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Chefchaouen : la petite Soundous retrouvée morte dans un cours d’eau après deux semaines de recherches

Après le drame du nourrisson Younes retrouvé mort à Zagora, une nouvelle tragédie vient bouleverser le pays. À Chefchaouen, la petite Soundous, âgée d’à peine 18 mois et portée disparue depuis le 25 février dans le quartier Krinsif, a été retrouvée morte dans le lit d’un oued après près de deux semaines de recherches. Une découverte qui met fin à l’espoir entretenu par la mobilisation des habitants et ravive l’émotion dans tout le pays, tandis que les circonstances exactes de sa mort restent au cœur de l’enquête.

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Près de deux semaines après sa disparition, la petite Soundous, âgée d’environ 18 mois, a été retrouvée morte mercredi 11 mars dans le lit d’un oued à proximité du quartier Krinsif à Chefchaouen, mettant fin à des recherches qui avaient mobilisé autorités et habitants depuis le 25 février, jour où l’enfant s’était volatilisée devant la maison de sa grand-mère.

Selon les informations disponibles, le corps de la fillette a été repéré coincé entre des roseaux au milieu du cours d’eau, lors d’opérations de ratissage menées dans la zone par les équipes engagées dans les recherches. La découverte a immédiatement déclenché l’intervention des autorités locales, qui ont procédé à la sécurisation du périmètre et aux premières constatations sur place.



Le corps de l’enfant a été transféré à la morgue de l’hôpital provincial Mohammed V de Chefchaouen afin de subir une autopsie ordonnée par le parquet compétent. Cet examen médico-légal doit permettre d’établir avec précision les causes du décès ainsi que les circonstances dans lesquelles la fillette s’est retrouvée dans ce cours d’eau situé en contrebas du quartier où elle vivait.

La disparition de Soundous remontait au 25 février vers 14 h 30. Selon les témoignages recueillis sur place, l’enfant se trouvait devant la maison de sa grand-mère lorsque sa présence n’a soudainement plus été constatée. Les proches ont immédiatement commencé à fouiller les ruelles du quartier, les abords des habitations et les terrains voisins, avant que les habitants ne se joignent spontanément aux recherches.

Alertées, les autorités ont rapidement déployé d’importants moyens sur le terrain. Les éléments de la Protection civile, de la Gendarmerie royale et des forces auxiliaires, appuyés par de nombreux volontaires, ont mené des battues continues jour et nuit, élargissant progressivement le périmètre de recherche autour du quartier Krinsif et des zones naturelles avoisinantes.

La présence d’un cours d’eau en contrebas du quartier a très tôt orienté une partie des investigations dans cette direction. Une brigade cynophile a également été mobilisée. Selon les indications communiquées par les proches durant les recherches, le chien pisteur aurait d’abord détecté l’odeur de l’enfant à l’intérieur de la maison, avant de suivre une trace menant vers le cours d’eau puis vers la route.

Pour la famille, cette trajectoire soulève rapidement des interrogations. L’enfant, qui marchait à peine, aurait difficilement pu parcourir seule une telle distance dans un environnement marqué par des pentes et un relief accidenté. Les proches estiment dès lors peu probable qu’elle ait pu s’éloigner seule, laissant entrevoir l’hypothèse d’un enlèvement, sans qu’aucun élément tangible ne permette à ce stade de l’étayer.

Pendant près de deux semaines, l’affaire a provoqué une mobilisation inhabituelle dans la ville de Chefchaouen. Des habitants se sont relayés aux côtés des équipes de secours pour participer aux battues, tandis que les images des recherches circulaient largement sur les réseaux sociaux.

Au-delà de la région, la disparition de la petite Soundous avait suscité une forte émotion à travers le pays, nourrissant un élan de solidarité et de nombreux appels à la prière dans l’espoir de retrouver l’enfant vivante.

La découverte du corps met fin à cette attente, mais ouvre désormais une nouvelle phase de l’enquête, centrée sur la détermination des circonstances exactes du drame. Les résultats de l’autopsie et les investigations judiciaires devront notamment établir si la fillette est tombée accidentellement dans le cours d’eau ou si l’intervention d’un tiers peut être envisagée.
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