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Le Maroc parmi les pays les plus exposés au réchauffement accéléré de l’Afrique du Nord

L’Afrique du Nord est la sous-région du continent qui se réchauffe le plus rapidement, selon un nouveau rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Pour le Maroc, cette évolution se traduit par une aggravation de la sécheresse, une pression accrue sur les ressources en eau et des risques croissants liés à la montée du niveau de la mer et aux phénomènes météorologiques extrêmes.

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Le Maroc figure parmi les pays les plus directement concernés par les bouleversements climatiques qui s’accélèrent en Afrique du Nord. Dans son rapport sur l’état du climat en Afrique en 2025, publié ce jeudi, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) alerte sur un réchauffement inédit de la sous-région, désormais la plus touchée du continent en matière de hausse des températures. Ce constat intervient alors que le Royaume sort de plusieurs années marquées par un déficit pluviométrique persistant et un stress hydrique historique. Selon l’OMM, l’Afrique du Nord continue de subir une augmentation de l’aridité ainsi que des sécheresses météorologiques, hydrologiques et agricoles, des phénomènes qui fragilisent les écosystèmes et exercent une pression croissante sur l’agriculture, l’approvisionnement en eau et les activités économiques.

Le rapport souligne également que les précipitations enregistrées le long du littoral méditerranéen nord-africain sont restées inférieures à la normale en 2025. Si certaines parties du nord-ouest de l’Afrique ont connu des pluies supérieures à la moyenne pour la première fois depuis plusieurs années de déficit, cette amélioration demeure insuffisante pour mettre fin à la sécheresse pluriannuelle qui affecte une grande partie de la région.

Des risques climatiques multiples pour le Royaume

Outre la sécheresse, le rapport met en lumière d’autres menaces susceptibles d’affecter le Maroc. L’élévation du niveau de la mer le long de nombreuses côtes africaines dépasse désormais la moyenne mondiale, notamment sur la façade atlantique. Pour un pays disposant de plus de 3.500 kilomètres de côtes et dont une part importante de la population, des infrastructures et des activités économiques est concentrée sur le littoral, cette évolution pourrait accentuer les risques d’érosion côtière, de submersion marine et de dégradation des écosystèmes.

Le Maroc parmi les pays les plus exposés au réchauffement accéléré de l’Afrique du Nord



L’OMM met également en garde contre la poursuite du réchauffement et de l’acidification des océans. Ces phénomènes sont susceptibles de perturber la biodiversité marine, de modifier la répartition de certaines espèces de poissons et de fragiliser les activités liées à la pêche et à l’économie maritime.

Au-delà du cas marocain, le rapport dresse un constat préoccupant pour l’ensemble du continent africain. Les phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes ont touché au moins 13 millions de personnes en Afrique en 2025 et causé plus de 3.000 décès. Les inondations ont représenté plus de la moitié des événements extrêmes signalés, avec des crues meurtrières au Nigeria et en République démocratique du Congo, tandis que plus de 8,5 millions de personnes ont été affectées par la sécheresse en Afrique de l’Est.

Le Maroc parmi les pays les plus exposés au réchauffement accéléré de l’Afrique du Nord



L’Organisation météorologique mondiale rappelle enfin que l’Afrique se réchauffe plus vite que la moyenne mondiale et que le rythme observé depuis 1991 est nettement supérieur à celui enregistré au cours des décennies précédentes. Face à cette accélération du changement climatique, l’institution onusienne appelle les pays africains à renforcer leurs systèmes d’alerte précoce, leurs capacités d’adaptation et leurs politiques de résilience afin de mieux protéger les populations et les économies.

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