Rabat a accueilli, le 31 mars, une rencontre d’envergure consacrée à l’avenir de l’économie bleue au Maroc. Organisée par Association des Régions du Maroc en partenariat avec WestMED Initiative, cette conférence a rassemblé un large éventail d’acteurs : membres du gouvernement, présidents de régions, responsables d’institutions publiques, opérateurs économiques, experts et partenaires internationaux.
Au cœur des échanges, un enjeu structurant : le rôle des régions dans l’émergence de clusters maritimes capables de dynamiser les territoires côtiers et de renforcer la compétitivité du Royaume. Avec plus de 3.500 kilomètres de littoral et une zone économique exclusive estimée à 1,2 million de km², le Maroc dispose d’un potentiel considérable pour développer des chaînes de valeur liées à la mer, génératrices de croissance et d’emplois.
Des écosystèmes territoriaux au service de la compétitivité
Les clusters maritimes, présentés comme des plateformes de coopération territoriale, constituent l’un des leviers clés évoqués lors de cette rencontre. Ils visent à fédérer entreprises, institutions publiques, centres de recherche et acteurs du financement autour de projets communs, favorisant à la fois l’innovation, le développement des compétences et l’investissement. L’ambition est claire : structurer des écosystèmes intégrés, adaptés aux spécificités de chaque région, capables de transformer le potentiel maritime en valeur économique tangible.
S’inspirer des expériences internationales
Les participants ont également mis en perspective plusieurs modèles internationaux, notamment en Méditerranée et en Europe, afin d’identifier les bonnes pratiques en matière de gouvernance, de financement et de structuration des clusters. Ces retours d’expérience alimentent la réflexion nationale, en lien avec la Stratégie nationale de l’économie bleue (SNEB), appelée à jouer un rôle central dans l’accompagnement de ces dynamiques territoriales.
Trois axes majeurs ont structuré les travaux :
– le rôle des clusters dans le développement de l’économie bleue à l’échelle internationale ;
– les approches opérationnelles adaptées aux réalités territoriales marocaines ;
– les mécanismes de financement et le renforcement des capacités pour le montage de projets intégrés.
L'Appel de Rabat pour accélérer la dynamique
La conférence s’est conclue par la lecture de « l’Appel de Rabat », un document stratégique réaffirmant plusieurs priorités : renforcer le rôle des régions, adapter les clusters aux spécificités locales, développer la coopération internationale et mobiliser davantage de financements bleus. Au-delà des déclarations d’intention, cette initiative traduit une volonté de passer à l’action, en ancrant le développement de l’économie bleue dans une logique territoriale concertée. Une orientation qui pourrait, à terme, repositionner les régions côtières marocaines comme de véritables hubs maritimes, au croisement des dynamiques économiques, environnementales et sociales.
Au cœur des échanges, un enjeu structurant : le rôle des régions dans l’émergence de clusters maritimes capables de dynamiser les territoires côtiers et de renforcer la compétitivité du Royaume. Avec plus de 3.500 kilomètres de littoral et une zone économique exclusive estimée à 1,2 million de km², le Maroc dispose d’un potentiel considérable pour développer des chaînes de valeur liées à la mer, génératrices de croissance et d’emplois.
Des écosystèmes territoriaux au service de la compétitivité
Les clusters maritimes, présentés comme des plateformes de coopération territoriale, constituent l’un des leviers clés évoqués lors de cette rencontre. Ils visent à fédérer entreprises, institutions publiques, centres de recherche et acteurs du financement autour de projets communs, favorisant à la fois l’innovation, le développement des compétences et l’investissement. L’ambition est claire : structurer des écosystèmes intégrés, adaptés aux spécificités de chaque région, capables de transformer le potentiel maritime en valeur économique tangible.
S’inspirer des expériences internationales
Les participants ont également mis en perspective plusieurs modèles internationaux, notamment en Méditerranée et en Europe, afin d’identifier les bonnes pratiques en matière de gouvernance, de financement et de structuration des clusters. Ces retours d’expérience alimentent la réflexion nationale, en lien avec la Stratégie nationale de l’économie bleue (SNEB), appelée à jouer un rôle central dans l’accompagnement de ces dynamiques territoriales.
Trois axes majeurs ont structuré les travaux :
– le rôle des clusters dans le développement de l’économie bleue à l’échelle internationale ;
– les approches opérationnelles adaptées aux réalités territoriales marocaines ;
– les mécanismes de financement et le renforcement des capacités pour le montage de projets intégrés.
L'Appel de Rabat pour accélérer la dynamique
La conférence s’est conclue par la lecture de « l’Appel de Rabat », un document stratégique réaffirmant plusieurs priorités : renforcer le rôle des régions, adapter les clusters aux spécificités locales, développer la coopération internationale et mobiliser davantage de financements bleus. Au-delà des déclarations d’intention, cette initiative traduit une volonté de passer à l’action, en ancrant le développement de l’économie bleue dans une logique territoriale concertée. Une orientation qui pourrait, à terme, repositionner les régions côtières marocaines comme de véritables hubs maritimes, au croisement des dynamiques économiques, environnementales et sociales.
Mbarka Bouaïda : le Maroc dispose de plusieurs opportunités en matière de clusters maritime
Le Maroc dispose de nombreuses opportunités en matière de clusters maritimes, notamment celle de consolider son rôle de hub entre l’Afrique et l’Europe, de capter davantage de flux et de jouer un rôle clé dans la sécurité logistique, a indiqué, à l'occasion, la présidente du Conseil de la région de Guelmim-Oued Noun et de l’Association des régions du Maroc (ARM), Mbarka Bouïda. Elle a relevé que cette rencontre visait à bâtir une réflexion autour du rôle de ces clusters au service d’une régionalisation avancée, un chantier fondateur et structurant du Royaume.
La question maritime n'est plus appréhendée sous un angle strictement sectoriel, portuaire ou halieutique, car elle s’impose désormais comme un enjeu majeur de développement territorial, de compétitivité économique, de résilience, d’innovation, de durabilité et de projection stratégique dans un contexte géopolitique complexe où les clusters maritimes deviennent déterminants pour la sécurité et la stabilité socio-économique, a-t-elle ajouté. La présidente de l'ARM a rappelé, dans ce sens, que le Maroc regorgeait, dans le domaine de l’économie bleue, d'atouts considérables, avec 3.500 kilomètres de côtes et 1,2 million de kilomètres carrés d’espace maritime, ainsi que d’un potentiel majeur en matière de logistique, d’industrie portuaire, de pêche, d’aquaculture, d’énergies renouvelables, de tourisme littoral et d’innovation. Ce potentiel, a-t-elle assuré, doit être structuré, hiérarchisé et organisé, puis intégré à la dynamique territoriale que connaît le Royaume, précisant que c’est à ce niveau que le rôle des régions devenait déterminant.
De son côté, le chef adjoint de la délégation de l’Union européenne au Royaume du Maroc, Daniele Dotto, a souligné que cet événement était l'occasion de réaffirmer la portée du Partenariat Vert UE-Maroc signé en 2022, et plus particulièrement son volet dédié à l'économie verte et bleue, qui représente le cadre stratégique de la coopération bilatérale. S'agissant des compétences bleues, M. Dotto a affirmé que le Maroc soutenait la création d’un nouveau groupe technique dédié à cette thématique dans le cadre de l’initiative WestMed, lequel sera coordonné par la Tunisie et réunira des experts nationaux ainsi que des parties prenantes du secteur afin d’échanger les meilleures pratiques, d’élaborer des projets concrets et de combler les lacunes existantes en matière de compétences bleues dans la région. Par ailleurs, il a fait savoir que l’économie bleue représentait, dans les zones côtières du Maroc, près de 60% du PIB et 50% de l’emploi, ce qui en fait un levier absolument déterminant pour la trajectoire de développement économique du Royaume, saluant, à cet égard, le fort engagement du Maroc en la matière aux niveaux national et international.
La question maritime n'est plus appréhendée sous un angle strictement sectoriel, portuaire ou halieutique, car elle s’impose désormais comme un enjeu majeur de développement territorial, de compétitivité économique, de résilience, d’innovation, de durabilité et de projection stratégique dans un contexte géopolitique complexe où les clusters maritimes deviennent déterminants pour la sécurité et la stabilité socio-économique, a-t-elle ajouté. La présidente de l'ARM a rappelé, dans ce sens, que le Maroc regorgeait, dans le domaine de l’économie bleue, d'atouts considérables, avec 3.500 kilomètres de côtes et 1,2 million de kilomètres carrés d’espace maritime, ainsi que d’un potentiel majeur en matière de logistique, d’industrie portuaire, de pêche, d’aquaculture, d’énergies renouvelables, de tourisme littoral et d’innovation. Ce potentiel, a-t-elle assuré, doit être structuré, hiérarchisé et organisé, puis intégré à la dynamique territoriale que connaît le Royaume, précisant que c’est à ce niveau que le rôle des régions devenait déterminant.
De son côté, le chef adjoint de la délégation de l’Union européenne au Royaume du Maroc, Daniele Dotto, a souligné que cet événement était l'occasion de réaffirmer la portée du Partenariat Vert UE-Maroc signé en 2022, et plus particulièrement son volet dédié à l'économie verte et bleue, qui représente le cadre stratégique de la coopération bilatérale. S'agissant des compétences bleues, M. Dotto a affirmé que le Maroc soutenait la création d’un nouveau groupe technique dédié à cette thématique dans le cadre de l’initiative WestMed, lequel sera coordonné par la Tunisie et réunira des experts nationaux ainsi que des parties prenantes du secteur afin d’échanger les meilleures pratiques, d’élaborer des projets concrets et de combler les lacunes existantes en matière de compétences bleues dans la région. Par ailleurs, il a fait savoir que l’économie bleue représentait, dans les zones côtières du Maroc, près de 60% du PIB et 50% de l’emploi, ce qui en fait un levier absolument déterminant pour la trajectoire de développement économique du Royaume, saluant, à cet égard, le fort engagement du Maroc en la matière aux niveaux national et international.
Pour sa part, Hassan Agouzoul, expert du Hub national WestMED-Maroc et directeur du SDG ACT au Maroc, a souligné que l’initiative WestMED percevait cet événement comme un point d'inflexion décisif, indiquant que cette rencontre marquait le déploiement territorial de l'économie bleue ainsi que l'émergence des clusters maritimes régionaux, appelés à devenir les pôles et les noyaux du nouveau modèle de développement territorial. Cette dynamique ambitionne de franchir un nouveau palier dans la création de richesse et d'emplois, en ciblant prioritairement les jeunes et les femmes, en parfaite adéquation avec les orientations du nouveau modèle de développement du Royaume du Maroc, a-t-il ajouté.
