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Jeudi 17 Septembre 2026
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Nucléaire : l’INSC veut renforcer la place de l’Afrique dans la coopération internationale

Réuni à Vienne en marge de la 70e Conférence générale de l’AIEA, le Conseil international des sociétés nucléaires (INSC) a engagé les discussions sur la création d’une région Afrique au sein de son organisation. Les travaux, présidés par Khadija Bendam, ont également porté sur le partage des infrastructures de recherche nucléaire et la contribution du secteur aux enjeux énergétiques et climatiques.

La représentation africaine pourrait prendre une nouvelle dimension au sein du Conseil international des sociétés nucléaires (INSC). Réunie le 15 septembre à Vienne, son Assemblée générale a examiné le projet de création d’une région Afrique, destinée à renforcer la participation des sociétés nucléaires et des experts du continent aux travaux de l’organisation.

Présidée par Khadija Bendam, la réunion s’est tenue dans le cadre d’une série de rencontres organisées du 14 au 16 septembre à l’occasion de la 70e Conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Outre le projet africain, les échanges ont porté sur l’évolution de l’INSC, son fonctionnement statutaire et budgétaire ainsi que l’élargissement de ses membres.

« La création d’une région Afrique est une étape importante pour renforcer notre équilibre mondial et veiller à ce que les voix et les expertises de toutes les régions soient pleinement représentées au sein de l’INSC », a déclaré Khadija Bendam à l’ouverture des travaux.

Le projet a été approfondi le 16 septembre lors du workshop consacré à la contribution des sociétés nucléaires au climat et à la sécurité énergétique. Les principales étapes envisagées pour la mise en place de cette région y ont été présentées aux représentants des cinq régions de l’INSC.

Les discussions ont plus largement porté sur les moyens de renforcer le partage des connaissances, la formation et la coopération scientifique dans un contexte marqué par la progression de la demande énergétique et les défis liés au changement climatique.

Les travaux ont également accueilli Rafael Mariano Grossi, directeur général de l’AIEA, présent lors de la cérémonie de remise de l’INSC Global Award 2026. Cette distinction a été attribuée au professeur japonais Hisashi Ninokata pour sa contribution aux sciences et technologies nucléaires et à leurs applications pacifiques.

La coopération scientifique avait constitué le premier volet des rencontres, le 14 septembre, avec l’événement « Atoms for SDGs: Global Sharing of Nuclear Research Infrastructure ». Portée par la Société nucléaire chinoise et ses partenaires, cette rencontre a débouché sur le lancement d’une initiative internationale consacrée au partage des infrastructures de recherche nucléaire.

Plus de vingt institutions de recherche y ont participé, avec l’INSC en tant que membre fondateur de l’initiative. L’objectif est notamment de faciliter l’accès des chercheurs, étudiants et institutions aux installations scientifiques, tout en encourageant les projets de recherche conjoints et le développement des compétences.

La démarche vise également à élargir l'utilisation des infrastructures nucléaires à plusieurs domaines liés aux Objectifs de développement durable, notamment la santé, l'éducation, l'énergie, l'innovation et l'action climatique.

Créé en 1990, l'INSC réunit des sociétés nucléaires de différentes régions du monde autour du partage des connaissances et de la coopération dans les applications pacifiques des sciences et technologies nucléaires. Le projet de région Afrique, encore au stade du processus de création, doit désormais franchir ses prochaines étapes avant de se traduire par une nouvelle représentation du continent au sein de l'organisation.
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