La réforme des prix des médicaments commence à produire ses premiers effets. Une première liste de près de 300 médicaments dont les prix de vente au public doivent être revus à la baisse a été approuvée, apprend «Le Matin» auprès d’une source au ministère de la Santé et de la Protection sociale.
Selon cette même source, les réductions attendues s’échelonnent entre 10 et 70%, avec des niveaux variables selon les médicaments concernés. À ce stade, le détail des références ainsi que leurs nouveaux prix n’a pas encore été communiqué.
Cette première vague intervient moins de deux mois après la publication du nouveau cadre régissant la fixation et la révision des prix des médicaments. Elle constitue ainsi l’une des premières traductions concrètes du dispositif introduit par le décret n° 2.25.631 du 23 juillet 2026, publié au Bulletin officiel le 6 août.
La réforme modifie également la méthode de comparaison avec les prix pratiqués dans les pays de référence. Pour les médicaments dont le prix fabricant hors taxes (PFHT) dépasse 300 DH, le prix le plus bas observé dans ces pays devient la référence. Pour ceux dont le PFHT est inférieur ou égal à 300 DH, le calcul continue de s’appuyer sur la moyenne des prix de référence.
Ce changement est particulièrement important pour les médicaments les plus coûteux, puisqu’il substitue au calcul par la moyenne une référence fondée sur le prix le plus bas constaté à l’international.
La baisse des prix constitue un enjeu d’autant plus important que le prix du médicament intervient directement dans les dépenses supportées par les assurés et les régimes de couverture médicale. Dans le cadre de l’Assurance maladie obligatoire, les médicaments admis au remboursement sont notamment pris en charge selon les règles et bases de remboursement applicables.
L’objectif affiché de la réforme est ainsi double : améliorer l’accessibilité financière des traitements pour les patients et contribuer à une meilleure maîtrise des dépenses de médicaments dans le cadre de l’AMO.
Selon cette même source, les réductions attendues s’échelonnent entre 10 et 70%, avec des niveaux variables selon les médicaments concernés. À ce stade, le détail des références ainsi que leurs nouveaux prix n’a pas encore été communiqué.
Cette première vague intervient moins de deux mois après la publication du nouveau cadre régissant la fixation et la révision des prix des médicaments. Elle constitue ainsi l’une des premières traductions concrètes du dispositif introduit par le décret n° 2.25.631 du 23 juillet 2026, publié au Bulletin officiel le 6 août.
Des prix désormais réexaminés plus fréquemment
Le nouveau mécanisme revoit en profondeur le système appliqué depuis 2013. L’un des principaux changements porte sur la fréquence de révision des prix des médicaments déjà commercialisés. Celle-ci doit désormais intervenir tous les trois ans, contre cinq ans dans l’ancien dispositif. À titre de comparaison, le décret de 2013 prévoyait notamment une révision des prix des médicaments princeps à l’occasion du renouvellement quinquennal de leur autorisation de mise sur le marché.La réforme modifie également la méthode de comparaison avec les prix pratiqués dans les pays de référence. Pour les médicaments dont le prix fabricant hors taxes (PFHT) dépasse 300 DH, le prix le plus bas observé dans ces pays devient la référence. Pour ceux dont le PFHT est inférieur ou égal à 300 DH, le calcul continue de s’appuyer sur la moyenne des prix de référence.
Ce changement est particulièrement important pour les médicaments les plus coûteux, puisqu’il substitue au calcul par la moyenne une référence fondée sur le prix le plus bas constaté à l’international.
D’autres baisses appelées à suivre
La liste de près de 300 médicaments ne devrait constituer qu’une première étape. Le nouveau dispositif prévoit en effet le réexamen des prix des médicaments déjà commercialisés dans les douze mois suivant son entrée en vigueur, ouvrant la voie à d’autres révisions.La baisse des prix constitue un enjeu d’autant plus important que le prix du médicament intervient directement dans les dépenses supportées par les assurés et les régimes de couverture médicale. Dans le cadre de l’Assurance maladie obligatoire, les médicaments admis au remboursement sont notamment pris en charge selon les règles et bases de remboursement applicables.
L’objectif affiché de la réforme est ainsi double : améliorer l’accessibilité financière des traitements pour les patients et contribuer à une meilleure maîtrise des dépenses de médicaments dans le cadre de l’AMO.
