Il faudra encore patienter pour connaître les partenaires du Parti authenticité et modernité (PAM) au gouvernement. Ce samedi 3 octobre, les conseils nationaux de l’Istiqlal, du Rassemblement national des indépendants et du Mouvement populaire, ainsi que le bureau politique de l’Union constitutionnelle, ont mandaté leurs dirigeants respectifs pour poursuivre les discussions. Au PAM, Fatima Ezzahra El Mansouri a obtenu le même feu vert, avec Fouzi Lekjaâ, Ahmed Akhchichine et Abdellatif Ouahbi à ses côtés. Les premiers échanges ont permis de recueillir les positions des uns et des autres. Les négociations reprendront la semaine prochaine.
Si elle n’a pas dévoilé la composition de la future majorité, la Cheffe du gouvernement chargée de former le prochain Exécutif a largement parlé de ce qu’elle en attend. Devant les membres du conseil national, réuni en session extraordinaire, elle a aussi répondu aux critiques visant son parcours, l’arrivée de nouveaux profils au PAM et sa démarche envers les partis d’opposition. Avec, par moments, un ton plus ferme que ne le laisserait supposer un simple discours de célébration électorale.
Si elle n’a pas dévoilé la composition de la future majorité, la Cheffe du gouvernement chargée de former le prochain Exécutif a largement parlé de ce qu’elle en attend. Devant les membres du conseil national, réuni en session extraordinaire, elle a aussi répondu aux critiques visant son parcours, l’arrivée de nouveaux profils au PAM et sa démarche envers les partis d’opposition. Avec, par moments, un ton plus ferme que ne le laisserait supposer un simple discours de célébration électorale.
Des ministres pour agir, des alliances à négocier
Fatima Ezzahra El Mansouri revient à plusieurs reprises sur la nécessité de former un gouvernement politique fort. Elle insiste sur les qualités attendues de ses membres : compétence, intégrité, sens des responsabilités et disponibilité pour servir le pays. Elle rejette le clientélisme dans la distribution des postes. Le propos intervient au moment où les partis vont négocier leur place dans le prochain Exécutif. Il peut se lire comme un avertissement : obtenir des portefeuilles ne suffira pas. Il faudra également s’entendre sur le travail à accomplir et choisir les personnes capables de le mener.
À ses militants, Mme El Mansouri rappelle que la victoire ne garantit rien pour la suite. Elle rend hommage à ceux qui ont défendu le projet du PAM, fait campagne et convaincu les électeurs, dans les villes comme dans les campagnes. Elle souligne le chemin parcouru en dix-huit ans, malgré les attaques et les conflits internes. Mais elle prévient que le succès restera incomplet si le parti ne parvient pas à conserver la confiance obtenue dans les urnes. La participation de 38% tempère d’ailleurs la satisfaction du résultat. Le PAM est arrivé en tête, mais une grande partie des électeurs est restée à l’écart du scrutin. Mme El Mansouri se dit insatisfaite de ce taux. Pour renouer avec ces citoyens, elle appelle à tenir les engagements et à agir vite.
Cette volonté d’avancer se heurte déjà aux désaccords sur les alliances. Au sein du PAM, certains souhaitent écarter des partenaires, alors que d’autres préfèrent laisser les discussions ouvertes. Mme El Mansouri assure avoir entendu les messages des militants, tout en rappelant que le parti doit se déterminer selon l’intérêt du pays. Les réactions du moment ne peuvent, à ses yeux, dicter les choix de gouvernement. Elle se réserve donc la possibilité de négocier, sans donner carte blanche aux futurs alliés. Le PAM, insiste-t-elle, restera attaché à ses valeurs, à la modernité et à ses engagements envers les femmes et les jeunes. Elle refuse aussi qu’un partenaire rejoigne le gouvernement avec une volonté d’hégémonie. Une exigence qui touche directement aux rapports de force dans la prochaine coalition.
Après la réunion, elle a reconnu que le débat interne avait été difficile. L’accord s’est finalement fait sur un mandat pour poursuivre les négociations. Il ne vaut pas accord sur la liste des partenaires. Le Rassemblement national des indépendants (RNI) se dit prêt à participer au gouvernement, tandis que les réserves à son égard persistent. Son sort reste donc à régler autour de la table des discussions.
À ses militants, Mme El Mansouri rappelle que la victoire ne garantit rien pour la suite. Elle rend hommage à ceux qui ont défendu le projet du PAM, fait campagne et convaincu les électeurs, dans les villes comme dans les campagnes. Elle souligne le chemin parcouru en dix-huit ans, malgré les attaques et les conflits internes. Mais elle prévient que le succès restera incomplet si le parti ne parvient pas à conserver la confiance obtenue dans les urnes. La participation de 38% tempère d’ailleurs la satisfaction du résultat. Le PAM est arrivé en tête, mais une grande partie des électeurs est restée à l’écart du scrutin. Mme El Mansouri se dit insatisfaite de ce taux. Pour renouer avec ces citoyens, elle appelle à tenir les engagements et à agir vite.
Cette volonté d’avancer se heurte déjà aux désaccords sur les alliances. Au sein du PAM, certains souhaitent écarter des partenaires, alors que d’autres préfèrent laisser les discussions ouvertes. Mme El Mansouri assure avoir entendu les messages des militants, tout en rappelant que le parti doit se déterminer selon l’intérêt du pays. Les réactions du moment ne peuvent, à ses yeux, dicter les choix de gouvernement. Elle se réserve donc la possibilité de négocier, sans donner carte blanche aux futurs alliés. Le PAM, insiste-t-elle, restera attaché à ses valeurs, à la modernité et à ses engagements envers les femmes et les jeunes. Elle refuse aussi qu’un partenaire rejoigne le gouvernement avec une volonté d’hégémonie. Une exigence qui touche directement aux rapports de force dans la prochaine coalition.
Après la réunion, elle a reconnu que le débat interne avait été difficile. L’accord s’est finalement fait sur un mandat pour poursuivre les négociations. Il ne vaut pas accord sur la liste des partenaires. Le Rassemblement national des indépendants (RNI) se dit prêt à participer au gouvernement, tandis que les réserves à son égard persistent. Son sort reste donc à régler autour de la table des discussions.
La réplique aux partis déjà installés dans l’opposition
La Cheffe du gouvernement se montre plus incisive lorsqu’elle évoque les formations qui ont annoncé leur passage dans l’opposition. Elle leur reconnaît cette liberté, mais relève que le gouvernement n’existe pas encore et que son programme n’a pas été présenté. Elle conteste ainsi le fait de se prononcer avant même de connaître le contenu du projet gouvernemental. Le Parti de la justice et du développement (PJD) est particulièrement concerné par cette remarque. Son conseil national avait décidé, dès le 26 septembre, de rester dans l’opposition, avant la nomination de Mme El Mansouri et le lancement des consultations. La rencontre envisagée avec Abdelilah Benkirane a ensuite buté sur une question de lieu. Le secrétaire général du PJD avait accepté le principe d’un échange, mais refusé de se rendre au siège du PAM. Selon son récit, puisque l’invitation venait de Mme El Mansouri, il lui revenait de se déplacer. Il s’est toutefois déclaré disponible pour une rencontre ultérieure, sans revenir sur le refus de son parti d’entrer au gouvernement.
Mme El Mansouri défend la poursuite des contacts, y compris avec ceux qui ne feront pas partie de la majorité. Elle rappelle que majorité et opposition ont chacune un rôle institutionnel et qu’elles doivent pouvoir se parler. Le désaccord politique, dans cette approche, laisse toute sa place à l’échange sur les affaires du pays. Elle adopte un ton plus conciliant envers l’Alliance de la gauche, évoquant des échanges positifs et la possibilité de discuter, à l’avenir, de certaines revendications. L’Alliance, composée de la Fédération de la gauche démocratique et du Parti socialiste unifié, avait elle aussi donné son accord de principe pour une rencontre. Elle demandait cependant un lieu «neutre», en dehors des sièges partisans, afin de préserver le caractère institutionnel du rendez-vous. Faute d’entente, celui prévu le 2 octobre n’a pas eu lieu. Mme El Mansouri entend maintenir cette démarche de dialogue. Elle prend soin de préciser qu’elle n’y voit aucun renoncement aux convictions du PAM.
Mme El Mansouri défend la poursuite des contacts, y compris avec ceux qui ne feront pas partie de la majorité. Elle rappelle que majorité et opposition ont chacune un rôle institutionnel et qu’elles doivent pouvoir se parler. Le désaccord politique, dans cette approche, laisse toute sa place à l’échange sur les affaires du pays. Elle adopte un ton plus conciliant envers l’Alliance de la gauche, évoquant des échanges positifs et la possibilité de discuter, à l’avenir, de certaines revendications. L’Alliance, composée de la Fédération de la gauche démocratique et du Parti socialiste unifié, avait elle aussi donné son accord de principe pour une rencontre. Elle demandait cependant un lieu «neutre», en dehors des sièges partisans, afin de préserver le caractère institutionnel du rendez-vous. Faute d’entente, celui prévu le 2 octobre n’a pas eu lieu. Mme El Mansouri entend maintenir cette démarche de dialogue. Elle prend soin de préciser qu’elle n’y voit aucun renoncement aux convictions du PAM.
Son parcours n’a pas été sans obstacles
La Cheffe du gouvernement revient aussi sur son propre cheminement. Elle rappelle avoir rejoint le PAM à 32 ans et y avoir milité pendant dix-huit ans. Elle évoque les difficultés rencontrées pour obtenir des investitures, allant jusqu’à souligner que son parti n’avait pas toujours voulu la présenter. Ce passage donne une dimension plus personnelle à sa réponse aux critiques. Elle rappelle les refus, les tensions et la persévérance qui ont accompagné son engagement. Sa nomination intervient, dit-elle en substance, après un long parcours au sein du parti. Elle défend dans le même temps l’accueil de nouvelles personnalités, en citant Fouzi Lekjaâ. Le PAM n’a aucun complexe à s’ouvrir à de nouveaux profils, affirme-t-elle. Elle associe dans cette démarche les fondateurs, ceux qui ont contribué à surmonter les crises du parti et les nouveaux venus prêts à travailler dans l’intérêt général.
Un Message Royal aux Marocaines
L’intervention s’adresse enfin à un public bien plus large que les seuls cadres du PAM. Mme El Mansouri rapporte que, lors de son audience de nomination, S.M. le Roi Mohammed VI lui a demandé de transmettre aux Marocaines Sa fierté à leur égard, Sa reconnaissance de leur travail, de leurs efforts et de leur militantisme, ainsi que l’assurance de Son soutien constant. Elle précise que ces messages concernent non seulement les militantes du parti, mais aussi toutes les femmes du Royaume, dans les villes et les campagnes, au-delà des appartenances partisanes. Elle inscrit ainsi sa nomination dans une reconnaissance collective de la place des Marocaines. À cette portée historique s’ajoute désormais l’épreuve de la formation du gouvernement.
