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Lundi 09 Mars 2026
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Autoroutes du Maroc : immersion dans le quotidien des premières techniciennes de viabilité

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la Société nationale des Autoroutes du Maroc (ADM) a choisi de mettre en lumière un métier encore peu connu du grand public : celui de technicienne de viabilité. Huit femmes occupent aujourd’hui cette fonction au sein du réseau autoroutier national, où leur mission consiste à surveiller l’état des infrastructures, coordonner les interventions et garantir la sécurité des usagers. 

Il est à peine six heures du matin lorsque la journée commence. Avant même de prendre la route, la technicienne de viabilité passe par la salle de contrôle. Elle consulte les données de trafic, le journal des incidents et les interventions en cours. Cette première étape permet de dresser un état des lieux du réseau et d’anticiper d’éventuels points de vigilance pour la journée. Quelques minutes plus tard, équipée d’un gilet de sécurité et d’une radio, elle prend la direction de la section autoroutière dont elle a la responsabilité. Kilomètre après kilomètre, l’inspection est minutieuse : signalisation, dispositifs de retenue, état de la chaussée, ouvrages d’art ou encore infrastructures hydrauliques sont passés en revue. Le moindre dysfonctionnement est signalé aux équipes compétentes afin d’éviter toute dégradation ou risque pour les usagers.

Mais sur l’autoroute, l’imprévu fait partie du quotidien. À tout moment, la radio peut signaler un incident : un véhicule en panne, un objet sur la chaussée ou un accident nécessitant une intervention rapide. Les techniciennes participent alors à la sécurisation de la zone, veillent à la mise en place du balisage et coordonnent les différents intervenants, qu’il s’agisse de la Gendarmerie Royale, de la Protection civile ou des équipes d’assistance. « Sur un accident, notre priorité est claire : protéger les usagers et veiller au respect des procédures », explique l’une d’entre elles, rappelant que la gestion d’un incident passe par une coordination précise et un suivi rigoureux depuis l’ouverture du dossier jusqu’à sa clôture.

Le travail ne se limite pas aux situations d’urgence. Les techniciennes assurent également la surveillance des aires de service, ces espaces de repos indispensables pour les automobilistes. Elles y contrôlent l’état des installations, des parkings, des espaces verts et de la signalisation, contribuant ainsi à maintenir un environnement sûr et fonctionnel pour les voyageurs.

En milieu de journée, retour au bureau pour la phase de coordination. Les équipes échangent les informations recueillies sur le terrain, analysent les données et planifient les interventions à venir. Devant leurs écrans, les techniciennes renseignent les plateformes internes, alimentent les bases de données et participent à la diffusion des informations trafic, notamment via l’application ADM Trafic ou les panneaux à message variable disposés sur le réseau.

La journée se termine par la rédaction des rapports et la transmission des informations aux différents services concernés. Mais sur l’autoroute, la surveillance ne s’interrompt jamais. Une autre équipe prend le relais, assurant une vigilance continue sur l’ensemble du réseau.

Pour ces pionnières, l’expérience dépasse la simple dimension professionnelle. « Être parmi les premières techniciennes de viabilité est une fierté, mais aussi une responsabilité. Chaque jour, nous contribuons à la sécurité des usagers et à la qualité du réseau autoroutier », confie l’une d’elles.

Huit parcours, huit visages, mais un objectif commun : veiller, au quotidien, à la sécurité des déplacements sur les autoroutes marocaines.
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