Kigali accueille cette semaine l’un des rendez-vous énergétiques les plus stratégiques du continent africain. Le Nuclear Energy Innovation Summit for Africa (NEISA 2026) réunit au Rwanda des dirigeants politiques de haut niveau, des représentants d’institutions internationales, des régulateurs, des investisseurs et des acteurs majeurs de l’industrie nucléaire autour d’un objectif commun : accélérer le déploiement de l’énergie nucléaire en Afrique.
Placée sous le thème « Powering Africa’s Future: Turning Nuclear Energy Ambition into Investable Reality », cette deuxième édition du sommet ambitionne de faire passer les projets nucléaires africains du stade des intentions politiques à celui de programmes viables, structurés et attractifs pour les investisseurs.
La cérémonie d’ouverture du sommet a été marquée par la présence de plusieurs chefs d’État africains, dont Paul Kagame, président du Rwanda, Samia Suluhu Hassan, présidente de la Tanzanie, ainsi que Faure Essozimna Gnassingbé. La participation du directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi, a également confirmé l’importance croissante accordée au développement du nucléaire civil en Afrique.
Parmi les temps forts du sommet figure la session plénière intitulée « Regional Cooperation & Deployment at Scale », consacrée au rôle de la coopération régionale dans l’accélération des programmes nucléaires africains.
Les discussions ont porté sur plusieurs enjeux clés : le financement des projets, l’harmonisation des cadres réglementaires, le développement d’infrastructures communes ainsi que le renforcement des compétences humaines et techniques nécessaires au déploiement de l’énergie nucléaire sur le continent. Cette session a réuni plusieurs personnalités influentes du secteur, parmi lesquelles Gaspard Liyoko Mboyo, président d’AFCONE, Eng. James Karari Wahogo, secrétaire général de l’East African Power Pool (EAPP), et Paul Koffi Koffi, commissaire de l’UEMOA. Les échanges étaient modérés par Elsie Pule, coordinatrice du BRICS Nuclear Platform.
Présidente du Conseil International des Sociétés Nucléaires (INSC), Khadija Bendam a participé aux travaux du sommet en tant que paneliste et intervenante lors de la « Ministerial Compact Roundtable II : Advancing Nuclear Ambitions through Cooperation ». Cette rencontre stratégique a réuni ministres, institutions internationales et principaux acteurs du nucléaire africain afin d’examiner les mécanismes permettant de concrétiser les ambitions nucléaires du continent. Les échanges ont notamment porté sur la préparation institutionnelle, la coordination entre gouvernements, autorités réglementaires et partenaires internationaux, ainsi que sur les besoins en développement des compétences. Lors de ses interventions, Khadija Bendam a insisté sur le rôle central des réseaux professionnels dans le partage des connaissances, l’harmonisation des standards techniques et le renforcement de la culture de sûreté nucléaire en Afrique. Elle a également annoncé la création prochaine de l’African Nuclear Society (ANS), qui sera officiellement lancée lors de la prochaine Conférence générale de l’AIEA. Cette nouvelle structure aura pour mission de renforcer la coopération africaine dans le domaine nucléaire et d’accompagner le développement des compétences scientifiques et techniques sur le continent.
Au-delà des enjeux technologiques, le sommet de Kigali traduit surtout une évolution profonde de la réflexion énergétique africaine. Longtemps marginalisée dans les débats continentaux, l’énergie nucléaire apparaît désormais comme une option sérieusement envisagée par plusieurs États africains pour répondre aux défis de croissance, d’industrialisation et d’accès à l’électricité. Les participants ont ainsi insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective et d’approches coordonnées afin de transformer les ambitions politiques en projets crédibles, finançables et conformes aux standards internationaux de sûreté.
À Kigali, le message porté par les différents intervenants est clair : l’avenir énergétique de l’Afrique pourrait aussi passer par le nucléaire.
Placée sous le thème « Powering Africa’s Future: Turning Nuclear Energy Ambition into Investable Reality », cette deuxième édition du sommet ambitionne de faire passer les projets nucléaires africains du stade des intentions politiques à celui de programmes viables, structurés et attractifs pour les investisseurs.
Le nucléaire, nouvel enjeu stratégique africain
Dans un contexte marqué par une demande énergétique croissante, des besoins massifs en industrialisation et les impératifs liés à la transition climatique, plusieurs pays africains voient désormais dans l’énergie nucléaire une solution stratégique pour renforcer leur sécurité énergétique et réduire leur dépendance aux énergies fossiles.La cérémonie d’ouverture du sommet a été marquée par la présence de plusieurs chefs d’État africains, dont Paul Kagame, président du Rwanda, Samia Suluhu Hassan, présidente de la Tanzanie, ainsi que Faure Essozimna Gnassingbé. La participation du directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi, a également confirmé l’importance croissante accordée au développement du nucléaire civil en Afrique.
Parmi les temps forts du sommet figure la session plénière intitulée « Regional Cooperation & Deployment at Scale », consacrée au rôle de la coopération régionale dans l’accélération des programmes nucléaires africains.
Les discussions ont porté sur plusieurs enjeux clés : le financement des projets, l’harmonisation des cadres réglementaires, le développement d’infrastructures communes ainsi que le renforcement des compétences humaines et techniques nécessaires au déploiement de l’énergie nucléaire sur le continent. Cette session a réuni plusieurs personnalités influentes du secteur, parmi lesquelles Gaspard Liyoko Mboyo, président d’AFCONE, Eng. James Karari Wahogo, secrétaire général de l’East African Power Pool (EAPP), et Paul Koffi Koffi, commissaire de l’UEMOA. Les échanges étaient modérés par Elsie Pule, coordinatrice du BRICS Nuclear Platform.
Présidente du Conseil International des Sociétés Nucléaires (INSC), Khadija Bendam a participé aux travaux du sommet en tant que paneliste et intervenante lors de la « Ministerial Compact Roundtable II : Advancing Nuclear Ambitions through Cooperation ». Cette rencontre stratégique a réuni ministres, institutions internationales et principaux acteurs du nucléaire africain afin d’examiner les mécanismes permettant de concrétiser les ambitions nucléaires du continent. Les échanges ont notamment porté sur la préparation institutionnelle, la coordination entre gouvernements, autorités réglementaires et partenaires internationaux, ainsi que sur les besoins en développement des compétences. Lors de ses interventions, Khadija Bendam a insisté sur le rôle central des réseaux professionnels dans le partage des connaissances, l’harmonisation des standards techniques et le renforcement de la culture de sûreté nucléaire en Afrique. Elle a également annoncé la création prochaine de l’African Nuclear Society (ANS), qui sera officiellement lancée lors de la prochaine Conférence générale de l’AIEA. Cette nouvelle structure aura pour mission de renforcer la coopération africaine dans le domaine nucléaire et d’accompagner le développement des compétences scientifiques et techniques sur le continent.
Au-delà des enjeux technologiques, le sommet de Kigali traduit surtout une évolution profonde de la réflexion énergétique africaine. Longtemps marginalisée dans les débats continentaux, l’énergie nucléaire apparaît désormais comme une option sérieusement envisagée par plusieurs États africains pour répondre aux défis de croissance, d’industrialisation et d’accès à l’électricité. Les participants ont ainsi insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective et d’approches coordonnées afin de transformer les ambitions politiques en projets crédibles, finançables et conformes aux standards internationaux de sûreté.
À Kigali, le message porté par les différents intervenants est clair : l’avenir énergétique de l’Afrique pourrait aussi passer par le nucléaire.
