Dans une note analytique publiée ce lundi, le Centre africain d’études stratégiques et numériques (CAESD) estime que le maintien de l'heure GMT+1 au Maroc engendre des coûts sociaux et sanitaires mesurables, tandis que ses bénéfices économiques se limitent essentiellement à la synchronisation avec l’Union européenne, notamment pour les activités d’offshoring et certains segments exportateurs.
Le document relève surtout l’absence de preuve empirique établissant une baisse durable de la consommation énergétique ou un gain global de productivité. La décision apparaît ainsi davantage portée par une logique d’opportunité économique que par une évaluation complète de ses effets sur la société. Pour ses auteurs, la question appelle désormais un arbitrage souverain fondé sur une lecture globale des coûts et des bénéfices.
Les effets se prolongent dans l’organisation sociale, souligne le document. L’obscurité matinale accentue la fatigue, favorise les retards et pèse sur l’assiduité scolaire et professionnelle. Elle nourrit également un sentiment d’insécurité lors des déplacements matinaux, notamment pour les élèves et les salariés contraints de quitter leur domicile avant le lever du jour.
Sur le plan économique, la note estime que l’avantage d’une heure supplémentaire de travail en commun avec l’Europe reste relatif. Ce gain se traduit en effet par une perte équivalente avec d’autres places financières importantes comme Londres et New York, ce qui limite les possibilités de diversification des partenariats. L’analyse ajoute que le développement du numérique, de l’automatisation et de l’intelligence artificielle réduit progressivement la nécessité de travailler dans le même créneau horaire.
À court terme, la note recommande un dispositif hivernal transitoire reposant sur le report des horaires d’entrée des administrations et des établissements scolaires à neuf heures, afin de réduire l’impact sanitaire du décalage matinal.
Enfin, elle préconise l’organisation d’une consultation nationale élargie qui dépasserait la simple préférence pour un fuseau horaire et intégrerait des indicateurs précis liés au sommeil, à la fatigue, à l’absentéisme, aux performances scolaires et aux conditions de mobilité.
Le document relève surtout l’absence de preuve empirique établissant une baisse durable de la consommation énergétique ou un gain global de productivité. La décision apparaît ainsi davantage portée par une logique d’opportunité économique que par une évaluation complète de ses effets sur la société. Pour ses auteurs, la question appelle désormais un arbitrage souverain fondé sur une lecture globale des coûts et des bénéfices.
Un décalage horaire qui pèse sur le sommeil, l’école et la sécurité
Le point central de l’analyse concerne l’écart entre l’heure légale et l’heure solaire en hiver. Ce déphasage perturbe le rythme biologique d’une large partie de la population, altère la qualité du sommeil et fragilise la vigilance aux premières heures de la journée. Les élèves et les adolescents figurent en première ligne, rappelle la note, en raison d’une horloge biologique naturellement plus tardive.Les effets se prolongent dans l’organisation sociale, souligne le document. L’obscurité matinale accentue la fatigue, favorise les retards et pèse sur l’assiduité scolaire et professionnelle. Elle nourrit également un sentiment d’insécurité lors des déplacements matinaux, notamment pour les élèves et les salariés contraints de quitter leur domicile avant le lever du jour.
Sur le plan économique, la note estime que l’avantage d’une heure supplémentaire de travail en commun avec l’Europe reste relatif. Ce gain se traduit en effet par une perte équivalente avec d’autres places financières importantes comme Londres et New York, ce qui limite les possibilités de diversification des partenariats. L’analyse ajoute que le développement du numérique, de l’automatisation et de l’intelligence artificielle réduit progressivement la nécessité de travailler dans le même créneau horaire.
Les pistes du CAESD pour sortir de l’impasse horaire
Le centre plaide en premier lieu pour la publication de l’étude gouvernementale réalisée en 2018, afin de permettre un débat public fondé sur des données accessibles et vérifiables. Il appelle également à l’ouverture des bases statistiques relatives à la consommation énergétique et à la sécurité routière pour faciliter les évaluations indépendantes.À court terme, la note recommande un dispositif hivernal transitoire reposant sur le report des horaires d’entrée des administrations et des établissements scolaires à neuf heures, afin de réduire l’impact sanitaire du décalage matinal.
Enfin, elle préconise l’organisation d’une consultation nationale élargie qui dépasserait la simple préférence pour un fuseau horaire et intégrerait des indicateurs précis liés au sommeil, à la fatigue, à l’absentéisme, aux performances scolaires et aux conditions de mobilité.
