Les récentes alertes sanitaires observées dans plusieurs régions du monde autour du hantavirus ont replacé ce pathogène parmi les préoccupations suivies de près par la communauté scientifique internationale. Alors que les autorités sanitaires mondiales multiplient les travaux de surveillance sur les virus émergents susceptibles de représenter de nouvelles menaces pour la santé publique, les spécialistes africains et maghrébins entendent eux aussi renforcer leur niveau de préparation face à ce type de risques infectieux.
C’est dans ce contexte que la question du hantavirus figurera parmi les sujets majeurs du 24e Congrès national de la Société marocaine de lutte contre les maladies infectieuses (SMALMI), prévu du 15 au 17 mai courant à Marrakech. Une conférence dédiée permettra d’éclairer les professionnels de santé sur les caractéristiques de ce virus, ses modes de transmission, ses risques potentiels ainsi que les mécanismes de vigilance nécessaires pour anticiper toute éventuelle émergence au Maghreb ou sur le continent africain.
Le Pr Saïd Zouhair, président de la Société marocaine de lutte contre les maladies infectieuses (SMALMI), doyen de la Faculté de médecine et de pharmacie de Marrakech et spécialiste en virologie et microbiologie, estime que les pays africains disposent aujourd’hui d’une expérience beaucoup plus solide qu’auparavant face aux maladies infectieuses émergentes.
Selon lui, les grandes crises sanitaires récentes ont profondément transformé les capacités de préparation des systèmes de santé. «Les expériences acquises lors de la Covid-19, des épidémies d’Ebola ou encore de Mpox ont permis au Maghreb et à plusieurs pays africains de renforcer leurs dispositifs de surveillance, leurs capacités diagnostiques et leurs mécanismes de réponse rapide», explique-t-il.
Le spécialiste souligne que le Maroc a particulièrement investi ces dernières années dans le développement de structures de veille sanitaire capables de détecter plus rapidement les agents infectieux émergents. Il évoque notamment l’existence d’un réseau structuré de laboratoires spécialisés, d’unités hospitalières expérimentées en infectiologie, ainsi que de plateformes de surveillance épidémiologique coordonnées avec le ministère de la Santé et de la protection sociale.
Toutefois, le Pr Saïd Zouhair rappelle que le hantavirus demeure un virus encore peu connu dans plusieurs pays africains, ce qui représente un défi supplémentaire pour les systèmes de santé. Il précise que cette infection peut provoquer des formes graves touchant principalement les reins ou les poumons et que son diagnostic nécessite des techniques virologiques et sérologiques particulièrement spécialisées.
Le professeur insiste sur le fait que certains symptômes du hantavirus peuvent ressembler à ceux d’autres maladies infectieuses fréquentes, compliquant parfois l’identification rapide des cas. «Le risque avec ce type d’infection réside dans la difficulté du diagnostic précoce lorsque les professionnels de santé ne sont pas suffisamment familiarisés avec la maladie», souligne-t-il.
Dans ses déclarations, le président de la SMALMI met ainsi l’accent sur la nécessité de renforcer davantage la formation continue des médecins, biologistes et professionnels de santé afin d’améliorer les capacités de détection rapide et d’orientation diagnostique.
Il estime également que la coopération scientifique entre les pays africains constitue aujourd’hui un levier essentiel face aux maladies émergentes. «Les virus circulent sans tenir compte des frontières. Aucune stratégie nationale ne peut être pleinement efficace sans coordination régionale et sans partage rapide des informations scientifiques et épidémiologiques», affirme-t-il.
Pour le Pr Saïd Zouhair, plusieurs axes méritent d’être consolidés à l’échelle continentale, notamment la mise en réseau des laboratoires de référence, l’harmonisation des protocoles diagnostiques, le développement de programmes de recherche multicentriques et l’organisation de formations conjointes entre experts africains.
Le spécialiste insiste aussi sur l’importance du concept «One Health», qui établit un lien étroit entre la santé humaine, animale et environnementale. Une approche qu’il juge particulièrement adaptée aux zoonoses comme le hantavirus, dont les réservoirs naturels sont principalement certains rongeurs sauvages.
Selon lui, les bouleversements environnementaux actuels augmentent fortement les risques d’émergence de nouveaux agents infectieux. Les changements climatiques modifient progressivement les écosystèmes et influencent la répartition géographique des espèces animales pouvant héberger certains virus.
Parallèlement, l’urbanisation rapide et parfois mal maîtrisée favorise la prolifération des rongeurs dans certaines zones urbaines et périurbaines, augmentant ainsi les interactions entre l’homme et les animaux réservoirs. À cela s’ajoutent l’intensification des échanges commerciaux, les déplacements de populations et la mobilité internationale, qui facilitent la circulation des agents infectieux.
Le Pr Saïd Zouhair considère que l’Afrique se trouve particulièrement concernée par ces transformations en raison de sa diversité écologique et des profondes mutations démographiques qu’elle connaît actuellement. Pour lui, ces défis imposent un renforcement durable des systèmes de surveillance sanitaire, des capacités de recherche scientifique et des politiques de prévention à travers le continent.
«La santé publique du XXIe siècle exige une vigilance permanente, une solidarité scientifique renforcée et une capacité collective à détecter les menaces avant qu’elles ne deviennent des crises majeures», insiste-t-il.
À travers cette conférence organisée dans le cadre du congrès de la SMALMI, les spécialistes souhaitent ainsi sensibiliser les professionnels de santé africains aux enjeux liés aux virus émergents et encourager une mobilisation scientifique régionale capable d’anticiper les risques futurs avant qu’ils ne prennent une ampleur plus préoccupante.
C’est dans ce contexte que la question du hantavirus figurera parmi les sujets majeurs du 24e Congrès national de la Société marocaine de lutte contre les maladies infectieuses (SMALMI), prévu du 15 au 17 mai courant à Marrakech. Une conférence dédiée permettra d’éclairer les professionnels de santé sur les caractéristiques de ce virus, ses modes de transmission, ses risques potentiels ainsi que les mécanismes de vigilance nécessaires pour anticiper toute éventuelle émergence au Maghreb ou sur le continent africain.
Le Pr Saïd Zouhair, président de la Société marocaine de lutte contre les maladies infectieuses (SMALMI), doyen de la Faculté de médecine et de pharmacie de Marrakech et spécialiste en virologie et microbiologie, estime que les pays africains disposent aujourd’hui d’une expérience beaucoup plus solide qu’auparavant face aux maladies infectieuses émergentes.
Selon lui, les grandes crises sanitaires récentes ont profondément transformé les capacités de préparation des systèmes de santé. «Les expériences acquises lors de la Covid-19, des épidémies d’Ebola ou encore de Mpox ont permis au Maghreb et à plusieurs pays africains de renforcer leurs dispositifs de surveillance, leurs capacités diagnostiques et leurs mécanismes de réponse rapide», explique-t-il.
Le spécialiste souligne que le Maroc a particulièrement investi ces dernières années dans le développement de structures de veille sanitaire capables de détecter plus rapidement les agents infectieux émergents. Il évoque notamment l’existence d’un réseau structuré de laboratoires spécialisés, d’unités hospitalières expérimentées en infectiologie, ainsi que de plateformes de surveillance épidémiologique coordonnées avec le ministère de la Santé et de la protection sociale.
Toutefois, le Pr Saïd Zouhair rappelle que le hantavirus demeure un virus encore peu connu dans plusieurs pays africains, ce qui représente un défi supplémentaire pour les systèmes de santé. Il précise que cette infection peut provoquer des formes graves touchant principalement les reins ou les poumons et que son diagnostic nécessite des techniques virologiques et sérologiques particulièrement spécialisées.
Le professeur insiste sur le fait que certains symptômes du hantavirus peuvent ressembler à ceux d’autres maladies infectieuses fréquentes, compliquant parfois l’identification rapide des cas. «Le risque avec ce type d’infection réside dans la difficulté du diagnostic précoce lorsque les professionnels de santé ne sont pas suffisamment familiarisés avec la maladie», souligne-t-il.
Dans ses déclarations, le président de la SMALMI met ainsi l’accent sur la nécessité de renforcer davantage la formation continue des médecins, biologistes et professionnels de santé afin d’améliorer les capacités de détection rapide et d’orientation diagnostique.
Il estime également que la coopération scientifique entre les pays africains constitue aujourd’hui un levier essentiel face aux maladies émergentes. «Les virus circulent sans tenir compte des frontières. Aucune stratégie nationale ne peut être pleinement efficace sans coordination régionale et sans partage rapide des informations scientifiques et épidémiologiques», affirme-t-il.
Pour le Pr Saïd Zouhair, plusieurs axes méritent d’être consolidés à l’échelle continentale, notamment la mise en réseau des laboratoires de référence, l’harmonisation des protocoles diagnostiques, le développement de programmes de recherche multicentriques et l’organisation de formations conjointes entre experts africains.
Le spécialiste insiste aussi sur l’importance du concept «One Health», qui établit un lien étroit entre la santé humaine, animale et environnementale. Une approche qu’il juge particulièrement adaptée aux zoonoses comme le hantavirus, dont les réservoirs naturels sont principalement certains rongeurs sauvages.
Selon lui, les bouleversements environnementaux actuels augmentent fortement les risques d’émergence de nouveaux agents infectieux. Les changements climatiques modifient progressivement les écosystèmes et influencent la répartition géographique des espèces animales pouvant héberger certains virus.
Parallèlement, l’urbanisation rapide et parfois mal maîtrisée favorise la prolifération des rongeurs dans certaines zones urbaines et périurbaines, augmentant ainsi les interactions entre l’homme et les animaux réservoirs. À cela s’ajoutent l’intensification des échanges commerciaux, les déplacements de populations et la mobilité internationale, qui facilitent la circulation des agents infectieux.
Le Pr Saïd Zouhair considère que l’Afrique se trouve particulièrement concernée par ces transformations en raison de sa diversité écologique et des profondes mutations démographiques qu’elle connaît actuellement. Pour lui, ces défis imposent un renforcement durable des systèmes de surveillance sanitaire, des capacités de recherche scientifique et des politiques de prévention à travers le continent.
«La santé publique du XXIe siècle exige une vigilance permanente, une solidarité scientifique renforcée et une capacité collective à détecter les menaces avant qu’elles ne deviennent des crises majeures», insiste-t-il.
À travers cette conférence organisée dans le cadre du congrès de la SMALMI, les spécialistes souhaitent ainsi sensibiliser les professionnels de santé africains aux enjeux liés aux virus émergents et encourager une mobilisation scientifique régionale capable d’anticiper les risques futurs avant qu’ils ne prennent une ampleur plus préoccupante.
