Sa Majesté le Roi Mohammed VI a accepté la demande présentée par la Cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, visant à mettre fin aux fonctions de Madiha Khayr, ministre déléguée auprès du ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire, de la Formation professionnelle et de la Qualification, chargée de la Formation professionnelle et de la Qualification.
Dans un communiqué publié ce dimanche 18 octobre, le Cabinet Royal précise que le Souverain a bien voulu accepter cette demande conformément aux dispositions de l’article 47 de la Constitution.
Cette décision intervient à peine quarante-huit heures après la constitution du nouveau gouvernement, nommé vendredi 16 octobre par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Madiha Khayr venait alors d'être désignée ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle et de la Qualification.
Entre-temps, plusieurs médias ont relayé des informations concernant une ancienne affaire judiciaire remontant à 2004, en faisant notamment référence à un article publié à l'époque par Le Matin. Cette affaire a suscité des interrogations sur le parcours de la nouvelle ministre et les vérifications effectuées avant sa nomination.
Le communiqué ne précise toutefois pas les motifs de la demande formulée par la Cheffe du gouvernement et n'établit aucun lien entre la décision de mettre fin aux fonctions de Mme Khayr et les informations diffusées dans la presse.
Cet article relatait l'arrestation d'une jeune femme prénommée Madiha, âgée de 29 ans et employée à l'époque dans une coopérative agricole de Beni Mellal. Selon les informations rapportées, elle avait été déférée devant le tribunal de première instance de Fquih Ben Salah pour des faits présumés de faux, d'usage de faux, d'escroquerie et d'usurpation de fonction.
L'affaire concernait l'utilisation frauduleuse de l'identité d'une médecin exerçant à l'hôpital Moulay Ismaïl de Kasba-Tadla. Cette dernière avait loué un appartement appartenant au père de la jeune femme et fourni, dans le cadre des formalités de location, une copie de sa carte nationale d'identité.
D'après le récit publié par Le Matin, la mise en cause aurait récupéré cette photocopie dans le dossier de location avant de l'utiliser pour ouvrir, à Fquih Ben Salah, un compte bancaire au nom de la médecin. Elle aurait ainsi obtenu un chéquier de 25 feuilles.
Toujours selon l'article, 19 chèques sans provision auraient ensuite été utilisés auprès de bijoutiers dans plusieurs villes du Royaume, notamment Casablanca, Rabat, Khouribga, Oued Zem et El Kelaâ des Sraghna.
L'affaire aurait été découverte lorsque la médecin, dont l'identité avait été utilisée, avait commencé à recevoir des courriers d'avocats lui réclamant le règlement de chèques impayés. Une plainte avait alors été déposée, conduisant les services de la police judiciaire locale, en coordination avec le service régional de la police judiciaire de Beni Mellal, à identifier et interpeller la personne soupçonnée.
L'article de 2004 rendait compte de l'interpellation et de la présentation de la mise en cause devant la justice. Il ne précisait toutefois pas l'issue définitive de la procédure ni l'existence d'une éventuelle condamnation.
La reprise de cette affaire dans la presse, plus de vingt ans après sa publication initiale, a replacé la question des antécédents judiciaires et des vérifications préalables aux nominations gouvernementales au centre des discussions.
Dans un communiqué publié ce dimanche 18 octobre, le Cabinet Royal précise que le Souverain a bien voulu accepter cette demande conformément aux dispositions de l’article 47 de la Constitution.
Cette décision intervient à peine quarante-huit heures après la constitution du nouveau gouvernement, nommé vendredi 16 octobre par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Madiha Khayr venait alors d'être désignée ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle et de la Qualification.
Entre-temps, plusieurs médias ont relayé des informations concernant une ancienne affaire judiciaire remontant à 2004, en faisant notamment référence à un article publié à l'époque par Le Matin. Cette affaire a suscité des interrogations sur le parcours de la nouvelle ministre et les vérifications effectuées avant sa nomination.
Le communiqué ne précise toutefois pas les motifs de la demande formulée par la Cheffe du gouvernement et n'établit aucun lien entre la décision de mettre fin aux fonctions de Mme Khayr et les informations diffusées dans la presse.
Une affaire de faux et d'usage de faux rapportée par Le Matin en 2004
Les informations qui ont récemment refait surface renvoient à un article publié par Le Matin le 19 août 2004, intitulé : « Arrêtée pour faux et usage de faux, usurpation de fonction, Madiha a écoulé 19 chèques sans provision au nom d'un médecin innocent ».Cet article relatait l'arrestation d'une jeune femme prénommée Madiha, âgée de 29 ans et employée à l'époque dans une coopérative agricole de Beni Mellal. Selon les informations rapportées, elle avait été déférée devant le tribunal de première instance de Fquih Ben Salah pour des faits présumés de faux, d'usage de faux, d'escroquerie et d'usurpation de fonction.
L'affaire concernait l'utilisation frauduleuse de l'identité d'une médecin exerçant à l'hôpital Moulay Ismaïl de Kasba-Tadla. Cette dernière avait loué un appartement appartenant au père de la jeune femme et fourni, dans le cadre des formalités de location, une copie de sa carte nationale d'identité.
D'après le récit publié par Le Matin, la mise en cause aurait récupéré cette photocopie dans le dossier de location avant de l'utiliser pour ouvrir, à Fquih Ben Salah, un compte bancaire au nom de la médecin. Elle aurait ainsi obtenu un chéquier de 25 feuilles.
Toujours selon l'article, 19 chèques sans provision auraient ensuite été utilisés auprès de bijoutiers dans plusieurs villes du Royaume, notamment Casablanca, Rabat, Khouribga, Oued Zem et El Kelaâ des Sraghna.
L'affaire aurait été découverte lorsque la médecin, dont l'identité avait été utilisée, avait commencé à recevoir des courriers d'avocats lui réclamant le règlement de chèques impayés. Une plainte avait alors été déposée, conduisant les services de la police judiciaire locale, en coordination avec le service régional de la police judiciaire de Beni Mellal, à identifier et interpeller la personne soupçonnée.
L'article de 2004 rendait compte de l'interpellation et de la présentation de la mise en cause devant la justice. Il ne précisait toutefois pas l'issue définitive de la procédure ni l'existence d'une éventuelle condamnation.
La reprise de cette affaire dans la presse, plus de vingt ans après sa publication initiale, a replacé la question des antécédents judiciaires et des vérifications préalables aux nominations gouvernementales au centre des discussions.
