À peine la rentrée scolaire entamée, les tensions refont surface dans les établissements publics. Cette fois, ce sont les administrateurs de l’éducation qui montent au créneau, sur fond de désaccord avec le ministère autour du suivi des absences des élèves. En effet, le bras de fer s’est déplacé cette fois sur le terrain de la gestion quotidienne des établissements. Dans un communiqué daté de dimanche dernier, le bureau national du Syndicat des administrateurs de l’éducation a appelé les cadres de l’administration éducative à boycotter la saisie des absences des élèves dans le système «Massar».
Cette décision vise directement la correspondance n°2994/26 du secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports, datée du 17 septembre et consacrée au suivi des absences des élèves. Selon le syndicat, la manière dont cette instruction a été formulée relève d’une approche «menaçante» qui ne tiendrait pas suffisamment compte des contraintes auxquelles les personnels administratifs sont confrontés dans les établissements.
Le conflit dépasse toutefois la seule question technique de la saisie informatique. «Massar» constitue un rouage central du suivi de la scolarité : le dispositif permet notamment l’enregistrement et le suivi des absences, parallèlement aux notes, aux résultats et à différentes données relatives au parcours scolaire des élèves. Le ministère présente lui-même ces fonctionnalités comme faisant partie des services essentiels de la plateforme numérique nationale. Le boycott annoncé touche donc à une opération située au cœur du suivi administratif des élèves, donnant à cette mobilisation une portée qui dépasse la revendication catégorielle.
Cette décision vise directement la correspondance n°2994/26 du secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports, datée du 17 septembre et consacrée au suivi des absences des élèves. Selon le syndicat, la manière dont cette instruction a été formulée relève d’une approche «menaçante» qui ne tiendrait pas suffisamment compte des contraintes auxquelles les personnels administratifs sont confrontés dans les établissements.
Le conflit dépasse toutefois la seule question technique de la saisie informatique. «Massar» constitue un rouage central du suivi de la scolarité : le dispositif permet notamment l’enregistrement et le suivi des absences, parallèlement aux notes, aux résultats et à différentes données relatives au parcours scolaire des élèves. Le ministère présente lui-même ces fonctionnalités comme faisant partie des services essentiels de la plateforme numérique nationale. Le boycott annoncé touche donc à une opération située au cœur du suivi administratif des élèves, donnant à cette mobilisation une portée qui dépasse la revendication catégorielle.
Des difficultés de rentrée mises en avant par le syndicat
Pour justifier son mouvement, l’organisation syndicale élargit son diagnostic à l’ensemble de la rentrée scolaire. Elle évoque notamment des difficultés dans l’acheminement de certains supports pédagogiques, l’indisponibilité de titres de manuels destinés aux établissements du dispositif des «Écoles pionnières», ainsi que des situations de surcharge des classes qu’elle relie notamment au retard dans l’ouverture de certains établissements programmés.
Le syndicat fait également état de problèmes dans le déploiement de certaines opérations de soutien pédagogique, évoquant une distribution qu’il juge désorganisée des cahiers et supports nécessaires et des difficultés rencontrées par certaines directions provinciales pour les acheminer vers les établissements. Ces éléments relèvent néanmoins du diagnostic dressé par l’organisation syndicale et ne doivent pas être confondus avec un bilan officiel du ministère.
La lecture syndicale contraste en effet avec le cadrage officiel de la rentrée. Le ministère avait en effet fixé la reprise du service des cadres administratifs au 1er septembre, celle du personnel enseignant au 2 septembre, puis organisé l’accueil progressif des élèves entre les 3 et 5 septembre, avant le démarrage effectif et obligatoire des cours dans tous les cycles le lundi 7 septembre. L’administration avait parallèlement appelé l’ensemble des intervenants à se mobiliser pour garantir le respect du temps scolaire et du temps d’apprentissage.
Le syndicat fait également état de problèmes dans le déploiement de certaines opérations de soutien pédagogique, évoquant une distribution qu’il juge désorganisée des cahiers et supports nécessaires et des difficultés rencontrées par certaines directions provinciales pour les acheminer vers les établissements. Ces éléments relèvent néanmoins du diagnostic dressé par l’organisation syndicale et ne doivent pas être confondus avec un bilan officiel du ministère.
La lecture syndicale contraste en effet avec le cadrage officiel de la rentrée. Le ministère avait en effet fixé la reprise du service des cadres administratifs au 1er septembre, celle du personnel enseignant au 2 septembre, puis organisé l’accueil progressif des élèves entre les 3 et 5 septembre, avant le démarrage effectif et obligatoire des cours dans tous les cycles le lundi 7 septembre. L’administration avait parallèlement appelé l’ensemble des intervenants à se mobiliser pour garantir le respect du temps scolaire et du temps d’apprentissage.
Un malaise qui précède la polémique autour de «Massar»
La séquence actuelle n’est pourtant pas née avec la correspondance du 17 septembre. Dès le début du mois, les administrateurs de l’éducation avaient engagé un programme de protestation, signe d’un différend plus ancien avec leur ministère de tutelle. Le syndicat avait notamment décidé de boycotter la réunion consacrée à la rentrée 2026-2027 et appelé à des rassemblements devant les directions provinciales le 1er septembre. Il reprochait déjà au ministère ce qu’il qualifiait de lenteur dans le traitement de son cahier revendicatif et contestait la manière dont était géré le déficit d’effectifs dans l’administration scolaire. Il critiquait également le projet de décret relatif au «projet d’établissement intégré», estimant qu’il risquait d’ajouter de nouvelles responsabilités aux personnels administratifs.
La controverse autour de «Massar» apparaît ainsi davantage comme une nouvelle étape d’un conflit déjà installé que comme un incident isolé. Au centre de ce contentieux figure notamment le manque de ressources humaines. Le syndicat demande à nouveau au ministère de renforcer les effectifs de l’administration éducative, estimant que les responsables des établissements doivent simultanément assurer un nombre croissant de missions pédagogiques, administratives et numériques.
La controverse autour de «Massar» apparaît ainsi davantage comme une nouvelle étape d’un conflit déjà installé que comme un incident isolé. Au centre de ce contentieux figure notamment le manque de ressources humaines. Le syndicat demande à nouveau au ministère de renforcer les effectifs de l’administration éducative, estimant que les responsables des établissements doivent simultanément assurer un nombre croissant de missions pédagogiques, administratives et numériques.
Des revendications qui dépassent la seule rentrée scolaire
À ces difficultés immédiates viennent s’ajouter plusieurs revendications professionnelles. L’organisation réclame des infrastructures administratives adaptées, des équipements et des moyens de travail suffisants, ainsi que l’amélioration des conditions d’exercice au sein des établissements. Elle demande également le règlement de la situation des cadres qu’elle présente comme des «victimes de révocation ou de non-titularisation» et réclame la fin de ce qu’elle considère comme des formes de pression dans l’exercice de leurs fonctions. Elle appelle, parallèlement, à limiter la multiplication des missions supplémentaires confiées aux administrateurs de l’éducation.
Autrement dit, la saisie des absences est devenue le point visible d’une contestation qui porte en réalité sur la définition même du rôle de l’administration éducative dans un système scolaire de plus en plus piloté par des plateformes numériques, des indicateurs et des dispositifs de suivi. Le syndicat estime que l’exigence de résultats administratifs et de remontée régulière des données doit s’accompagner des effectifs et des moyens nécessaires à leur réalisation. Le ministère, de son côté, inscrit le suivi des absences parmi les instruments permettant de garantir le respect du temps scolaire, dans le cadre d’une rentrée dont le calendrier officiel prévoit le fonctionnement effectif de l’ensemble des classes depuis le 7 septembre.
Autrement dit, la saisie des absences est devenue le point visible d’une contestation qui porte en réalité sur la définition même du rôle de l’administration éducative dans un système scolaire de plus en plus piloté par des plateformes numériques, des indicateurs et des dispositifs de suivi. Le syndicat estime que l’exigence de résultats administratifs et de remontée régulière des données doit s’accompagner des effectifs et des moyens nécessaires à leur réalisation. Le ministère, de son côté, inscrit le suivi des absences parmi les instruments permettant de garantir le respect du temps scolaire, dans le cadre d’une rentrée dont le calendrier officiel prévoit le fonctionnement effectif de l’ensemble des classes depuis le 7 septembre.
Le dialogue réclamé avant une éventuelle nouvelle escalade
Face à cette situation, le bureau national du syndicat demande désormais l’ouverture d’un «dialogue institutionnel sérieux et responsable» autour de son cahier revendicatif. Il réclame également que le ministère revoie l’approche adoptée dans sa correspondance du 17 septembre et privilégie, selon ses termes, un discours institutionnel tenant compte du rôle et des contraintes des cadres de l’administration éducative. Dans le même temps, l’organisation appelle ses adhérents à poursuivre la mobilisation et se dit disposée à engager d’autres formes de protestation dans le cadre du programme décidé par son conseil national. Le boycott de la saisie des absences sur «Massar» pourrait ainsi ne constituer qu’une étape supplémentaire dans un rapport de force engagé depuis le début de l’année scolaire.
Une rentrée rattrapée par la question des moyens
Au-delà du différend autour d’une procédure numérique, la mobilisation des administrateurs de l’éducation remet au premier plan une question plus structurelle : celle de l’adéquation entre les nouvelles exigences de gestion des établissements et les moyens humains et matériels disponibles pour les mettre en œuvre. Alors que la transformation de l’école marocaine repose de plus en plus sur le suivi des indicateurs, la numérisation de la gestion et le déploiement de nouveaux dispositifs pédagogiques, les administrateurs entendent faire de leurs conditions de travail une composante à part entière de cette transformation. L’issue du bras de fer autour de «Massar» dépendra donc moins de la seule saisie des absences que de la capacité du ministère et de ses cadres administratifs à renouer un dialogue sur la répartition des missions, les effectifs et les conditions concrètes dans lesquelles les réformes sont déployées sur le terrain.
