution : en 2025, 4.150 étudiants en avaient bénéficié, dont 60% de femmes. L’objectif fixé dans le cadre du programme soutenu par la Banque africaine de développement est d’accompagner 15.000 étudiants et de certifier les compétences entrepreneuriales de 20.000 jeunes.

De l’accès à l’emploi à la capacité d’entreprendre

L’insertion économique demeure cependant l’un des principaux défis. Les attentes des jeunes ont évolué, tout comme le marché du travail. À côté de l’emploi salarié, l’entrepreneuriat et l’auto-emploi se sont progressivement imposés comme des leviers de création d’activité. Plusieurs dispositifs ont ainsi cherché à lever les obstacles qui séparent une idée de sa concrétisation. «Intelaka», «Forsa», le statut de l’auto-entrepreneur, les mécanismes de garantie de Tamwilcom, l’accompagnement de Maroc PME ou encore les actions de l’Initiative nationale pour le développement humain participent, à différents niveaux, à la construction de cet écosystème. L’enjeu est désormais celui du changement d’échelle, mais aussi de la pérennité. Créer une entreprise ne suffit pas : encore faut-il lui permettre de franchir les premières années, de se financer, de grandir et de créer durablement de l’emploi. La nouvelle stratégie «Jossour 2030» de Tamwilcom illustre cette volonté d’élargir les possibilités de financement. L’institution ambitionne d’accompagner 435.000 bénéficiaires à l’horizon 2030, dont 330.000 micro, petites et très petites entreprises, et de mobiliser plus de 300 milliards de dirhams de financements. Derrière ces objectifs se dessine un enjeu plus vaste : permettre à davantage de jeunes de passer du statut de demandeur d’opportunités à celui de créateur de valeur et d’emplois.

Des jeunes femmes de plus en plus présentes

Cette transformation ne peut être dissociée de la place des jeunes femmes. Leur progression dans l’enseignement supérieur, la recherche, l’entrepreneuriat et de nombreuses professions témoigne des mutations profondes de la société marocaine. Leur présence dans les dispositifs consacrés à l’entrepreneuriat étudiant est révélatrice : elles représentaient 60% des bénéficiaires du Statut national de l’étudiant entrepreneur en 2025. Mais le défi reste celui de la transformation de ces acquis éducatifs en participation économique effective. Le renforcement de l’autonomie des femmes, leur accès aux financements et à la responsabilité ainsi que l’amélioration de leur participation au marché du travail constituent à cet égard des enjeux déterminants. Valoriser les compétences féminines ne relève pas uniquement de l’équité : c’est aussi mobiliser une partie essentielle du potentiel humain du pays.

Sport, culture et environnement : d’autres terrains d’émancipation

L’épanouissement de la jeunesse se joue également hors des salles de classe et du marché du travail. Le sport en constitue l’une des illustrations les plus visibles. Les performances accumulées par le sport marocain, soutenues par les infrastructures, les dispositifs de formation et les projets structurants impulsés sous le règne de S.M. le Roi, ont ouvert de nouvelles perspectives aux jeunes talents. La remarquable organisation de la CAN 2025, tout comme le parcours des Lions de l’Atlas au Mondial 2026, a confirmé que le sport est devenu à la fois un espace d’accomplissement pour la jeunesse, un vecteur de développement humain et un instrument de rayonnement international du Maroc.

La culture participe de la même dynamique. Festivals, musique, cinéma, patrimoine, création numérique, design ou métiers d’art ouvrent de nouveaux espaces d’expression et d’activité économique. Les industries culturelles et créatives ont généré plus de 116.000 emplois et près de 43 milliards de dirhams de revenus en 2023, selon l’IFC. Elles offrent ainsi à une nouvelle génération la possibilité de transformer la créativité en activité professionnelle tout en contribuant au rayonnement du Royaume. Une autre génération d’initiatives se développe autour de l’environnement. Face au changement climatique, au stress hydrique et à la transition énergétique, les jeunes ne sont plus uniquement destinataires des politiques de sensibilisation. Ils deviennent porteurs de projets, chercheurs, entrepreneurs verts, militants associatifs et producteurs de solutions. La Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement, présidée par S.A.R. la Princesse Lalla Hasnaa, accompagne cette dynamique, notamment à travers l’African Youth Climate Hub. Sa Demo Day 2026 a mis en lumière dix projets issus de la quatrième édition de son programme d’incubation, dans des domaines allant de l’énergie propre à l’économie circulaire, en passant par l’eau, l’agriculture et la résilience communautaire.

Le défi de l’égalité des chances

Tous ces chantiers convergent cependant vers une même exigence : l’égalité des chances. Car les opportunités offertes à un jeune ne peuvent dépendre de son lieu de naissance, de son territoire ou de son milieu social. La question territoriale devient donc centrale. Accès à une école de qualité, à une formation adaptée, aux soins, à la culture, au sport, au numérique, au financement ou à l’accompagnement entrepreneurial : rapprocher ces opportunités des jeunes des territoires ruraux, montagneux ou éloignés conditionne la capacité du Maroc à mobiliser l’ensemble de son potentiel humain. C’est également dans les territoires que se jouera une grande partie des nouveaux métiers liés aux transformations du Royaume : transition énergétique, gestion de l’eau, agriculture durable, tourisme, économie numérique, industries, infrastructures ou économie sociale et solidaire. Le défi consiste à faire en sorte que les investissements engagés produisent aussi des perspectives concrètes pour les populations locales. À cette équité territoriale s’ajoute une autre exigence : celle de la participation. Les jeunes aspirent à être davantage écoutés, associés aux décisions et reconnus comme une force de proposition. Leur implication dans la vie associative, l’action climatique, l’entrepreneuriat, la culture ou le débat public montre qu’une nouvelle relation aux institutions et à l’action collective est en train de se construire. À mesure que le Maroc avance dans ses grands chantiers, l’enjeu de la jeunesse change ainsi de dimension. Il ne s’agit plus uniquement de multiplier les programmes qui lui sont destinés, mais de créer les conditions lui permettant de devenir pleinement actrice de ces transformations. Former, accompagner, ouvrir les opportunités, réduire les disparités et faire confiance aux compétences : c’est autour de ces leviers que se dessine désormais le défi. Parce qu’au-delà des politiques sectorielles, investir dans la jeunesse revient à préparer les capacités humaines dont le Maroc aura besoin pour porter ses ambitions économiques, sociales et internationales. Et, plus encore, à donner à une génération les moyens de construire elle-même le pays dans lequel elle veut vivre.
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