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Vendredi 06 Novembre 2026
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Sahara : 2026, l’année du tournant historique et de la fin d’un cycle de 35 ans

Entre le 31 octobre 2025 et le 31 octobre 2026, le dossier du Sahara marocain a connu un tournant historique, marqué par la consécration de l’initiative marocaine d’autonomie comme base des négociations dans la résolution 2797, puis par la non-reconduction du mandat de la MINURSO après 35 années de présence. Une évolution majeure qui traduit l’essoufflement de l’ancien paradigme de gestion du différend et ouvre une nouvelle séquence diplomatique, portée par la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, avec un objectif désormais clairement affirmé : parvenir à un règlement définitif fondé sur l’autonomie sous souveraineté marocaine.

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De l’adoption de la résolution 2797, le 31 octobre 2025, à la non-reconduction du mandat de la MINURSO, le 30 octobre 2026, le dossier du Sahara marocain a connu une évolution majeure. En l’espace d’une année, les paramètres du processus politique ont profondément évolué, consacrant la centralité de l’initiative marocaine d’autonomie et ouvrant une nouvelle séquence diplomatique. Le Royaume affiche désormais une ambition claire : passer de la gestion d’un différend vieux de plusieurs décennies à la perspective de son règlement définitif, sur la base de l’autonomie sous souveraineté marocaine.

31 octobre 2025 : une résolution qui marque un changement de paradigme

L’histoire du dossier du Sahara marocain retiendra le 31 octobre 2025 comme une date charnière. Ce jour-là, le Conseil de sécurité des Nations unies adopte la résolution 2797, consacrant une évolution significative dans l’approche internationale du règlement de ce différend régional. Au-delà de la prorogation du mandat de la MINURSO jusqu’au 31 octobre 2026, cette résolution introduit un élément politique fondamental : l’initiative marocaine d’autonomie devient la base explicitement retenue pour les négociations conduites sous l’égide des Nations unies.

Le Conseil de sécurité soutient les efforts du Secrétaire général et de son Envoyé personnel en vue de faciliter des négociations prenant comme base la proposition marocaine. Il considère également qu’une autonomie véritable pourrait constituer l’issue la plus réalisable du différend. Cette évolution est loin d’être anodine. Elle marque un déplacement significatif du centre de gravité du processus politique. Pendant des décennies, le dossier a été caractérisé par des divergences profondes sur les modalités de règlement et par l’incapacité des différentes parties à dépasser leurs positions respectives. Avec la résolution 2797, une proposition concrète, élaborée par le Maroc et portée par une diplomatie royale constante, s’impose désormais comme le cadre de référence des négociations.

Le texte ne proclame pas formellement le règlement du différend et ne supprime pas toutes les références antérieures du processus onusien. Toutefois, sa portée politique est considérable : il confirme que la recherche d’une solution réaliste et durable doit désormais s’articuler autour de l’initiative marocaine d’autonomie. Cette évolution vient conforter la pertinence d’une vision défendue depuis plusieurs années par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, fondée sur le réalisme, le compromis et la volonté de parvenir à un règlement définitif dans le respect de la souveraineté nationale.

L’autonomie : une proposition devenue le cœur de l’équation diplomatique

La résolution 2797 ne constitue pas un événement isolé. Elle s’inscrit dans une dynamique internationale de soutien croissant à l’initiative marocaine d’autonomie, notamment de la part de puissances influentes et de membres permanents du Conseil de sécurité. Cette dynamique traduit une évolution profonde de la perception internationale du dossier. Le plan d’autonomie présenté par le Maroc en 2007 s’est progressivement imposé comme une proposition sérieuse, crédible et pragmatique, capable de répondre aux exigences d’un règlement politique durable. La diplomatie marocaine a constamment défendu cette approche, en rappelant que l’autonomie proposée s’inscrit dans le cadre de la souveraineté du Royaume et de son intégrité territoriale. L’enjeu n’est donc plus simplement de maintenir un processus de négociation pour lui-même. Il est désormais de créer les conditions politiques et diplomatiques permettant d’aboutir à une solution définitive, en dépassant les mécanismes qui ont longtemps entretenu le statu quo. La résolution 2797 représente ainsi une étape déterminante dans la consolidation de cette nouvelle orientation.

30 octobre 2026 : la non-reconduction de la MINURSO, la fin d’un cycle historique

Un an après l’adoption de la résolution 2797, le dossier connaît un nouveau développement majeur. Le 30 octobre 2026, le Conseil de sécurité ne parvient pas à adopter une nouvelle résolution prorogeant le mandat de la MINURSO. Le projet américain se heurte au veto russe, mettant ainsi fin à la possibilité d’une reconduction du mandat à son échéance du 31 octobre. Cette évolution marque un tournant institutionnel important. Créée en 1991, la MINURSO avait été mise en place dans un contexte politique et diplomatique qui n’est plus celui d’aujourd’hui. Trente-cinq années plus tard, la mission arrive au terme de son mandat sans que le référendum initialement envisagé ait été organisé. La non-reconduction de son mandat ouvre donc une nouvelle séquence. Elle intervient alors même que les paramètres politiques du règlement ont considérablement évolué et que l’initiative marocaine d’autonomie occupe désormais une place centrale dans le processus diplomatique. Pour Rabat, cette situation traduit l’essoufflement d’un dispositif devenu inadapté aux nouvelles réalités du dossier. Elle représente surtout l’occasion de tourner la page d’une approche fondée sur la gestion prolongée du différend, au profit d’une démarche orientée vers sa résolution. Il convient néanmoins de rappeler que la non-reconduction du mandat ne signifie pas qu’une résolution de dissolution de la MINURSO a été adoptée. Il s’agit de l’arrivée à échéance de son mandat sans renouvellement par le Conseil de sécurité.

Passer de la gestion du dossier à sa transformation profonde

Le communiqué du Cabinet Royal publié le 30 octobre 2026 constitue le document politique central pour comprendre la portée de cette évolution. Le Cabinet Royal y annonce officiellement que « le mandat de la Minurso n’a pas été reconduit par le Conseil de sécurité des Nations Unies lors de sa réunion de ce jour, 30 octobre 2026 ». Le communiqué qualifie cette évolution d’importante et y voit « un pas significatif vers la clôture définitive du dossier du Sahara marocain aux Nations Unies ». Cette formulation est particulièrement révélatrice de la lecture stratégique du Royaume. Le Maroc considère que le dossier entre dans une phase nouvelle, caractérisée par la nécessité de dépasser les mécanismes traditionnels de gestion du différend. Le Cabinet Royal insiste notamment sur la portée de la Fête de l’Unité, instituée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, en soulignant qu’elle incarne une rupture dans la gestion de la question nationale. Le communiqué évoque explicitement le passage «d’une simple logique de gestion à une approche de transformation profonde des paramètres». Cette phrase résume à elle seule l’ambition marocaine pour cette nouvelle étape. Il ne s’agit plus de prolonger indéfiniment un processus dont les mécanismes ont montré leurs limites, mais de créer les conditions d’un règlement politique définitif. Le Cabinet Royal annonce également que la présence de la MINURSO dans les provinces du Sud, à travers son personnel, ses véhicules, son matériel et ses symboles, devrait prendre fin dans les jours suivants. Le communiqué souligne par ailleurs que cette évolution devrait marquer la fin de la saisine du Conseil de sécurité sur cette question, avec la fin des réunions périodiques, des rapports spécifiques du Secrétaire général et des briefings de son Envoyé personnel dans le cadre de l’ancien dispositif. Le Royaume entend ainsi inscrire la nouvelle phase dans une logique de clarification des paramètres politiques et de consolidation des acquis diplomatiques. Le Cabinet Royal réaffirme également l’attachement du Maroc au cessez-le-feu, dans le respect de son intégrité territoriale, de sa sécurité nationale et de la quiétude de ses citoyens. Enfin, le communiqué souligne la poursuite de la dynamique internationale impulsée par le Souverain, en rappelant que plus des deux tiers des États membres des Nations unies soutiennent clairement l’autonomie sous souveraineté marocaine comme seul cadre de solution au différend régional. Ce constat illustre l’ampleur du chemin diplomatique parcouru par le Royaume et la consolidation progressive de sa position sur la scène internationale.

Nasser Bourita : le Maroc aborde cette nouvelle étape avec lucidité et anticipation

Les explications apportées par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, permettent de mieux comprendre les enjeux du nouveau contexte diplomatique. Dans son intervention diffusée sur 2M, le chef de la diplomatie marocaine a notamment expliqué que le Royaume avait anticipé la possibilité d’un veto russe plusieurs jours avant le vote au Conseil de sécurité. Cette anticipation témoigne de la préparation diplomatique du Maroc et de sa capacité à évaluer les différents scénarios susceptibles de se présenter. Le ministre a également expliqué que le Maroc ne souhaitait pas rechercher un compromis qui aurait conduit à affaiblir les paramètres politiques essentiels du projet de résolution américain. Cette position traduit une évolution importante de la méthode marocaine. Le Royaume demeure attaché à une solution politique négociée, mais refuse que le processus serve à entretenir les ambiguïtés ou à prolonger une situation de blocage. Bourita a également insisté sur le décalage entre la mission historique de la MINURSO et la nouvelle réalité politique du dossier. Après 35 années d’existence, la Mission n’a pas réussi à organiser le référendum qui figurait dans son appellation, alors que le processus diplomatique s’est progressivement orienté vers la recherche d’une solution politique. Le ministre a, en outre, rappelé les paramètres fondamentaux de la position marocaine pour la suite : l’initiative d’autonomie comme base de négociation, une solution sous souveraineté marocaine et la participation des quatre parties concernées. Le message est clair : le Maroc reste ouvert à la négociation, mais celle-ci doit désormais s’inscrire dans un cadre précis et cohérent avec les évolutions diplomatiques enregistrées. Le cessez-le-feu demeure également un engagement auquel le Royaume reste attaché. À travers ces explications, Nasser Bourita met en évidence la volonté du Maroc de transformer les acquis diplomatiques en une perspective concrète de règlement, sans revenir aux schémas qui ont entretenu l’impasse pendant plusieurs décennies.

Une nouvelle étape dans la mise en œuvre de la vision Royale

La transformation du dossier du Sahara marocain ne peut être comprise sans la replacer dans la continuité de la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Depuis Son accession au Trône, le Souverain a fait de la défense de l’intégrité territoriale une priorité stratégique, en combinant l’action diplomatique, le développement économique des provinces du Sud et le renforcement de l’ancrage du Maroc dans son environnement régional et international. Cette approche repose sur une conviction fondamentale : la défense de la souveraineté nationale doit s’accompagner d’une politique de développement et d’une vision d’avenir pour les populations des provinces du Sud. Les investissements structurants, les infrastructures, les projets économiques et les programmes de développement engagés dans ces régions participent de cette stratégie globale. Sur le plan diplomatique, la constance de la position marocaine et le renforcement des soutiens internationaux ont progressivement modifié les paramètres du débat. La résolution 2797 constitue une traduction importante de cette évolution. La non-reconduction du mandat de la MINURSO intervient ensuite comme un événement institutionnel majeur, ouvrant une nouvelle séquence dans laquelle le Maroc entend consolider les acquis obtenus. Il s’agit désormais de faire converger les évolutions diplomatiques, politiques et institutionnelles vers une issue définitive. Le tournant historique que connaît le Sahara marocain est ainsi le fruit d’une stratégie de long terme, conduite sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et soutenue par une dynamique internationale croissante. La page qui s’ouvre ne signifie pas que tous les obstacles sont définitivement levés. Elle traduit néanmoins un changement profond des conditions politiques et institutionnelles dans lesquelles le dossier sera désormais abordé.
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