L’Académie du Royaume du Maroc se dote d’un nouvel espace de réflexion consacré aux droits des femmes et aux transformations de la société. La Chaire « Femmes, Droits et Société » (FDS), dirigée par Asma Lamrabet, membre permanent de l’Académie, a été officiellement lancée mardi 29 septembre à Rabat.
Une initiative qui intervient dans un contexte particulier, marqué notamment par les débats autour de l’évolution du Code de la famille et, plus largement, par les transformations que connaît la société marocaine en matière de droits, d’égalité et de rapports au sein de la famille.
Dans son allocution inaugurale, Asma Lamrabet a ainsi replacé la création de cette chaire dans la trajectoire des réformes engagées au Maroc au cours des dernières décennies. Elle a notamment cité la réforme du Code de la famille de 2004, celle du Code de la nationalité en 2007, la Constitution de 2011, qui consacre le principe d’égalité, ainsi que l’ouverture progressive du champ religieux aux femmes, à travers notamment les mourchidates, les adouls femmes et les théologiennes.
Ces évolutions constituent, selon elle, une transformation sociale, juridique et culturelle majeure, portée à la fois par les mobilisations des femmes marocaines et par les réformes engagées sous le règne de S.M. le Roi Mohammed VI.
Pour autant, le chemin reste à poursuivre. Asma Lamrabet a relevé plusieurs chantiers qui nécessitent encore d’être consolidés, parmi lesquels l’achèvement de l’arsenal juridique, la lutte contre les stéréotypes, la réduction des disparités économiques, la prévention des violences faites aux femmes ou encore le renforcement de leur représentation politique.
L’enjeu, a-t-elle expliqué, consiste désormais à traduire davantage les principes consacrés par les textes dans les réalités sociales et à faire émerger une véritable « culture d’égalité partagée ».
C’est précisément sur ce terrain que la nouvelle chaire entend intervenir. Pensée comme un espace académique multidisciplinaire et interdisciplinaire, elle réunira plusieurs champs de recherche, des sciences humaines et sociales aux sciences juridiques et théologiques.
Son ambition est notamment de travailler sur les mutations de la famille et de produire un savoir ancré dans les réalités de la société marocaine, tout en restant ouvert aux débats et aux expériences internationales. La Chaire FDS entend également favoriser le dialogue entre les différents référentiels mobilisés dans les débats sur les droits des femmes.
Asma Lamrabet a, à ce titre, appelé à dépasser une lecture qui opposerait systématiquement le référentiel universel des droits humains au référentiel culturel et religieux. L’approche défendue par la chaire repose plutôt sur la recherche de passerelles entre ces différentes dimensions, à travers une lecture « éthique, humaniste et éclairée » de l’héritage culturel et religieux.
La nouvelle structure veut ainsi faire de la recherche et du débat académique des outils permettant d’éclairer les évolutions de la société et d’accompagner les transformations de la famille. Sa vocation affichée est de contribuer à l’élaboration d’une « éthique de justice égalitaire commune », inscrite dans la philosophie constitutionnelle marocaine.
En conclusion de son intervention, Asma Lamrabet a rappelé les propos de S.M. le Roi Mohammed VI dans le discours du Trône de 2022 : « Quand les femmes accèdent pleinement à leurs droits, elles ne portent aucun préjudice aux hommes (...) La condition sine qua non pour que le Maroc continue de progresser est qu’elles occupent la place qui leur échoit ».
À travers cette nouvelle chaire, l’Académie du Royaume entend ainsi inscrire la question des droits des femmes dans une réflexion plus large sur les transformations de la société marocaine, en associant recherche académique, réalités sociales et pluralité des référentiels.
Une initiative qui intervient dans un contexte particulier, marqué notamment par les débats autour de l’évolution du Code de la famille et, plus largement, par les transformations que connaît la société marocaine en matière de droits, d’égalité et de rapports au sein de la famille.
Dans son allocution inaugurale, Asma Lamrabet a ainsi replacé la création de cette chaire dans la trajectoire des réformes engagées au Maroc au cours des dernières décennies. Elle a notamment cité la réforme du Code de la famille de 2004, celle du Code de la nationalité en 2007, la Constitution de 2011, qui consacre le principe d’égalité, ainsi que l’ouverture progressive du champ religieux aux femmes, à travers notamment les mourchidates, les adouls femmes et les théologiennes.
Ces évolutions constituent, selon elle, une transformation sociale, juridique et culturelle majeure, portée à la fois par les mobilisations des femmes marocaines et par les réformes engagées sous le règne de S.M. le Roi Mohammed VI.
Pour autant, le chemin reste à poursuivre. Asma Lamrabet a relevé plusieurs chantiers qui nécessitent encore d’être consolidés, parmi lesquels l’achèvement de l’arsenal juridique, la lutte contre les stéréotypes, la réduction des disparités économiques, la prévention des violences faites aux femmes ou encore le renforcement de leur représentation politique.
L’enjeu, a-t-elle expliqué, consiste désormais à traduire davantage les principes consacrés par les textes dans les réalités sociales et à faire émerger une véritable « culture d’égalité partagée ».
C’est précisément sur ce terrain que la nouvelle chaire entend intervenir. Pensée comme un espace académique multidisciplinaire et interdisciplinaire, elle réunira plusieurs champs de recherche, des sciences humaines et sociales aux sciences juridiques et théologiques.
Son ambition est notamment de travailler sur les mutations de la famille et de produire un savoir ancré dans les réalités de la société marocaine, tout en restant ouvert aux débats et aux expériences internationales. La Chaire FDS entend également favoriser le dialogue entre les différents référentiels mobilisés dans les débats sur les droits des femmes.
Asma Lamrabet a, à ce titre, appelé à dépasser une lecture qui opposerait systématiquement le référentiel universel des droits humains au référentiel culturel et religieux. L’approche défendue par la chaire repose plutôt sur la recherche de passerelles entre ces différentes dimensions, à travers une lecture « éthique, humaniste et éclairée » de l’héritage culturel et religieux.
La nouvelle structure veut ainsi faire de la recherche et du débat académique des outils permettant d’éclairer les évolutions de la société et d’accompagner les transformations de la famille. Sa vocation affichée est de contribuer à l’élaboration d’une « éthique de justice égalitaire commune », inscrite dans la philosophie constitutionnelle marocaine.
En conclusion de son intervention, Asma Lamrabet a rappelé les propos de S.M. le Roi Mohammed VI dans le discours du Trône de 2022 : « Quand les femmes accèdent pleinement à leurs droits, elles ne portent aucun préjudice aux hommes (...) La condition sine qua non pour que le Maroc continue de progresser est qu’elles occupent la place qui leur échoit ».
À travers cette nouvelle chaire, l’Académie du Royaume entend ainsi inscrire la question des droits des femmes dans une réflexion plus large sur les transformations de la société marocaine, en associant recherche académique, réalités sociales et pluralité des référentiels.
