Le bureau exécutif de l’Instance nationale des adouls a annoncé la poursuite de l’arrêt total des services de rédaction d’actes à l’échelle nationale, ainsi que l’organisation d’une manifestation nationale devant le Parlement le lundi 20 avril, dans le cadre de son mouvement de protestation contre le projet de loi n°16.22. Dans un communiqué publié lundi dernier, l’instance explique que cette décision s’inscrit dans la continuité d’un «processus de lutte acharnée» visant à défendre la dignité des adouls et leurs revendications professionnelles.
Un rejet ferme du projet de loi 16.22
Au cœur de cette mobilisation figure le rejet catégorique du projet de loi encadrant la profession, que les adouls jugent inadapté dans sa version actuelle. Le bureau exécutif a ainsi réaffirmé son refus «total et définitif» du texte, appelant explicitement à son retrait. Selon le communiqué, ce projet «ne reflète pas les consensus établis» et ne répond pas aux attentes de la profession, malgré les observations formulées par l’Instance nationale. Les adouls dénoncent également l’absence de dialogue réel avec les autorités concernées, accusées de ne pas avoir pris en compte leurs propositions.
Une mobilisation nationale et un appel à l’unité
Dans ce contexte, l’Instance nationale appelle l’ensemble des adouls à maintenir un haut niveau de mobilisation et à participer massivement à la manifestation prévue devant le Parlement. Elle insiste sur la nécessité de préserver «l’unité du corps professionnel» et de poursuivre la mobilisation pour faire entendre la voix des adouls «avec force et responsabilité». Le bureau exécutif a par ailleurs salué l’engagement des professionnels à travers les différentes formes de protestation déjà menées, mettant en avant leur discipline et leur attachement aux intérêts de la profession.
Maintien de l’arrêt des services à l’échelle nationale
Parmi les décisions majeures annoncées figure la poursuite de l’arrêt complet des services de rédaction des actes, une mesure qui concerne l’ensemble du territoire national. Cette suspension, qualifiée de «totale», s’inscrit dans une stratégie de pression visant à obtenir des réponses concrètes aux revendications de la profession.
Ouverture au dialogue et mise en garde
Malgré cette escalade, l’Instance nationale des adouls affirme rester ouverte à un dialogue «sérieux et responsable» avec les autorités compétentes. Elle tient toutefois ces dernières pour responsables de la situation actuelle et des conséquences du blocage, notamment en ce qui concerne l’impact sur les citoyens et le fonctionnement du secteur. En conclusion, le bureau exécutif réaffirme sa détermination à poursuivre son action jusqu’à satisfaction de ses revendications, tout en appelant à une mobilisation renforcée dans les prochaines étapes.
