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Dimanche 05 Juillet 2026
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Casablanca engage la refonte numérique de la gestion de son réseau routier

La Commune de Casablanca prévoit de doter son réseau routier d’un diagnostic exhaustif et d’une base de données géo-référencée, préalable à la définition d’un plan annuel – et pluriannuel – de maintenance de la voirie. Une démarche qui doit permettre à la métropole de passer d’une gestion réactive de son patrimoine routier à une planification fondée sur la donnée.

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Portée par la Direction des infrastructures de base et des services techniques de la Commune, sous l’autorité de la présidence du conseil communal, l’étude vise à établir un état des lieux complet du réseau routier casablancais avant d’en tirer une feuille de route d’investissement. Objectif affiché : passer d’une approche d’entretien au coup par coup à une gestion patrimoniale durable, structurée autour d’un Système d’information géographique (SIG) dédié. La première phase de la mission consistera en un inventaire technique exhaustif du réseau – voies structurantes, voies secondaires, voiries de proximité, trottoirs et ouvrages annexes. Les équipes mobilisées procéderont à des inspections visuelles systématiques afin d’identifier et de classer les pathologies observées : fissures, affaissements, faïençage, orniérage, nids-de-poule, déformations ou encore défauts de drainage.



Chaque tronçon fera l’objet d’une fiche technique et d’une évaluation de son niveau de dégradation, avec une analyse des causes – trafic lourd, vieillissement des chaussées, infiltrations, interventions de réseaux concessionnaires ou insuffisance structurelle. Cette lecture fine du patrimoine routier doit déboucher sur un classement des voies selon leur niveau de criticité.

Une base de données SIG au cœur du dispositif

L’ensemble des dégradations constatées sera géo-référencé et intégré dans un système d’information géographique appelé à devenir l’outil de pilotage central de la Commune. Cartographies thématiques, couches de données structurées et interface de requêtage doivent permettre aux services communaux de disposer d’une vision actualisée et exploitable du patrimoine routier – et d’y ajouter ou modifier des données au fil du temps. Sur la base du diagnostic, une méthodologie multicritère – croisant critères techniques, fonctionnels, socio-économiques, financiers et institutionnels – servira à hiérarchiser les interventions et à identifier les «points noirs» nécessitant une action immédiate. Cette hiérarchisation alimentera à la fois un plan annuel de maintenance, détaillant les opérations d’entretien courant, préventif et curatif pour l’année à venir, et un programme pluriannuel d’investissement, phasé sur plusieurs exercices budgétaires. La démarche doit ainsi articuler deux horizons : une réponse opérationnelle de court terme aux dégradations les plus critiques, et une trajectoire d’investissement de moyen terme permettant à la Commune de mieux calibrer ses arbitrages budgétaires sur la durée.

Les enjeux d’une gestion patrimoniale outillée

Pour une métropole de la taille de Casablanca, la constitution d’une base de données SIG fiable sur l’état du réseau routier répond à un double enjeu. D’une part, un enjeu de sécurité et de qualité de service, la dégradation de la voirie affectant directement la fluidité de la circulation et la sécurité des usagers. D’autre part, un enjeu d’efficience budgétaire : en objectivant l’état du patrimoine et en hiérarchisant les priorités selon une grille multicritère, la Commune entend mieux calibrer ses dépenses d’entretien et d’investissement, plutôt que de les répartir de façon empirique. Le projet s’inscrit plus largement dans une tendance observée dans plusieurs grandes villes du Royaume, où la digitalisation de la gestion des infrastructures – voirie, éclairage, assainissement – devient un préalable à une planification urbaine plus rigoureuse, dans un contexte de pression croissante sur les budgets communaux et de densification continue du tissu urbain.
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