Dans les villages reculés comme dans les grandes villes, ils financent des études, permettent l'accès aux soins, soutiennent des exploitations agricoles ou aident des familles à traverser des périodes difficiles. Les transferts des migrants constituent depuis longtemps l'un des visages les plus tangibles du lien qui unit les Marocains du monde à leur pays d'origine. Mais à l'heure où les territoires ruraux font face à des défis de plus en plus complexes, sécheresses répétées, raréfaction des ressources hydriques, précarité de l'emploi et vulnérabilité économique, une question s'impose : comment faire en sorte que ces ressources deviennent également des instruments de transformation économique ?
C'est autour de cette interrogation qu'ont convergé les interventions de la rencontre de haut niveau organisée le 11 juin à Rabat à l'occasion de la Journée internationale des envois de fonds à la famille, célébrée cette année sous le thème : «Envois de fonds pour la résilience rurale, l'entrepreneuriat et l'emploi». Le choix du thème n'a rien d'anodin. Les transferts reçus par le Maroc ont atteint plus de 122 milliards de dirhams en 2025, soit l'équivalent de près de 8% du PIB national. Dans un contexte international marqué par les incertitudes économiques et climatiques, ces flux continuent d'afficher une remarquable résilience.
C'est autour de cette interrogation qu'ont convergé les interventions de la rencontre de haut niveau organisée le 11 juin à Rabat à l'occasion de la Journée internationale des envois de fonds à la famille, célébrée cette année sous le thème : «Envois de fonds pour la résilience rurale, l'entrepreneuriat et l'emploi». Le choix du thème n'a rien d'anodin. Les transferts reçus par le Maroc ont atteint plus de 122 milliards de dirhams en 2025, soit l'équivalent de près de 8% du PIB national. Dans un contexte international marqué par les incertitudes économiques et climatiques, ces flux continuent d'afficher une remarquable résilience.
Passer de la survie à la prospérité
Dans son message vidéo adressé aux participants, le président du Fonds international de développement agricole (FIDA), Alvaro Lario, a invité à changer le regard porté sur ces transferts. «Pendant longtemps, ils ont été considérés comme une bouée de sauvetage», a-t-il expliqué en substance. Ils permettent aux familles de se nourrir, de scolariser leurs enfants ou de faire face aux imprévus. Mais leur potentiel va bien au-delà. Pour le président du FIDA, les transferts doivent désormais devenir «une voie vers l'épargne, l'investissement, l'entrepreneuriat et la prospérité», notamment dans les zones rurales où les besoins demeurent les plus importants et où les opportunités restent souvent insuffisamment exploitées. Cette idée a constitué le fil conducteur de l'ensemble des échanges : préserver la fonction sociale des transferts tout en créant les conditions de leur transformation en capital de développement.
Les campagnes en première ligne
Si la question est particulièrement sensible au Maroc, c'est parce que les territoires ruraux concentrent aujourd'hui plusieurs vulnérabilités. Abderrahim Bouazza, directeur général de Bank Al-Maghrib, a insisté dans son intervention sur les contraintes qui pèsent de plus en plus sur le monde rural. Entre dérèglement climatique, pressions croissantes sur les ressources naturelles, impératifs de sécurité alimentaire et fragilités économiques persistantes, les ménages ruraux se retrouvent souvent en première ligne.
Dans ce contexte, les transferts des Marocains du monde apparaissent comme un facteur de stabilité majeur. Ils permettent aux familles de maintenir leur niveau de vie, d'absorber les effets des crises et de préserver leurs capacités d'investissement. Mais pour le responsable de la Banque centrale, leur véritable potentiel reste encore largement à exploiter. «À l'heure où la résilience des populations, le dérèglement climatique et la sécurité alimentaire sont de plus en plus indissociables, les transferts de fonds des migrants nécessitent un dialogue approfondi sur les transformations qui permettent d'en faire un levier de développement économique et social», a-t-il souligné.
Cette réflexion dépasse la seule question des volumes transférés. Le Maroc figure déjà parmi les principaux bénéficiaires des envois de fonds dans la région, mais l'enjeu est désormais qualitatif : comment orienter davantage ces ressources vers des activités créatrices de richesse et d'emplois ? Pour Abderrahim Bouazza, l'une des pistes majeures consiste à renforcer les passerelles entre les transferts et les outils financiers formels. Épargne, crédit, assurance, services financiers numériques ou encore accompagnement à l'investissement peuvent permettre de transformer une partie de ces flux en capital productif.
Le directeur général de Bank Al-Maghrib a ainsi plaidé pour un renforcement de l'écosystème financier entourant les transferts, afin que ceux-ci puissent contribuer plus efficacement au financement de projets économiques durables, notamment dans les zones rurales où les besoins demeurent importants et où l'accès aux services financiers reste parfois limité. Cette vision s'inscrit dans une dynamique plus large portée par la stratégie nationale d'inclusion financière. Pour la Banque centrale, l'amélioration de l'accès aux services financiers ne constitue pas uniquement un enjeu bancaire. Elle représente également un levier de développement territorial susceptible de renforcer la résilience des ménages face aux chocs climatiques et économiques tout en favorisant l'investissement, l'entrepreneuriat et la création d'emplois. Dans cette perspective, les transferts de fonds ne sont plus seulement perçus comme un soutien aux revenus des familles. Ils deviennent un outil capable d'accompagner la transition économique et sociale des territoires ruraux.
Cette réflexion dépasse la seule question des volumes transférés. Le Maroc figure déjà parmi les principaux bénéficiaires des envois de fonds dans la région, mais l'enjeu est désormais qualitatif : comment orienter davantage ces ressources vers des activités créatrices de richesse et d'emplois ? Pour Abderrahim Bouazza, l'une des pistes majeures consiste à renforcer les passerelles entre les transferts et les outils financiers formels. Épargne, crédit, assurance, services financiers numériques ou encore accompagnement à l'investissement peuvent permettre de transformer une partie de ces flux en capital productif.
Le directeur général de Bank Al-Maghrib a ainsi plaidé pour un renforcement de l'écosystème financier entourant les transferts, afin que ceux-ci puissent contribuer plus efficacement au financement de projets économiques durables, notamment dans les zones rurales où les besoins demeurent importants et où l'accès aux services financiers reste parfois limité. Cette vision s'inscrit dans une dynamique plus large portée par la stratégie nationale d'inclusion financière. Pour la Banque centrale, l'amélioration de l'accès aux services financiers ne constitue pas uniquement un enjeu bancaire. Elle représente également un levier de développement territorial susceptible de renforcer la résilience des ménages face aux chocs climatiques et économiques tout en favorisant l'investissement, l'entrepreneuriat et la création d'emplois. Dans cette perspective, les transferts de fonds ne sont plus seulement perçus comme un soutien aux revenus des familles. Ils deviennent un outil capable d'accompagner la transition économique et sociale des territoires ruraux.
Le rural voit dans les transferts un moteur discret de transformation
Cette conviction est largement partagée par le ministère de l'Agriculture et du développement rural. Redouane Arrach, secrétaire général du département, a rappelé que les transferts jouaient un rôle qui dépasse largement le soutien financier aux ménages. Ils contribuent, dit-il, à la cohésion sociale, à la réduction des vulnérabilités et au maintien de populations dans leurs territoires d'origine. Pour illustrer leur importance, il a avancé un chiffre révélateur : le montant des transferts reçus par le Maroc est comparable à la valeur ajoutée agricole produite annuellement par le pays. Mais c'est surtout leur impact concret sur les territoires qui a retenu son attention.
Dans plusieurs régions historiques d'émigration, les transferts ont accompagné la transformation des paysages agricoles, le développement de nouvelles plantations, la modernisation des exploitations familiales et l'apparition de nouvelles activités économiques. «Ce n'est pas une coïncidence», a-t-il insisté, évoquant les régions qui ont connu une forte émigration vers l'Europe. Pour lui, ces ressources peuvent aujourd'hui contribuer au financement de projets agricoles, à la création de petites entreprises rurales, à la diffusion de technologies innovantes ou encore à la création d'emplois durables pour les jeunes et les femmes. Une vision qui rejoint pleinement les ambitions de la stratégie Génération Green, laquelle place le capital humain au cœur du développement agricole et rural.
Dans plusieurs régions historiques d'émigration, les transferts ont accompagné la transformation des paysages agricoles, le développement de nouvelles plantations, la modernisation des exploitations familiales et l'apparition de nouvelles activités économiques. «Ce n'est pas une coïncidence», a-t-il insisté, évoquant les régions qui ont connu une forte émigration vers l'Europe. Pour lui, ces ressources peuvent aujourd'hui contribuer au financement de projets agricoles, à la création de petites entreprises rurales, à la diffusion de technologies innovantes ou encore à la création d'emplois durables pour les jeunes et les femmes. Une vision qui rejoint pleinement les ambitions de la stratégie Génération Green, laquelle place le capital humain au cœur du développement agricole et rural.
Les transferts, miroir d'une relation humaine et économique exceptionnelle
Si les transferts de fonds sont souvent abordés sous l'angle financier, Charles Thépaut, ministre conseiller et chef de mission adjoint à l'ambassade de France au Maroc, invite à les considérer comme l'une des expressions les plus concrètes de la profondeur des liens qui unissent les deux pays. La France demeure en effet le premier pays d'origine des transferts vers le Maroc, concentrant à elle seule près de 31% des flux reçus par le Royaume, soit environ 3,3 milliards d'euros par an. Un montant considérable qui témoigne de la place singulière qu'occupe la communauté marocaine dans les relations entre les deux rives de la Méditerranée.
Mais pour le diplomate français, ces chiffres disent bien plus qu'une réalité économique. «Au-delà du virement, au-delà du transfert, à chaque bout de la chaîne, il y a une histoire, il y a une famille», a-t-il relevé. Derrière ces flux se trouvent des trajectoires de vie, des parcours d'intégration, des réussites professionnelles et des projets familiaux qui continuent de relier les Marocains établis en France à leurs territoires d'origine. Les transferts constituent ainsi l'expression tangible d'une solidarité qui traverse les générations et les frontières.
Charles Thépaut a également insisté sur le fait que ces flux doivent être appréhendés comme une véritable infrastructure économique reliant durablement les deux pays. À ses yeux, ils traduisent une interdépendance assumée qui peut devenir un puissant levier de développement partagé. Cette approche s'inscrit d’ailleurs dans une réflexion plus large menée aujourd'hui entre Paris et Rabat sur la manière de mieux valoriser les apports des diasporas. Car au-delà des ressources financières qu'elles mobilisent, celles-ci constituent également des réservoirs de compétences, d'expériences professionnelles, de réseaux et de capacités d'investissement susceptibles de contribuer à l'émergence de nouveaux projets économiques.
Le haut responsable français a ainsi évoqué plusieurs initiatives destinées à accompagner l'entrepreneuriat porté par les diasporas, notamment dans les secteurs agricole et numérique, ainsi que les programmes visant à faciliter les investissements productifs dans les pays d'origine. Il a également mis en avant l'importance du travail technique engagé entre les autorités marocaines, françaises et européennes afin de préserver la fluidité des transferts. Citant les échanges menés autour de la directive européenne CRD6, il a souligné la nécessité d'adapter les cadres réglementaires sans fragiliser des canaux financiers essentiels pour des millions de familles.
Mais pour le diplomate français, ces chiffres disent bien plus qu'une réalité économique. «Au-delà du virement, au-delà du transfert, à chaque bout de la chaîne, il y a une histoire, il y a une famille», a-t-il relevé. Derrière ces flux se trouvent des trajectoires de vie, des parcours d'intégration, des réussites professionnelles et des projets familiaux qui continuent de relier les Marocains établis en France à leurs territoires d'origine. Les transferts constituent ainsi l'expression tangible d'une solidarité qui traverse les générations et les frontières.
Charles Thépaut a également insisté sur le fait que ces flux doivent être appréhendés comme une véritable infrastructure économique reliant durablement les deux pays. À ses yeux, ils traduisent une interdépendance assumée qui peut devenir un puissant levier de développement partagé. Cette approche s'inscrit d’ailleurs dans une réflexion plus large menée aujourd'hui entre Paris et Rabat sur la manière de mieux valoriser les apports des diasporas. Car au-delà des ressources financières qu'elles mobilisent, celles-ci constituent également des réservoirs de compétences, d'expériences professionnelles, de réseaux et de capacités d'investissement susceptibles de contribuer à l'émergence de nouveaux projets économiques.
Le haut responsable français a ainsi évoqué plusieurs initiatives destinées à accompagner l'entrepreneuriat porté par les diasporas, notamment dans les secteurs agricole et numérique, ainsi que les programmes visant à faciliter les investissements productifs dans les pays d'origine. Il a également mis en avant l'importance du travail technique engagé entre les autorités marocaines, françaises et européennes afin de préserver la fluidité des transferts. Citant les échanges menés autour de la directive européenne CRD6, il a souligné la nécessité d'adapter les cadres réglementaires sans fragiliser des canaux financiers essentiels pour des millions de familles.
Le numérique comme accélérateur
Toutefois, la transformation des transferts en investissements ne pourra se faire sans un accès plus large aux services financiers. C'est l'un des messages centraux portés par Daniele Dotto, chef adjoint de la délégation de l'Union européenne au Maroc. Selon lui, derrière chaque transfert se cache une histoire humaine : celle d'un parent qui finance les études d'un enfant, d'un ménage qui accède aux soins ou d'un jeune qui lance une activité économique. Mais ces transferts sont aussi «des vecteurs de solidarité, d'opportunité et d'espoir».
Pour amplifier leur impact, l'Union européenne soutient, aux côtés du FIDA, le programme DigitRemit Maroc. L'objectif est de réduire les coûts des transferts, favoriser leur digitalisation et connecter davantage les bénéficiaires aux services financiers. Le responsable européen a insisté sur le potentiel des outils numériques pour améliorer l'accès à l'épargne, au crédit, à l'assurance et à d'autres services capables de soutenir l'autonomie économique des populations rurales. Cette vision rejoint les transformations observées ces dernières années au Maroc. La généralisation progressive des paiements digitaux, l'essor des solutions mobiles et les avancées en matière de bancarisation ouvrent de nouvelles perspectives pour les bénéficiaires des transferts.
Pour amplifier leur impact, l'Union européenne soutient, aux côtés du FIDA, le programme DigitRemit Maroc. L'objectif est de réduire les coûts des transferts, favoriser leur digitalisation et connecter davantage les bénéficiaires aux services financiers. Le responsable européen a insisté sur le potentiel des outils numériques pour améliorer l'accès à l'épargne, au crédit, à l'assurance et à d'autres services capables de soutenir l'autonomie économique des populations rurales. Cette vision rejoint les transformations observées ces dernières années au Maroc. La généralisation progressive des paiements digitaux, l'essor des solutions mobiles et les avancées en matière de bancarisation ouvrent de nouvelles perspectives pour les bénéficiaires des transferts.
Ne pas oublier la dimension humaine
Au milieu de ces réflexions sur la finance, l'investissement et le développement territorial, une voix est venue rappeler ce qui demeure le socle de tous ces flux. Driss El Yazami, président du Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME), dans une intervention originale intitulée «Le barde et le mandat», il a invité l'assistance à regarder au-delà des chiffres. Certes, les transferts des Marocains du monde sont passés de 37 milliards de dirhams au début des années 2000 à plus de 122 milliards aujourd'hui. Mais derrière cette progression spectaculaire se cachent «des centaines de milliers de petits envois», souvent modestes, qui traduisent un attachement profond aux familles et aux communautés d'origine.
Pour illustrer cette réalité, il a convoqué la mémoire du poète amazigh Lhadj Belaïd qui, dès les années 1930, évoquait déjà dans ses vers les ouvriers partis en France et l'argent envoyé aux leurs. «Que de dettes le salaire de Paris a-t-il réglées», chantait alors le barde du Souss. Près d'un siècle plus tard, la logique reste la même. Les montants ont changé d'échelle, les outils se sont digitalisés, mais le geste demeure intact dans son essence. «Ces sommes disent l'affection portée à la famille malgré l'éloignement», a rappelé Driss El Yazami. Et c'est peut-être précisément cette dimension humaine qui explique la résilience exceptionnelle de ces flux.
Pour illustrer cette réalité, il a convoqué la mémoire du poète amazigh Lhadj Belaïd qui, dès les années 1930, évoquait déjà dans ses vers les ouvriers partis en France et l'argent envoyé aux leurs. «Que de dettes le salaire de Paris a-t-il réglées», chantait alors le barde du Souss. Près d'un siècle plus tard, la logique reste la même. Les montants ont changé d'échelle, les outils se sont digitalisés, mais le geste demeure intact dans son essence. «Ces sommes disent l'affection portée à la famille malgré l'éloignement», a rappelé Driss El Yazami. Et c'est peut-être précisément cette dimension humaine qui explique la résilience exceptionnelle de ces flux.
Transformer l'attachement en opportunité
Au terme des échanges, une conviction commune s'est dégagée. Les transferts resteront d'abord un acte de solidarité familiale. Ils continueront à financer les besoins quotidiens des ménages, à soutenir l'éducation des enfants ou à faire face aux aléas de la vie. Mais les défis qui se posent aujourd'hui aux territoires ruraux imposent d'aller plus loin. Réduire les coûts de transfert, renforcer l'inclusion financière, développer les outils numériques, favoriser l'épargne, soutenir l'entrepreneuriat et orienter davantage de ressources vers l'investissement productif : autant de pistes mises en avant lors de cette édition 2026. Derrière ces objectifs se dessine finalement une même ambition : faire en sorte que chaque dirham envoyé depuis l'étranger continue d'aider une famille aujourd'hui, tout en contribuant à construire les emplois, les entreprises et la résilience dont les territoires ruraux auront besoin demain.
Faire des transferts un levier de développement
Au-delà des discours d'ouverture, la rencontre a permis de prolonger la réflexion à travers plusieurs séquences consacrées aux moyens concrets de renforcer l'impact des transferts sur le développement. Une session stratégique a ainsi réuni responsables institutionnels et experts autour de la question de la contribution des envois de fonds à la résilience rurale, à l'entrepreneuriat et à l'emploi. Deux panels ont ensuite exploré, d'une part, le rôle des transferts dans la résilience des ménages et le développement économique des territoires ruraux et, d'autre part, les leviers permettant de les transformer en moteurs d'inclusion financière et d'investissement. Les débats ont également mis en lumière les opportunités offertes par la digitalisation des transferts, sujet au cœur d'un atelier technique organisé par le Réseau national des envois de fonds, consacré aux perspectives qu'ouvrent les solutions numériques pour renforcer l'inclusion financière et l'autonomisation économique des populations rurales. Cette diversité des échanges a illustré la volonté des partenaires réunis à Rabat de dépasser le simple constat de l'importance des transferts pour réfléchir aux conditions de leur pleine mobilisation au service d'un développement rural plus résilient, inclusif et créateur d'emplois.
