L’ambassadeur du Maroc au Kazakhstan, Rachid Maâninou, a été distingué lundi 5 octobre à Astana par la Médaille d’or de la diplomatie africaine. La distinction lui a été remise par Nasrallah Belkhayate, président de la Fondation Trophée de l’Africanité.
Selon la Fondation, cette médaille vient saluer une démarche axée sur la diplomatie économique, le développement des relations bilatérales et la concrétisation de projets susceptibles de rapprocher davantage le Maroc et le Kazakhstan.
Parmi les dossiers mis en avant figure le projet d’ouverture à Rabat d’un bureau de l’Organisation islamique pour la sécurité alimentaire, dont le siège est établi à Astana. Une implantation qui constituerait, selon la même source, une première en Afrique et pourrait donner une dimension continentale à la coopération entre les deux pays.
La sécurité alimentaire constitue, dans ce contexte, un axe important du rapprochement. L'éventuelle implantation à Rabat de l'Organisation islamique pour la sécurité alimentaire pourrait servir de relais entre cette institution basée en Asie centrale et le continent africain, notamment sur les questions liées à l'agriculture, à l'eau, aux technologies agricoles et aux investissements.
La coopération économique commence également à s'étendre au numérique et aux nouvelles technologies. Une délégation d'hommes d'affaires kazakhs, comprenant notamment des entreprises du secteur informatique, s'est déjà rendue au Maroc. Des sociétés kazakhes manifesteraient notamment un intérêt pour des projets liés aux villes intelligentes.
Le volet culturel devrait lui aussi être renforcé. Parmi les initiatives évoquées figure notamment l'organisation d'une « Année du Maroc au Kazakhstan », destinée à mieux faire connaître le Royaume auprès du public kazakh.
À travers ces différents chantiers, Rabat et Astana cherchent ainsi à donner davantage de contenu à une relation encore récente. Pour le Kazakhstan, le Maroc peut constituer un point d'accès vers l'Afrique, tandis que le Royaume peut trouver à travers Astana une ouverture vers l'Asie centrale et l'espace eurasiatique. C'est cette orientation que la Médaille d'or attribuée à Rachid Maâninou entend distinguer : une diplomatie tournée vers la création de passerelles économiques et institutionnelles concrètes entre les deux pays.
Selon la Fondation, cette médaille vient saluer une démarche axée sur la diplomatie économique, le développement des relations bilatérales et la concrétisation de projets susceptibles de rapprocher davantage le Maroc et le Kazakhstan.
Parmi les dossiers mis en avant figure le projet d’ouverture à Rabat d’un bureau de l’Organisation islamique pour la sécurité alimentaire, dont le siège est établi à Astana. Une implantation qui constituerait, selon la même source, une première en Afrique et pourrait donner une dimension continentale à la coopération entre les deux pays.
Agriculture et sécurité alimentaire parmi les priorités
Le rapprochement entre Rabat et Astana se traduit déjà sur le terrain économique. Le Kazakhstan, important producteur agricole et céréalier, cherche à développer ses débouchés tandis que le Maroc dispose d'infrastructures portuaires et d'un positionnement permettant de desservir d'autres marchés africains. A noter que deux cargaisons de blé kazakh d'environ 30.000 tonnes chacune déjà acheminées vers le Maroc, une première expérience susceptible d'ouvrir la voie à un courant commercial plus régulier.La sécurité alimentaire constitue, dans ce contexte, un axe important du rapprochement. L'éventuelle implantation à Rabat de l'Organisation islamique pour la sécurité alimentaire pourrait servir de relais entre cette institution basée en Asie centrale et le continent africain, notamment sur les questions liées à l'agriculture, à l'eau, aux technologies agricoles et aux investissements.
Une liaison aérienne directe en ligne de mire
Le développement des échanges reste toutefois confronté à la distance et aux contraintes logistiques. Après la suppression des visas, qui a facilité les déplacements entre les deux pays, l'un des prochains objectifs évoqués est l'établissement d'une liaison aérienne directe entre le Maroc et le Kazakhstan. Une telle desserte pourrait soutenir non seulement les flux touristiques, mais également les déplacements d'hommes d'affaires et d'étudiants ainsi que, potentiellement, le transport de marchandises. Cet enjeu est d'autant plus important pour le Kazakhstan que le pays, enclavé, ne dispose pas d'un accès direct à la mer.La coopération économique commence également à s'étendre au numérique et aux nouvelles technologies. Une délégation d'hommes d'affaires kazakhs, comprenant notamment des entreprises du secteur informatique, s'est déjà rendue au Maroc. Des sociétés kazakhes manifesteraient notamment un intérêt pour des projets liés aux villes intelligentes.
Des passerelles universitaires et culturelles
Les relations entre les deux pays se développent également dans l'enseignement supérieur. Des accords entre les ministères concernés ont permis d'engager des partenariats entre universités marocaines et kazakhes, tandis que des bourses et des programmes d'échange doivent favoriser la mobilité des étudiants dans les deux sens.Le volet culturel devrait lui aussi être renforcé. Parmi les initiatives évoquées figure notamment l'organisation d'une « Année du Maroc au Kazakhstan », destinée à mieux faire connaître le Royaume auprès du public kazakh.
À travers ces différents chantiers, Rabat et Astana cherchent ainsi à donner davantage de contenu à une relation encore récente. Pour le Kazakhstan, le Maroc peut constituer un point d'accès vers l'Afrique, tandis que le Royaume peut trouver à travers Astana une ouverture vers l'Asie centrale et l'espace eurasiatique. C'est cette orientation que la Médaille d'or attribuée à Rachid Maâninou entend distinguer : une diplomatie tournée vers la création de passerelles économiques et institutionnelles concrètes entre les deux pays.
