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Réunion avec Akhannouch sur les enseignants : les syndicats optimistes, la coordination nationale toujours sceptique

C’est une annonce qui a été très bien accueillie par les centrales syndicales les plus représentatives. La réunion prévue lundi prochain avec les centrales syndicales laisse espérer le dénouement de cette crise dans le secteur de l’éducation nationale qui n’a que trop duré. En tous cas, les syndicats affichent leur optimisme quant à l’aboutissement de cette rencontre à des solutions qui pourront satisfaire le corps de l’enseignement et conduire à l’arrêt des protestations et des mouvements de grève.

Assistera-t-on prochainement au dénouement de la crise qui secoue le secteur de l’éducation depuis plus de cinq semaines ? En tous cas, l’invitation au dialogue, envoyée par le Chef du gouvernement aux syndicats les plus représentatifs, prévu lundi prochain, a été très bien accueillie par ces derniers. Contacté par «Le Matin», les principaux syndicats ont affiché leur optimisme quant à l’aboutissement de cette réunion.



Younes Firachine, secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement, relevant de la Confédération démocratique du travail (CDT) a souligné dans une déclaration accordée au «Matin» que cette rencontre intervient au moment opportun, car la crise dans le secteur l’éducation nationale est arrivée à un tournent inquiétant, ce qui exigeait de chercher des solutions urgentes. «Cette réunion est très attendue par les syndicats, car nous demeurons convaincu que les décisions à prendre doivent émaner de la commission présidée par le Chef du gouvernement. Néanmoins, nous ne pourrons pas tolérer un retour à la case de départ et une relance du dialogue. Nous avons déjà présenté les revendications du corps de l’enseignement au Chef du gouvernement et aujourd’hui nous attendons des propositions concrètes», note M. Firachine, qui rappelle que les doléances de son syndicat tournent autour de cinq grands axes, à savoir l’augmentation des salaires, l’identification des missions des enseignants, les sanctions, les heures de travail et les doléances des catégories.

Pour sa part, Mourad Lakhal, membre de la commission administrative de l’Union marocaine du travail, s’est félicité de l’annonce de cette réunion. Pour M. Lakhal, la tenue d’une réunion de ce niveau témoigne de la volonté du gouvernement de trouver une solution à ce dossier. «Nous restons optimistes quant à l’aboutissement de cette réunion. Car cette rencontre connaîtra la participation du ministre chargé du Budget, ce qui montre que le gouvernement s’intéresse aux doléances ayant trait à l’aspect financier. Mais tout dépendra des propositions qui seront formulées, car les revendications des enseignants et des cadres de ce secteur sont claires et ont été plusieurs fois relayées par les syndicats. Elles portent essentiellement sur la revalorisation des salaires, l’annulation des retenues et la révision du volet relatif aux sanctions. Il s’agit en gros de revaloriser et consacrer le métier de l’enseignant», ajoute le même responsable syndicale.

Si les syndicats voient d’un bon œil l’initiative du Chef du gouvernement, ce n’est pas le cas de la Coordination du secteur de l’éducation qui, aussitôt après avoir appris la tenue de cette réunion, a appelé à la tenue d’une réunion ce samedi pour examiner les futures étapes à entreprendre dans le cadre de la poursuite des protestations. La coordination estime qu’il ne pourra y avoir de solution sans le retrait du statut unifié et la relance du dialogue. «Comme à l’accoutumée, la Coordination nationale de l’enseignement a été de nouveau exclue, avec la Fédération nationale de l’enseignement-orientation démocratique de ce dialogue, alors que ces deux organisations disposent d’une large base d’affiliés. Mais la question la plus importante est de savoir s’il est encore possible de faire confiance à ce gouvernement, alors qu’il a failli plusieurs fois à ses engagements, à commencer par l’accord du 18 janvier 2022, en passant par l’accord du 14 janvier 2023», souligne Saad Abil, membre du conseil national de la Coordination national des enseignants contractuels et membre de la Ccoordination nationale de l’enseignement. La balle serait ainsi dans le camp du gouvernement, qui devra démontrer ses bonnes intentions et formuler des propositions qui pourraient trouver écho auprès des syndicats.