«Les réfugiés des camps de Tindouf attendent depuis 50 ans. Ils méritent de réelles options, pas une autre décennie d’attente. La base d’une solution est sur la table.» Le message publié mercredi sur X par l’ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies, Mike Waltz, après sa rencontre avec des représentants du front polisario, résonne comme un avertissement à quelques semaines de l’échéance du 31 octobre 2026.
En rappelant le demi-siècle d’attente des populations des camps de Tindouf et en écartant l’idée d’«une autre décennie» d’attente, le représentant américain semble exprimer implicitement une certaine impatience de Washington face à la persistance du statu quo, mais aussi face aux tergiversations qui ont jusqu’ici empêché le processus politique d’aboutir. «La base d’une solution est sur la table», affirme-t-il, alors que le Conseil de sécurité doit se prononcer, le 31 octobre, sur la prolongation du mandat de la Minurso.
La sortie de Mike Waltz est d’autant plus significative qu’elle intervient dans un contexte où Washington affiche depuis plusieurs années sa volonté de voir le dossier sortir du statu quo. Elle intervient surtout au lendemain d’une 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU au cours de laquelle le Maroc a engrangé une nouvelle série de soutiens à sa position sur le Sahara.
L’enjeu de la prochaine échéance dépasse ainsi le simple renouvellement du mandat de la Minurso (ou son abrogation pure et simple). Il se joue désormais autour de la capacité de l’Algérie et du polisario à s’inscrire dans la dynamique politique enclenchée par la résolution 2797 et à renoncer aux manœuvres dilatoires et à toute attitude qui ne s’inscrirait pas dans une démarche de négociation de bonne foi.
En rappelant le demi-siècle d’attente des populations des camps de Tindouf et en écartant l’idée d’«une autre décennie» d’attente, le représentant américain semble exprimer implicitement une certaine impatience de Washington face à la persistance du statu quo, mais aussi face aux tergiversations qui ont jusqu’ici empêché le processus politique d’aboutir. «La base d’une solution est sur la table», affirme-t-il, alors que le Conseil de sécurité doit se prononcer, le 31 octobre, sur la prolongation du mandat de la Minurso.
La sortie de Mike Waltz est d’autant plus significative qu’elle intervient dans un contexte où Washington affiche depuis plusieurs années sa volonté de voir le dossier sortir du statu quo. Elle intervient surtout au lendemain d’une 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU au cours de laquelle le Maroc a engrangé une nouvelle série de soutiens à sa position sur le Sahara.
L’enjeu de la prochaine échéance dépasse ainsi le simple renouvellement du mandat de la Minurso (ou son abrogation pure et simple). Il se joue désormais autour de la capacité de l’Algérie et du polisario à s’inscrire dans la dynamique politique enclenchée par la résolution 2797 et à renoncer aux manœuvres dilatoires et à toute attitude qui ne s’inscrirait pas dans une démarche de négociation de bonne foi.
Le bilan diplomatique de la 81e AG de l’ONU
C’est précisément ce que met en avant Nasser Bourita au terme de la participation marocaine à la semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU. Pour le ministre des Affaires étrangères, cette session a permis de renforcer la dynamique internationale, impulsée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, en faveur de la marocanité du Sahara. «Plusieurs pays, représentant divers continents, se sont inscrits dans cette dynamique de soutien à la marocanité du Sahara et au plan marocain d’autonomie», a souligné Nasser Bourita. Selon lui, cette évolution démontre que «la voie vers une solution poursuit son cours» et que le soutien à la question nationale, jusque-là largement exprimé sur le plan bilatéral, prend désormais davantage place «sur le plan multilatéral au niveau des Nations unies».
Le bilan dressé par le chef de la diplomatie marocaine est, à cet égard, particulièrement riche. Le Pérou a décidé de soutenir la souveraineté marocaine sur le Sahara et d’ouvrir un consulat à Dakhla. La Bolivie a réaffirmé sa position en faveur de la marocanité du Sahara et fait part de sa disposition à ouvrir un bureau commercial dans les provinces du Sud. Le Chili a, pour sa part, exprimé son soutien à la souveraineté du Maroc sur l’ensemble de son territoire, y compris le Sahara, tout en apportant son soutien à l’initiative d’autonomie marocaine. Dans une déclaration conjointe, Santiago a également indiqué qu’il entendait promouvoir la coopération économique et commerciale dans la région du Sahara marocain. Le Panama, membre non permanent du Conseil de sécurité, a également réitéré sa position en faveur de la marocanité du Sahara, en affirmant que son ambassade à Rabat couvrait l’ensemble du territoire marocain, provinces du Sud comprises.
À cette série de positions s’ajoutent les évolutions enregistrées du côté de Maurice et de la Jamaïque. La République de Maurice considère désormais l’autonomie sous souveraineté marocaine comme «la solution la plus crédible», tandis que la Jamaïque a fait évoluer sa position en considérant qu’une autonomie sous souveraineté marocaine pourrait constituer «une solution des plus réalisables». L’Arménie s’est également inscrite dans cette dynamique en apportant son soutien à l’initiative marocaine d’autonomie, considérant qu’elle «ouvre la voie au renforcement de l’unité du territoire du Royaume du Maroc», selon Nasser Bourita.
Le bilan dressé par le chef de la diplomatie marocaine est, à cet égard, particulièrement riche. Le Pérou a décidé de soutenir la souveraineté marocaine sur le Sahara et d’ouvrir un consulat à Dakhla. La Bolivie a réaffirmé sa position en faveur de la marocanité du Sahara et fait part de sa disposition à ouvrir un bureau commercial dans les provinces du Sud. Le Chili a, pour sa part, exprimé son soutien à la souveraineté du Maroc sur l’ensemble de son territoire, y compris le Sahara, tout en apportant son soutien à l’initiative d’autonomie marocaine. Dans une déclaration conjointe, Santiago a également indiqué qu’il entendait promouvoir la coopération économique et commerciale dans la région du Sahara marocain. Le Panama, membre non permanent du Conseil de sécurité, a également réitéré sa position en faveur de la marocanité du Sahara, en affirmant que son ambassade à Rabat couvrait l’ensemble du territoire marocain, provinces du Sud comprises.
À cette série de positions s’ajoutent les évolutions enregistrées du côté de Maurice et de la Jamaïque. La République de Maurice considère désormais l’autonomie sous souveraineté marocaine comme «la solution la plus crédible», tandis que la Jamaïque a fait évoluer sa position en considérant qu’une autonomie sous souveraineté marocaine pourrait constituer «une solution des plus réalisables». L’Arménie s’est également inscrite dans cette dynamique en apportant son soutien à l’initiative marocaine d’autonomie, considérant qu’elle «ouvre la voie au renforcement de l’unité du territoire du Royaume du Maroc», selon Nasser Bourita.
Washington remet la pression
À moins d’un mois du 31 octobre, Washington remet ainsi au centre du débat l’urgence de parvenir à une solution. Derrière le rappel des cinq décennies d’attente des populations des camps de Tindouf se lit aussi un refus de voir le dossier s’enliser davantage dans les tergiversations et les reports. La formulation est d’autant plus lourde de sens que la résolution 2797, adoptée le 31 octobre 2025, avait été portée par les États-Unis et recueilli onze voix favorables, contre trois abstentions, l’Algérie n’ayant pas participé au vote.
Le texte américain présenté en 2025 avait déjà appelé les parties à engager des discussions sérieuses sur la base de la proposition marocaine d’autonomie, qualifiée par Washington de «seule base» pour parvenir à une solution juste et durable. Un an plus tard, le même acteur remet donc la pression sur le dossier, avec un message centré cette fois sur le temps perdu et la nécessité de parvenir à une issue.
Le 31 octobre apparaît dès lors comme une échéance particulièrement chargée. D’un côté, Rabat arrive à cette séquence avec un bilan diplomatique substantiel, marqué par de nouveaux soutiens et par l’élargissement de la dynamique autour de l’autonomie. De l’autre, Washington semble vouloir empêcher que cette nouvelle configuration ne débouche sur un nouveau cycle d’attente.
Le texte américain présenté en 2025 avait déjà appelé les parties à engager des discussions sérieuses sur la base de la proposition marocaine d’autonomie, qualifiée par Washington de «seule base» pour parvenir à une solution juste et durable. Un an plus tard, le même acteur remet donc la pression sur le dossier, avec un message centré cette fois sur le temps perdu et la nécessité de parvenir à une issue.
Le 31 octobre apparaît dès lors comme une échéance particulièrement chargée. D’un côté, Rabat arrive à cette séquence avec un bilan diplomatique substantiel, marqué par de nouveaux soutiens et par l’élargissement de la dynamique autour de l’autonomie. De l’autre, Washington semble vouloir empêcher que cette nouvelle configuration ne débouche sur un nouveau cycle d’attente.
