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Jeudi 05 Novembre 2026
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240 millions d’adolescents sans activité physique dans le monde (OMS)

Près d'un quart des adolescents dans le monde, soit environ 240 millions de jeunes âgés de 11 à 17 ans, n'ont pratiqué aucune activité physique pendant au moins une heure sur une seule journée durant la semaine écoulée, révèle une nouvelle étude de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) publiée mercredi.

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Les adolescents déclarent pratiquer une activité physique en moyenne 2,7 jours par semaine, tandis que seuls 14% d'entre eux indiquent avoir été actifs quotidiennement, selon des estimations mondiales.

La situation n'a pratiquement pas évolué au cours des 15 dernières années, souligne l'étude publiée dans la revue The Lancet Global Health, qui s'appuie sur 389 enquêtes menées dans 140 pays et territoires auprès de plus de 3,2 millions d'adolescents.



Les filles sont particulièrement touchées par cette tendance à l'inactivité. Quelque 28% d'entre elles déclarent n'avoir pratiqué aucune activité physique durant la semaine précédant l'enquête, contre 22% des garçons. Seules 11% des adolescentes disent avoir été actives tous les jours, contre 17% des garçons. Cet écart entre les sexes est observé dans presque tous les pays et toutes les régions de l'OMS.

Les disparités géographiques sont également importantes : dans certains pays, seuls 4% des adolescents déclarent n'avoir eu aucun jour d'activité physique, tandis que cette proportion dépasse 40% dans d'autres.

"Depuis 15 ans, le monde n'a pratiquement pas progressé pour inciter les jeunes à bouger, et les filles sont celles qui sont le plus laissées pour compte", a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Pour lui, la réponse ne consiste pas simplement à demander aux adolescents de faire davantage d'efforts, mais à aménager des écoles, des rues et des espaces communautaires où bouger, jouer et pratiquer une activité physique soit sûr, facile et naturel.

L'inactivité physique constitue un facteur de risque majeur de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2 et de certains cancers.

Les possibilités de pratiquer une activité physique sont influencées par de nombreux facteurs, notamment les modes de transport, l'accès à des espaces publics sécurisés, les infrastructures permettant de marcher ou de faire du vélo, les conditions dans les établissements scolaires, le coût des activités et les normes sociales. La place croissante des écrans dans les modes de loisirs des jeunes constitue également un obstacle.

Face à ce constat, l'OMS appelle à une mobilisation des secteurs de l'éducation, des transports, de l'urbanisme, du sport et de la santé afin de rendre l'activité physique plus accessible dans la vie quotidienne.

Elle préconise notamment de renforcer sa promotion dans les écoles, d'investir dans des itinéraires sécurisés pour les piétons et les cyclistes et de développer des espaces publics favorisant les activités physiques et les loisirs.

L'organisation insiste en outre sur la nécessité de lever les obstacles spécifiques auxquels sont confrontées les filles afin de réduire les inégalités persistantes entre les sexes.
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