La région Guelmim-Oued Noun concentre plusieurs des défis auxquels le Maroc est appelé à répondre dans les prochaines années. Stress hydrique, exposition aux risques climatiques, besoins en infrastructures et disparités territoriales s’y conjuguent sur un territoire où cohabitent centres urbains, communes rurales, montagnes, oasis, littoral et espaces désertiques. C’est à cette échelle, celle d’une région entière, qu’a été pensé le Green City Action Plan de Guelmim-Oued Noun. Selon Arup, cabinet mondial de conseil, cette démarche constitue le premier GCAP du programme Green Cities de la BERD développé à l’échelle régionale, et non uniquement à celle d’une ville. Le périmètre couvre ainsi les quatre provinces et les 53 communes de la région. L’ambition est de transformer les priorités environnementales en projets susceptibles d’être concrètement mis en œuvre et financés, tout en tenant compte des réalités très différentes des territoires concernés.
La méthodologie des Green City Action Plans de la BERD consiste précisément à identifier les principaux défis environnementaux d’un territoire pour les traduire en projets, programmes et politiques susceptibles d’attirer des investissements.
Les 29 actions couvrent plusieurs secteurs déterminants pour l’avenir de la région : eau, énergie, déchets, transports, aménagement du territoire, environnement naturel et résilience climatique. Pour établir son diagnostic, Arup indique avoir examiné plus d’une centaine d’indicateurs environnementaux. L’objectif était d’identifier les pressions les plus importantes, mais aussi les investissements susceptibles d’apporter des réponses transversales.
L’eau occupe logiquement une place centrale dans cette réflexion. Guelmim-Oued Noun est particulièrement exposée au stress hydrique et à la sécheresse, alors que certaines parties de son territoire doivent également composer avec le risque d’inondations. Cette double vulnérabilité oblige à penser simultanément sécurisation de la ressource, amélioration des réseaux, traitement des eaux usées et résilience des infrastructures. Le programme Green Cities de la BERD repose justement sur cette articulation entre diagnostic environnemental, politiques publiques et investissements dans les infrastructures. Les GCAP peuvent couvrir notamment les transports, l'utilisation des sols, l'énergie et les bâtiments, l'eau, les déchets, la gouvernance et le financement.
La question hydrique a d’ailleurs constitué le point de départ de l’intégration de Guelmim-Oued Noun au programme Green Cities. Un premier projet soutenu par la BERD porte sur l’amélioration de l’accès à l’eau potable dans les zones rurales et la modernisation de stations d’épuration, avec notamment l’objectif de favoriser la réutilisation des eaux usées traitées. Cette orientation traduit une évolution plus générale dans la manière d'aborder la contrainte hydrique. Il ne s’agit plus seulement de mobiliser de nouvelles ressources, mais aussi d’améliorer l’efficacité des réseaux, de réutiliser l’eau et de rendre les infrastructures capables de mieux résister aux événements climatiques.
La dimension sociale fait également partie du dispositif. Selon Arup, un Gender Action Plan a été développé parallèlement afin d’intégrer les questions d’accès aux services, de participation, de développement des compétences et d’emploi. L’enjeu est de faire en sorte que les bénéfices attendus de la transition environnementale ne soient pas évalués uniquement en tonnes de CO₂ évitées ou en infrastructures réalisées, mais également en termes d’amélioration des conditions de vie et d’inclusion.
La feuille de route ouvre désormais une phase plus complexe : celle de sa concrétisation. Identifier 1,7 milliard d’euros d’investissements potentiels ne signifie pas que l’ensemble des financements nécessaires est disponible, ni que les 29 actions seront réalisées simultanément. Le défi sera de transformer progressivement ce portefeuille en projets effectivement financés et mis en œuvre, en mobilisant les collectivités, l’État, les institutions financières internationales et, selon la nature des opérations, des investisseurs privés.
C’est précisément l’une des fonctions assignées aux Green City Action Plans : faire émerger des projets suffisamment structurés pour créer une trajectoire vers le financement. Arup a déjà accompagné la BERD dans ce type de démarche dans plusieurs villes, notamment au Maroc avec Agadir.
Mbarka Bouaida : transformer les défis en opportunités
Pour la présidente du Conseil régional de Guelmim-Oued Noun, Mbarka Bouaida, la portée de cette feuille de route dépasse la seule réponse aux risques climatiques. Dans une déclaration mise en avant par Arup, elle présente le GCAP comme un moyen de transformer les défis environnementaux et économiques auxquels la région est confrontée en opportunités de développement. La présidente du Conseil régional met notamment l’accent sur la sécurité hydrique, l’amélioration de la qualité de vie et la création d’opportunités pour les générations futures. Une approche qui replace ainsi la transition environnementale dans une logique plus large de développement territorial. Cette vision constitue l’un des fils conducteurs du plan : les investissements verts ne sont pas envisagés uniquement sous l’angle de la réduction de l’empreinte environnementale, mais aussi en fonction de leur capacité à améliorer les services, soutenir l’activité économique et renforcer la résilience du territoire.29 actions pour 1,7 milliard d’euros d’investissements potentiels
Le chiffre donne la mesure des besoins identifiés. D’après les données dévoilées par Arup, le Green City Action Plan retient 29 actions prioritaires, représentant un potentiel d’investissement de 1,7 milliard d’euros. Une précision est toutefois essentielle : cette somme ne correspond pas à une enveloppe de financement déjà accordée ou mobilisée pour Guelmim-Oued Noun. Elle représente le portefeuille d’investissements potentiels associé aux actions identifiées dans la feuille de route. Selon Arup, leur mise en œuvre pourrait soutenir environ 5.900 emplois et permettre d’éviter quelque 730.000 tonnes équivalent CO₂ d’émissions chaque année.La méthodologie des Green City Action Plans de la BERD consiste précisément à identifier les principaux défis environnementaux d’un territoire pour les traduire en projets, programmes et politiques susceptibles d’attirer des investissements.
Les 29 actions couvrent plusieurs secteurs déterminants pour l’avenir de la région : eau, énergie, déchets, transports, aménagement du territoire, environnement naturel et résilience climatique. Pour établir son diagnostic, Arup indique avoir examiné plus d’une centaine d’indicateurs environnementaux. L’objectif était d’identifier les pressions les plus importantes, mais aussi les investissements susceptibles d’apporter des réponses transversales.
L’eau occupe logiquement une place centrale dans cette réflexion. Guelmim-Oued Noun est particulièrement exposée au stress hydrique et à la sécheresse, alors que certaines parties de son territoire doivent également composer avec le risque d’inondations. Cette double vulnérabilité oblige à penser simultanément sécurisation de la ressource, amélioration des réseaux, traitement des eaux usées et résilience des infrastructures. Le programme Green Cities de la BERD repose justement sur cette articulation entre diagnostic environnemental, politiques publiques et investissements dans les infrastructures. Les GCAP peuvent couvrir notamment les transports, l'utilisation des sols, l'énergie et les bâtiments, l'eau, les déchets, la gouvernance et le financement.
La question hydrique a d’ailleurs constitué le point de départ de l’intégration de Guelmim-Oued Noun au programme Green Cities. Un premier projet soutenu par la BERD porte sur l’amélioration de l’accès à l’eau potable dans les zones rurales et la modernisation de stations d’épuration, avec notamment l’objectif de favoriser la réutilisation des eaux usées traitées. Cette orientation traduit une évolution plus générale dans la manière d'aborder la contrainte hydrique. Il ne s’agit plus seulement de mobiliser de nouvelles ressources, mais aussi d’améliorer l’efficacité des réseaux, de réutiliser l’eau et de rendre les infrastructures capables de mieux résister aux événements climatiques.
Une feuille de route élaborée avec les acteurs du territoire
Le GCAP ne repose pas uniquement sur des indicateurs techniques. Arup met également en avant un processus de concertation associant les acteurs institutionnels, les collectivités et la société civile. Ateliers en présentiel, consultations et échanges avec les parties prenantes ont servi à faire émerger et à hiérarchiser les priorités. Cette approche participative constitue l’un des principes des GCAP développés pour la BERD : les diagnostics environnementaux sont confrontés aux besoins et aux priorités exprimés localement avant d’être transformés en plans d’action.La dimension sociale fait également partie du dispositif. Selon Arup, un Gender Action Plan a été développé parallèlement afin d’intégrer les questions d’accès aux services, de participation, de développement des compétences et d’emploi. L’enjeu est de faire en sorte que les bénéfices attendus de la transition environnementale ne soient pas évalués uniquement en tonnes de CO₂ évitées ou en infrastructures réalisées, mais également en termes d’amélioration des conditions de vie et d’inclusion.
La feuille de route ouvre désormais une phase plus complexe : celle de sa concrétisation. Identifier 1,7 milliard d’euros d’investissements potentiels ne signifie pas que l’ensemble des financements nécessaires est disponible, ni que les 29 actions seront réalisées simultanément. Le défi sera de transformer progressivement ce portefeuille en projets effectivement financés et mis en œuvre, en mobilisant les collectivités, l’État, les institutions financières internationales et, selon la nature des opérations, des investisseurs privés.
C’est précisément l’une des fonctions assignées aux Green City Action Plans : faire émerger des projets suffisamment structurés pour créer une trajectoire vers le financement. Arup a déjà accompagné la BERD dans ce type de démarche dans plusieurs villes, notamment au Maroc avec Agadir.
