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Mercredi 05 Août 2026
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L'Exécutif exclut un programme d’aides au mariage pour relancer la natalité

Le gouvernement écarte, pour l'heure, toute possibilité de mettre en place un programme national d'aide financière directe au mariage des jeunes ou de mesures destinées à stimuler la natalité. Dans une réponse écrite au conseiller parlementaire Khalid Essatte, la ministre de la Solidarité, de l'insertion sociale et de la famille, Naïma Ben Yahia, affirme que l'Exécutif privilégie une approche globale fondée sur le renforcement des politiques familiales, l'amélioration des services publics et l'accompagnement des familles, estimant que les défis démographiques ne peuvent être résolus par les seules incitations financières.

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Le gouvernement ne compte pas instaurer un programme national accordant des aides financières ou des prêts bonifiés aux jeunes souhaitant se marier afin de relancer la natalité. C'est la position exprimée par la ministre de la Solidarité, de l'insertion sociale et de la famille, Naïma Ben Yahia, dans une réponse écrite au conseiller parlementaire Khalid Essatte.



La ministre rappelle que les questions liées à la famille occupent une place centrale dans les politiques publiques, la famille étant considérée comme «la cellule fondamentale de la société». Dans ce cadre, l'action du gouvernement s'inscrit dans les Orientations Royales en faveur de l'État social et vise à renforcer la cohésion familiale face aux profondes mutations que connaît la société marocaine.

Le recul de la natalité appelle des réponses structurelles

Pour l'Exécutif, la baisse des taux de natalité et les transformations démographiques observées ces dernières années ne peuvent être appréhendées à travers une simple aide financière. Dans ce sens, la ministre souligne que les résultats du dernier Recensement général de la population et de l'habitat ont confirmé l'ampleur des changements démographiques et sociaux que connaît le Royaume. Selon elle, ces évolutions nécessitent des politiques publiques intégrées, capables d'agir sur les différents facteurs qui influencent les décisions de mariage et de parentalité. Le gouvernement estime ainsi que la stabilité familiale dépend avant tout d'un environnement économique, social et institutionnel favorable, bien plus que d'une aide ponctuelle.

Une stratégie couvrant toutes les étapes de la vie familiale

La ministre met ainsi en avant la politique publique élaborée par son département, qui accompagne la famille tout au long de son parcours, depuis la préparation au mariage jusqu'au renforcement de la stabilité du foyer et à la prévention des situations de rupture. Cette stratégie prévoit notamment le développement des programmes de préparation au mariage, des services d'orientation et de conseil familial, de la médiation familiale ainsi que des actions de sensibilisation à la gestion de la vie conjugale et à la responsabilité parentale. Elle prévoit également le renforcement des espaces dédiés à la famille et l'amélioration des services d'accompagnement destinés aux parents afin de consolider les conditions favorables à la stabilité des nouveaux ménages.

Faciliter la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle

La réponse ministérielle insiste également sur la nécessité de créer un environnement permettant aux jeunes de construire leur projet familial dans de meilleures conditions. Dans ce sens, le ministère estime que l'encouragement du mariage et de la natalité passe notamment par une meilleure conciliation entre vie familiale et vie professionnelle, la réduction des charges liées à l'éducation des enfants durant leurs premières années, le développement des structures de garde d'enfants, le renforcement des services de proximité destinés aux familles ainsi que l'amélioration de la qualité des prestations sociales. Ces mesures doivent permettre, selon la ministre, aux jeunes couples de prendre la décision de se marier et d'avoir des enfants dans un contexte plus stable, tout en favorisant la participation économique des femmes grâce à un meilleur partage des responsabilités familiales.

Pas de programme spécifique à l'ordre du jour

Concernant la proposition visant à créer un programme national d'aides financières directes ou de crédits préférentiels en faveur des futurs mariés, la ministre indique qu'une telle initiative nécessiterait une étude approfondie de ses impacts sociaux, économiques, financiers et démographiques. À ce stade, le gouvernement privilégie le renforcement des politiques publiques déjà engagées plutôt que la création d'un nouveau mécanisme d'aide financière. L'objectif affiché est d'assurer la complémentarité entre les différents programmes sociaux afin de garantir leur efficacité et leur pérennité.

Une vision assumée des politiques familiales

À travers cette réponse, le gouvernement affiche une lecture claire des enjeux démographiques : le recul de la natalité est considéré comme le résultat d'un ensemble de facteurs économiques, sociaux et culturels qui dépassent largement la seule question du pouvoir d'achat. Cette position traduit une volonté de privilégier les réformes structurelles, en améliorant les services publics destinés aux familles, l'accès aux dispositifs de protection sociale et les conditions de vie des jeunes ménages, plutôt que de recourir à des aides financières ponctuelles dont les effets sur la natalité restent incertains.
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