Le modèle marocain de fixation des prix des médicaments, fortement encadré par l’État, est aujourd’hui au cœur des préoccupations du Conseil de la concurrence. Dans son avis sur la distribution des médicaments, l’institution dresse le constat d’un système à la fois complexe, contraignant et de moins en moins en phase avec les évolutions du marché.
Actuellement, les prix sont administrés selon une architecture rigoureuse. Le prix public de vente repose sur trois composantes : le prix fabricant hors taxe (PFHT), les marges des distributeurs et, jusqu’à récemment, la TVA désormais supprimée . Pour les médicaments princeps, le Maroc s’aligne sur les prix les plus bas observés dans un panel de pays de référence, tandis que les génériques sont introduits avec des décotes pouvant atteindre 50 % . Mais ce mécanisme, censé garantir des prix accessibles, produit aussi des effets pervers. Les révisions périodiques, notamment lors du renouvellement quinquennal des autorisations de mise sur le marché, ainsi que les ajustements ponctuels à la baisse ou à la hausse en fonction des prix internationaux, entretiennent une pression continue sur les prix .
Actuellement, les prix sont administrés selon une architecture rigoureuse. Le prix public de vente repose sur trois composantes : le prix fabricant hors taxe (PFHT), les marges des distributeurs et, jusqu’à récemment, la TVA désormais supprimée . Pour les médicaments princeps, le Maroc s’aligne sur les prix les plus bas observés dans un panel de pays de référence, tandis que les génériques sont introduits avec des décotes pouvant atteindre 50 % . Mais ce mécanisme, censé garantir des prix accessibles, produit aussi des effets pervers. Les révisions périodiques, notamment lors du renouvellement quinquennal des autorisations de mise sur le marché, ainsi que les ajustements ponctuels à la baisse ou à la hausse en fonction des prix internationaux, entretiennent une pression continue sur les prix .
