Au-delà du football, c’est une véritable vision du développement du Maroc qu’a défendue Fouzi Lekjaa. Dans cet entretien, le président de la FRMF et ministre délégué chargé du Budget est revenu sur les enjeux territoriaux liés aux grands chantiers engagés par le Royaume et sur les rumeurs entourant son avenir politique.
Pour autant, le responsable n’a pas nié l’existence de disparités territoriales. « Oui, nous avons dit qu’il y a des insuffisances, et Sa Majesté le Roi lui-même l’a déclaré », a-t-il affirmé, reconnaissant que certains territoires n’ont pas bénéficié au même degré de la dynamique de développement.
Selon lui, une lecture « attentive et réaliste » de cette situation a déjà été menée et les études relatives aux programmes destinés à réduire ces écarts sont achevées. « Le travail va commencer dans les différentes régions du Maroc et dans ce que vous appelez le Maroc profond ou les territoires qui n’ont pas suffisamment bénéficié des projets de développement », a-t-il assuré.
Fouzi Lekjaa voit ainsi dans le Mondial 2030 un accélérateur de la mise à niveau territoriale. « Lorsque vous reviendrez pour suivre la Coupe du monde en 2030, vous ne trouverez pas seulement des stades et des trains, mais aussi ces régions sous un nouveau visage », a-t-il déclaré.
Les rumeurs de primature
L’entretien s’est achevé sur une question plus politique. Interrogé sur les rumeurs qui le présentent comme un potentiel « chef du gouvernement du Mondial », Fouzi Lekjaa a répondu avec prudence : « Je n’ai aucune connaissance de ce sujet ». À la question de savoir s’il nourrit une ambition personnelle en ce sens, le président de la FRMF s’est montré tout aussi mesuré : « L’invisible n’est connu que de Dieu, et c’est en Lui que nous plaçons notre confiance ». Une réponse qui, sans alimenter les spéculations, ne les écarte pas non plus totalement!
« Le Mondial 2030 ne laissera pas le Maroc profond de côté »
Interpellé sur le risque de voir les investissements liés au Mondial 2030 – infrastructures sportives, lignes ferroviaires, routes et équipements touristiques – accentuer les disparités entre les grandes métropoles et les régions moins développées, Fouzi Lekjaa a rejeté l’idée d’un « Maroc à deux vitesses ». Il a notamment mis en avant les investissements structurants réalisés dans les régions éloignées, citant la voie express à standards autoroutiers reliant Agadir, Laâyoune et Dakhla, ainsi que les projets engagés dans la région de l’Oriental et à Saïdia. « Il ne faut pas adopter à nouveau cette lecture selon laquelle certains territoires seraient privilégiés et d’autres délaissés », a-t-il plaidé, rappelant que le Maroc est aujourd’hui « salué à l’échelle mondiale » pour les progrès accomplis au cours des dernières décennies.Pour autant, le responsable n’a pas nié l’existence de disparités territoriales. « Oui, nous avons dit qu’il y a des insuffisances, et Sa Majesté le Roi lui-même l’a déclaré », a-t-il affirmé, reconnaissant que certains territoires n’ont pas bénéficié au même degré de la dynamique de développement.
Selon lui, une lecture « attentive et réaliste » de cette situation a déjà été menée et les études relatives aux programmes destinés à réduire ces écarts sont achevées. « Le travail va commencer dans les différentes régions du Maroc et dans ce que vous appelez le Maroc profond ou les territoires qui n’ont pas suffisamment bénéficié des projets de développement », a-t-il assuré.
Fouzi Lekjaa voit ainsi dans le Mondial 2030 un accélérateur de la mise à niveau territoriale. « Lorsque vous reviendrez pour suivre la Coupe du monde en 2030, vous ne trouverez pas seulement des stades et des trains, mais aussi ces régions sous un nouveau visage », a-t-il déclaré.
Les rumeurs de primature
L’entretien s’est achevé sur une question plus politique. Interrogé sur les rumeurs qui le présentent comme un potentiel « chef du gouvernement du Mondial », Fouzi Lekjaa a répondu avec prudence : « Je n’ai aucune connaissance de ce sujet ». À la question de savoir s’il nourrit une ambition personnelle en ce sens, le président de la FRMF s’est montré tout aussi mesuré : « L’invisible n’est connu que de Dieu, et c’est en Lui que nous plaçons notre confiance ». Une réponse qui, sans alimenter les spéculations, ne les écarte pas non plus totalement!
