La Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc hausse le ton. À l'annonce de l'inscription à l'ordre du jour du Conseil du gouvernement du projet de décret modifiant et complétant le décret n°2.13.852 relatif aux conditions et modalités de fixation des prix des médicaments fabriqués localement ou importés, l'organisation syndicale exprime sa «profonde surprise» et sa «vive indignation». Dans un communiqué rendu public mardi, la Confédération estime que cette initiative traduit la volonté du ministère de la Santé et de la protection sociale de poursuivre une réforme sans véritable concertation avec les représentants de la profession. Elle y voit une remise en cause de l'approche participative et des principes de bonne gouvernance consacrés par la Constitution.
Or, regrette l'organisation, aucune des recommandations formulées par les différents intervenants n'aurait été retenue. Le texte actuellement soumis au Conseil du gouvernement serait, selon elle, quasiment identique à celui présenté dès la première réunion de concertation. Pour la Confédération, cette situation démontre que les consultations engagées par le ministère n'ont été qu'une «mise en scène» destinée à entériner une décision déjà arrêtée, plutôt qu'un véritable processus d'élaboration participative des politiques publiques.
Des propositions restées sans suite
Les pharmaciens rappellent avoir pris part à quatre réunions officielles avec le ministère de la Santé au cours desquelles ils ont présenté un mémorandum comportant plusieurs propositions destinées à concilier deux impératifs : permettre une révision à la baisse des prix des médicaments au profit des citoyens tout en préservant la viabilité économique des officines. Selon la Confédération, ces propositions prévoyaient notamment que toute baisse des prix soit accompagnée de mécanismes de soutien capables de compenser les déséquilibres économiques subis par les pharmacies depuis l'entrée en vigueur du précédent décret.Or, regrette l'organisation, aucune des recommandations formulées par les différents intervenants n'aurait été retenue. Le texte actuellement soumis au Conseil du gouvernement serait, selon elle, quasiment identique à celui présenté dès la première réunion de concertation. Pour la Confédération, cette situation démontre que les consultations engagées par le ministère n'ont été qu'une «mise en scène» destinée à entériner une décision déjà arrêtée, plutôt qu'un véritable processus d'élaboration participative des politiques publiques.
